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Le bon point de la semaine #28

22 Nov

par Aurore.

L’invitation au voyage x Louis Vuitton : dévoilé il y a une semaine, Vuitton sort à son tour un film/pub/production-gigantesque-qui-coûte-le-pib-du-Turkménistan. Vous pouvez découvrir sur le web, au cinéma et à la tv, le spot raccourci qui vous redirige vers le site web de la marque afin de vous délecter du film d’une heure (c’est ici).

Je vous en parle, parce qu’une fois encore (après Dior et Chanel) la culture est au centre des campagnes de luxe. Et oui, Louis V. n’a pas choisi de mettre Arizona Muse à Chatelet – les Halles mais bien au Louvre.

Oui, les amis, au centre du monde, vous l’avez compris. Ok, au centre de NOTRE monde ! La Joconde, les Noces de Cana. Une conférence d’histoire de l’art en accéléré et en version LV.

Alors pour l’anecdote : si vous vous demandez, oui les espaces du musée du Louvre sont ouverts à la location pour des films ou des campagnes de pub. Mais, ça coûte un petit peu cher (heureusement !) et tout cela se fait le mardi : jour de fermeture du musée.

Pour rester dans le domaine du luxe, j’enchaine rapidement avec le dernier film promotionnel de Chanel. Après le bide de Brad Pitt dans leur dernière campagne (si, si!), et oui le SNL était sur le coup (again !)

Chanel veut redorer son image de marque et exploite… Marilyn ! Et oui, vous pensiez qu’on n’avez déjà tout dit sur l’icône blonde, mais non, les petites mains Chanel sont allées fouiller dans les archives pour découvrir les infos qui les concernent

© Magnifique création par Le point C

Ecole du Louvre x birthday girl : Et oui, on était au musée du Louvre, dans la culture, tout ça, tout ça, et bien, restons-y. Et oui, on est corporate, et on ne passera pas à côté : hier l’Ecole du Louvre fêtait ses 130 ans. Oui, 130 bougies à souffler devant le beau monde de la profession, mais bien sûr sans les élèves. Sachez que l’Ecole était quasiment fermée, tout juste un petit parcours à l’écart pour se rendre en cours. Parqués, les mecs. Si vous voulez en savoir plus sur l’actualité de ce bel établissement, c’est ici. Et sinon, il y a des portes ouvertes le 1er Décembre.

En bref, quelques nouveautés à découvrir : la nouvelle pub du Slip Français.

Vous avez déjà entendu parler de cette marque qui a bien exploité la campagne présidentielle de 2012 (cliquez ici pour vérifier mes dires, et c’est suffisamment rare pour le noter) en détournant les affiches des candidats. Cette fois, la marque de sous-vêtements masculins est de retour et s’approprie l’esthétique 1950s qui fonctionne si bien. C’est Marie-Clotilde Ramos-Ibanez que vous avez déjà vu ici qui vous les brise. Littéralement. Enfin, sauf si vous achetez Le Slip Français !

Côté ciné, c’est la bande-annonce du prochain film de Valérie Donzelli.

Main dans la main introduit Valérie Lemercier dans la boucle du couple/ex-couple branché. Jérémy Elkaim est donc en couple avec ladite Valérie, avec qui il se retrouve lié par un sort étrange. Au passage, on ne passe pas à côté de la BO : ici, vous entendez Electricity de OMD.

On reste dans la musique, et c’est Para One qui sort son nouveau clip avec le titre « When the night ». S’il a délaissé ses mix tapes du temps de TTC, il reste très imprégné des années 1990, et réinterprète le porno chic de Tom Ford et Carine Roitfield. Non, je rigole, il met juste des images sexy qu’il détourne.

Allez, je vous laisse donc en bonne compagnie pour terminer cet hebdo.

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L’impressionnisme et la mode : débats ?

13 Oct

L’impressionnisme et la mode, jusqu’au  20 Janvier 2013,

au Musée d’Orsay, Paris.

par Mathilde et Aurore.

L’exposition « L’Impressionnisme et la mode » déclenche les fureurs de nombreuses personnes. Je vous le rappelle, je suis issue de l’Ecole du Louvre où j’ai suivi un cours d’histoire de la mode et du costume, et j’ai écrit un mémoire sur la silhouette feminine et le corset entre 1830 et 1900. Donc autant vous dire que l’impressionnisme, les crinolines et des chiffons, j’en ai bouffé. Mais, je l’avoue, j’adore ça. Alors oui, il y a des choses à critiquer dans cette expo, mais d’ores et déjà, je vous annonce que je ne fais pas partie de ceux qui sont révoltés par cet événement. Au contraire.

Pourtant, on a pensé qu’il était tout aussi important pour vous de découvrir cette exposition un peu plus armés que du fait de « savoir ce qu’on peut lui reprocher ». Mathilde a détesté l’expo, c’est donc à quatre mains que nous allons vous restituer ce que « Impressionnisme » et « mode », affrontés, associés, peuvent signifier.

Bien sûr, le premier argument que l’on entend, encore et encore, se fonde sur le titre même de l’exposition. « L’impressionnisme et la mode » s’en réfère d’abord plus au courant qu’aux personnes. Mathilde s’insurge pourtant « En effet, qu’ont à voir ensemble aux côtés de Renoir, Degas, Monet (incontournables car il faut bien donner satisfaction à tous ceux, touristes mais pas que, qui payent pour les admirer à Orsay), de l’inclassable Manet, James Tissot adulé de la haute société victorienne”. Mais je ne crois pas qu’il faille automatiquement blamer une exposition qui réunit autant de grands noms, et surtout dans un propos scientifique irréprochable, parce qu’il l’est. Prenons donc un peu de distance avec ce terme d’impressionnisme. L’impressionnisme, c’est la peinture moderne, c’est un nouveau regard sur un monde en plein changement. Il y a les impressionnistes universellement reconnus par tous les ouvrages, Monet en tête. Mais à tous ces gens qui se targuent de leur connaissance irréprochable (et pourtant bien superficielle) du grand courant noble qu’est l’impressionnisme, je me permets de rappeler que tous ces termes en –isme, restent des grands découpages que tous les grands spécialistes manient avec la plus grande prudence.

Pourtant, certains crient encore au scandale : Manet n’est pas un impressionniste, voyons ! Effectivement, il est fortement probable que Guy Cogeval ait décidé de flinguer sa carrière en disséminant dans son exposition des approximations, voire même des erreurs que même un élève moyen de l’Ecole du Louvre saurait éviter.

L’impressionnisme est ici parfaitement représenté par ces tableaux où le mouvement et l’expression, saisis sur le vif, restituent à eux seuls tout l’esprit de cette période en plein chamboulement. Et oui, car le XIXe siècle c’est bien le triomphe de la distinction subtile. Après la chute de l’Ancien Régime, les aristocrates déchus quittent le pays ou se font discret en campagne. Avec la suppression des corporations, le commerce et l’industrie doivent se réinventer, et émergent alors les premiers entrepreneurs : la valeur travail prend tout son sens, et ce sont ces bourgeois, parvenus à un haut niveau de vie à la force de leurs innovations et de leurs efforts qui vont guider la société et la mode durant tout le siècle. C’est ainsi que l’attitude, les accessoires, les tenues, les accointances et les activités deviennent le sujet de toutes les discussions. Vous n’avez plus le choix que d’être irréprochable, c’est-à-dire en accord avec votre rang social, l’heure de la journée, les gens qui vous accompagnent et votre programme du jour.

Mais les hommes travaillent maintenant, et de 1800 à 1900, leurs costumes vont se standardiser, aller vers l’austérité du costume trois pièce, du noir, du drap de laine. Ce sont donc bien les femmes qui vont devoir porter haut la réussite du ménage. Ce sont ces femmes, qui tout en prenant un rôle nouveau dans la société, restent entravées par les conventions, serrées dans leur corset et engoncées dans leur crinoline puis leur tournure, que ces peintres modernes choisissent de représenter. Mais Mathilde s’étonne « Quand Manet peint Victorine Meurent ou Berthe Morisot, il peint des Femmes, et les robes qui les enveloppent font partie d’elles ; c’est la même chose que dit Baudelaire dans des citations affichées et récupérées comme si le poète était un fin connaisseur des tendances de l’époque, alors qu’il ne parle de la mode que comme servant l’aura de féminité de la Femme, qu’il vénère. » Pourtant, elle se révolte sur le fondement d’une observation qui est particulièrement juste. Les impressionnistes ne s’intéressent justement qu’à la volubilité créée par ces toilettes. Ils ne s’attachent donc pas du tout aux détails, mais peignent le bruit de ces étoffes qui crissent, et l’incroyable volume de ces corps contraints et recrées.

Il ne faut aussi pas y voir de l’impressionnisme de partout : je vous rappelle que comme pour une dissertation, chaque mot d’un titre d’exposition a son importance, donc le « ET » signifie bien que nous allons traiter deux sujets, en les juxtaposant et en les affrontant. Donc Tissot, qui est une source précieuse pour les historiens de la mode, ne rentre surement pas dans la catégorie des impressionnistes, mais bien dans celle de ces peintres bourgeois, pour lesquels le portrait d’apparat devient un revenu substantiel. Pourtant, la touche vive d’un Bartholomé restitue presque aussi fidèlement les motifs et les contours d’une robe d’été encore conservée et présentée à côté du tableau.

Cette exposition présente donc des femmes, des bourgeoises, tantôt photographiées,  tantôt peintes. Parfois au bal, parfois en villégiature. Mais toujours apprêtées et soumises.

Cela étant précisé, il nous reste deux points à discuter : la scénographie et les partenaires. Signée Robert Carsen, la scéno est pour le moins impressionnante (on se bidonne tous ensemble !). La Figaro reproche à Orsay cette reconstitution fastueuse et un poil kitsh, regrettant même qu’il n’y ait pas d’arroseurs automatiques dans la dernière salle. Je pense qu’il faut remettre les choses dans leur contexte : cette exposition fait partie de ces expositions événements pour lesquelles les musées investissent beaucoup et surtout en attendent beaucoup. Ne commençons pas à la jouer hypocrites : le musée a besoin d’argent et de visiteurs, sans aucune de ces deux choses, aucune exposition, aucune publication, aucune recherche. Rien, le musée meurt petit à petit. Je pense que « L’impressionnisme et la mode » s’inscrit donc dans la lignée de ces expositions spectacles, où la scénographie participe pleinement à la mise en contexte et à la pédagogie du propos déroulé. Cela m’évoque les expositions du rez-de-jardin du Quai Branly, où à peine entré, on se trouve transporté dans un nouvel univers.

Pédagogie, attractivité, l’un n’est pas distinct de l’autre et on peut le déplorer, néanmoins, les salles sont du plus bel effet. L’histoire de la mode, même si elle est en vogue actuellement, reste un sujet méconnu du grand public, et il m’a semblé que donner à chaque salle une ambiance, une couleur, un son (une tapisserie, une pelouse) spécifique participe de l’expérience de l’exposition. Et on reste aussi dans cette tendance des expositions colorées (les expositions Raphaël, Canaletto, Penni… ne me contrediront pas). Les deux salles reproduisant un défilé de mode restent un ‘highlight’ du parcours, c’est surprenant et distrayant, tout le monde s’assoit, se penche pour lire les cartels. Décoinçons-nous et laissons entrer un peu de ludique et de second degré dans les musées !

Enfin, les partenaires : Dior, LVMH. Oh scandale, des gens donnent de l’argent pour faire restaurer des pièces et les présenter au public. Mathilde l’a bien compris « Dans ces temps de pénurie budgétaire où les musées voient leurs subventions de l’État dégringoler, et où la démocratisation culturelle est de rigueur et où les société privées prennent le relais du financement de la culture (L’impressionnisme et la mode n’aurait par exemple pas existé sans LVMH et Christian Dior), la mode, justement, semble être aux expositions qui pour s’assurer un chiffre d’affaire, sacrifient leur contenu et leur qualité. » Même si je réitère : le propos n’en est pas bafoué, pas ici en tous les cas (retournez voir l’expo Vuitton-Jacobs si vous voulez du propos de bas étage). Les expositions s’ouvrent en effet à la mode et aux marques qui financent pour se faire une belle pub : Vuitton, Van Cleet & Arpels… Mais, c’est une autre histoire.

Instinctivement, vous voyez d’ailleurs que je ne vous présente ici que des tableaux. C’est bien la preuve que de « L’impressionnisme et la mode », tout le monde ne retient que « l’impressionnisme », notion accessible et identifiable qu’il est si facile de critiquer en faisant comme si l’on savait exactement le sens que cela renfermait. La mode, aussi attractive qu’elle soit, reste plus mystérieuse. Et c’est tant mieux.

On aime :

–       l’affiche de l’exposition, à couper le souffle tout simplement

–     Rolla de Gervex et la Nana de Manet, enfin, en vrai !

–       la diversité des pièces présentées : robes, gravures, photos, tableaux, accessoires, impossible de se lasser

– le site de l’exposition, complet, passionnant. C’est ici.

 

On a moins aimé :

–       la dernière salle qui ne met pas suffisamment en valeur « le déjeuner sur l’herbe »

–       Manet qui reproduit littéralement des gravures de mode, un peu décevant non ?

Tarifs et infos pratiques : ici

Le bon point de la semaine #18

5 Sep

par Aurore.

Eastwood x Obama x une chaise vide : et oui, le featuring de la semaine mobilise bien un acteur, un président et un meuble. Réjouissons-nous, nous nous en sommes sortis : la période électorale (pour 2012 en tous les cas) est terminée. Mais aux Etats-Unis, c’est une autre histoire, le pays change de président en Novembre, disons donc qu’ils sont à « donf’ ». Lors du RNC (Comité Républicain), Mitt Romney a choisi de s’enrichir de la présence de l’acteur et réalisateur de 82 ans, Clint Eastwood. Celui a choisi de parler à une chaise vide, censé incarner Barack Obama. Clint lui lançait des petits pics, et bien sûr, comme il n’était pas là, Barack a eu du mal à répondre ! L’idée n’étais pas (si) mauvaise, pourtant Clint a fait un bide. A 82 ans, second degré et cynisme deviennent de plus en plus dur à maitriser. Sa prestation pour une chaise a donc été repris sur tout le web.

« The seat is taken » @BarackObama

Barack a répondu, en montrant qu’il occupait bien une chaise : celle de Président des Etats-Unis, et toc ! Mais la chaise a aussi eu un compte twitter, et les parodies se sont multipliées.

 

Aaron Collins : Vous l’avez peut-être vu sur internet, une vidéo montrant une famille qui se rend dans un restaurant et donne 500$ de pourboire à la serveuse qui s’est occupé d’eux. Ils lui expliquent alors que Aaron vient de décéder et sa volonté était que sa famille sorte manger et « tip » la serveuse de 500$. Le but ? Avoir un impact dans la vie de quelqu’un qu’il ne connaît pas ! Mais cette iniative ne s’est pas arrêté là, grâce à un appel aux dons, la famille Collins a aujourd’hui réuni plus de 60 000$,  soit de quoi faire une belle surprise à plus de cent serveurs. Ils ont un site maintenant, où ils publient toutes les vidéos de ces moments assez surprenants. Je dois vous l’avouer : ça fait pleurer, un peu ; mais ça redonne aussi beaucoup d’espoir dans la bonté de notre société !

En bref, il ne fallait pas rater cette semaine l’info démentie : hier, le site 7sur7 annonçait que Lana del Rey arrêtait la musique. Aussitôt, l’info est relayée sur de nombreux sites. Tout cela venait d’une interview de la belle dans le Vogue australien. Alors, aujourd’hui, lesInrocks relit bien l’article et dément les divagations énoncées. Malgré, son incapacité totale à faire des live, elle continuera à faire des cd. Mais en plus, elle devrait réaliser ses propres clips (si elle décide d’avoir des vrais clips, un jour…!).

© Tim Tadder

Mais aussi, un joli projet graphique à découvrir : « des perruques d’eau », signé Tim Tadder.

Et pour finir, on s’aligne sur Café Mode, et on déplore la faiblesse des nouvelles pubs Kookai, qui passent totalement à côté de l’esprit de la marque, de la maison, de tout en fait ! On regrette cette allusion à la maigreur et on ne pensait pas que Kookai jetterait la pierre aux célibataires. Alors soyez rassasiées et célibataires, mais heureuses, et puis pour se saper, on vous trouvera mieux que Kookai !

Le bon point de la semaine #12

25 Juil

par Aurore.

Batman et la fin de l’ère Nolan : j’espère ne rien vous apprendre, mais aujourd’hui le dernier Batman est sorti. « The dark knight rises », c’est un peu la quintessence de la folie Nolan, des images à se foutre en l’air, du rythme et des effets spéciaux de dingo-malade, on reviendra dessus, mais on peut d’ores et déjà dire : on risque d’être fan ! Mais surtout, Nolan c’est devenu le chef de la communication coup de poing, et ça marche. On a quand même patienté pendant un an, en frémissant devant une bande annonce qui n’était qu’un condensé de tous les autres Batman. Alors, maintenant que le film est sorti, la toile est totalement en furie. Tout le monde en veut un bout. Florilège des meilleures publications sur l’homme-chauve souris. Après le drame de la tuerie de Aurora, certains médias sont rapidement tombés dans le mauvais goût, à vous donc de juger la Une du Libé du jour. Mais heureusement, Batman et son équipe, ce n’est que de l’amour et du grand cœur, c’est pour cela que Christian Bale et sa femme (quoi ? il est marié ?!) ont rendu visite aux victimes de la fusillade. On salue le geste, mais on ne peut pas s’empêcher de penser « belle stratégie pour redorer l’image du film ».  C’est alors que l’on se tourne vers ceux qui ont toujours des problèmes futiles : la ville de Batman en Turquie porte plainte contre Nolan. Par contre, la toile est unanime sur la prestation de Marion Cotillard, ou plutôt contre d’ailleurs. Attention, le ciné, c’est du sérieux, des étudiants ont même pris la peine de prouver que le vol plané en cape, bah c’est pas possible et surtout, c’est dangereux ! Batman, c’est aussi les méchants, et c’est l’occasion de vérifier vos connaissances en méchants !

Finissons sur une note mode, elle est partout, alors Batman, c’est quand même l’occasion de mettre à l’heure du jour la gamme de couleur de sa manucure ! Et oui, Batman ça vend, et bien. Giorgio Armani signe les costumes trois pièces de Bruce au cinéma et en profite pour communiquer dessus. Un vrai petit écrin en tissu italien pour l’homme chauve-souris ! 

Banksy x Olympics Games : on parle encore des JO, mais cette fois, c’est le street art suscité qui nous intéresse. Banksy, véritable pape de la bombe aérosol, c’est LA légende urbaine. Le mystère reste entier autour de lui, pourtant il ne faut jamais longtemps pour que ses œuvres d’art soient découvertes et adulées. La toile n’a pas tardé à faire un inventaire rapide de ces dernières réalisations. Comme toujours, Banksy ne semble pas être le seul, mais c’est bien le meilleur !

En bref, ne ratez pas la dernière campagne Lanvin, tout le monde en parle, la maison mythique a choisi des gens « normaux » pour sa campagne Automne/Hiver 2012. Ah, vous vous demandez encore ce que c’est des gens normaux ? Des gens qui n’ont pas entre 18 et 25 ans, des gens qui font potentiellement moins d’1m 85 et plus de 45kg, des gens qui ont une vie (mangent, boivent et rigolent même parfois), enfin des gens raisonnablement photoshopés. Des ovnis sur les grandes campagnes de mode donc et Lanvin fait le buzz ! Les images sont toujours signées Steven Mesel, on retrouve l’esthétique très léchée et les couleurs soigneusement agencées. Alors que les Etats Unis se réjouissent, la France critique : la maison n’aimerait plus les jeunes. Rien que ça !

On termine sur une note légère et confortable. Si vous en avez marre de travailler et que vous avez du mal à dormir, cédez pour le hoodiepillow, ce coussin dernière génération : une capuche intégrée vous permet d’être calfeutrée dans votre nuit d’été. Et si vous adorez lire au lit mais vous en avez marre d’avoir froid aux bras, vous devez aussi connaître la slanket. Look de hipster assuré.

Le bon point de la semaine #9

4 Juil

par Aurore.

Paris Fashion Week Autumn/Winter 2013 : Le soleil arrive et Paris a choisit le bon moment pour changer de visage. Vous avez croisé des filles qui vous dépassent de deux têtes, ont des jambes qui vous arrivent au cou et ont l’air esseulées, innocentes et paumées ? Ce sont les hordes de mannequins qui envahissent la ville au moment de la Fashion Week. Elles courent les castings, espérant en décrocher le plus possible et lancer leur carrière. Mais si c’est toujours rigolo de croiser ces jeunes filles toutes de noir vêtues dans les rues parisiennes, le cœur de la Fashion Week bat à l’intérieur des défilés. Alors, une fois encore, pour cette Fashion Week Haute Couture, du nouveau, du beau, du « à suivre » !

Un des moments importants reste la première collection de Raf Simons pour Dior. Après le scandale Galliano, c’est le belge aux penchants minimalistes qui reprend la barre et donne un sacré coup de balais aux références entrecroisées que cultivait l’anglais. Sur un fond fleuri, c’est un retour aux sources. Les tissus mat et rigides, le travail du volume des jupes et les décolletés bateau rappellent les grandes heures du New Look lancé par Christian Dior. Puis, Raf Simons s’amuse à détourner ces modèles en en faisant des tuniques, pourtant leur tissu est toujours une référence subtile, tant au XVIIIème siècle qu’au milieu du XXème : on craque et on attend la suite avec impatience.

1 – Alexis Mabille, 2 – Stéphane Rolland, 3 & 4 – Christophe Josse – Paris Fashion Week – Haute Couture, Automne/Hiver 2012/13

Je suis une grande fan d’Alexis Mabille qui déçoit un peu ici, avec des robes, trop moulantes, trop brillantes, trop froufrou ! Stéphane Rolland joue toujours sur les longues silhouettes fluides marquées par des ceintures métalliques rigides. Pour cette saison, le blanc se confronte au bordeaux puis se tranforme en beige et en marron clair, les couleurs bougent sur des silhouettes épurées. Je suis aussi depuis quelques années Christophe Josse (moment où je me la raconte : j’étais invitée au défilé mais je n’ai pas pu y aller ! pourtant c’était à la cité de l’architecture (comme chaque saison), même Kanye et Kim K. s’y sont pointés), apparemment on n’en a pas encore fini avec les épaulettes, alors que le noir est décliné sur des textures et des étoffes très différentes. Le doré structure la silhouette, alors que le gris la fait s’envoler.

Ulyana Sergeenko – Paris Fashion Week, Automne/Hiver 2012/13

Mais, si vous voulez être des fashionnistas à la pointe de l’info (et je sais que c’est ce dont vous rêvez) vous ne pouvez pas manquer la première présentation d’Ulyana Sergeenko, une marque qui fait sensation chez les « geek » de la mode depuis plus d’un an. Designer russe, elle joue sur la remise au goût du jour de tenues, étoffes et silhouettes très marquées par le folklore local. Cette première collection réunit tous ces ingrédients en y ajoutant une touche de sexy, non négligeable ! Ambiance matriochkas garantie.

@Needadebitcard : une info beaucoup plus courte et beaucoup plus bizarre, un compte twitter a été crée fin Mai et rencontre un franc succès. Son but ? Accueillir les photos des cartes de crédit de ses followers. Et oui, en ces temps de crise financière, c’est bien l’humour et l’ingéniosité qui nous sauveront. Il avait surement besoin d’un peu d’argent pour faire les soldes, il a demandé aux gens de dévoiler les numéros de leur cb. Une situation tellement absurde que des sites partageant l’info étaient forcés de préciser « ne faites pas ça, vous vous mettez en grand danger et votre compte bancaire sera piraté ». Bien sûr, le compte twitter affiche le message « Please quit posting pictures of your debit cards, people » (s’il vous plait, les gens, arrêtez de poster des photos de vos cartes de débit). Et oui, si vous donnez une chance aux gens d’être irresponsables et bêtes, ils vont sauter sur l’occasion à pieds joints !

Megan Fox et Brian Austin Green, au naturel, oui oui !

En bref, les dernières semaines ont été riches en potins majeurs, je vais vous en faire un résumé ici ! Tout a commencé il y a une semaine par l’annonce de la séparation de Johnny Depp et Vanessa Paradis. Bon, on le savait depuis longtemps (hé, il faut se tenir au courant), il paraitrait qu’il était infidèle depuis longtemps (je ne peux pas affirmer ça de façon plus péremptoire, après tout, je n’étais pas là !). Mais là, ça y est, c’est officiel. Oui, vous avez bien lu, il est libre, alors on ne chipote pas, on emmène sa plus belle robe au pressing et on file à L.A. pour shaker son booty et faire l’œil de biche à Johnny. La vague des cœurs brisés continuent à s’abattre sur Hollywood : Katie Holmes et Tom Cruise divorcent après sept ans d’un amour fake et glauque, Katie peut enfin repartir chasser Dawson et s’engueler avec Pacey et tout ira pour le mieux. Pour le petit plus, des rumeurs d’homosexualité planent sur Tom depuis bien bien longtemps. Ses trois mariages laisseraient presque croire que l’honnêteté ne soit pas trop la tasse de thé de l’église de scientologie ! Cela dit, le Tom, il est un peu bizarre quand même (jugez par vous-mêmes). La dernière information coup de poing, Megan Fox, qui a bercé vos nuits adolescentes bien froides, est désormais une maman en devenir. C’est grâce à une séance photo, totalement saisie à leur insu, que l’information a été rendue officielle. Après avoir perdue toute émotion dans son visage,  Megan s’attaque à la fermeté de ses fesses. Il n’y a plus rien qui tienne. Enfin, une note glamour, des gens presque censés et une information qui nous ferait (presque vraiment) plaisir : Adele a annoncé officiellement à ses fans, par le biais de son blog, qu’elle attendait aussi un petit rosbif ! Un bébé anglais quoi.

Le bon point de la semaine #8

27 Juin

par Aurore.

Play me I’m Yours : vous vous sentez une âme de virtuose mais vous n’avez jamais eu les moyens de vous offrir un Steinway ? Play me i’m yours est l’événement dont vous aviez besoin pour vous révéler. Ce projet international voit le jour en 2008 : plusieurs dizaines de pianos, redécorés par des artistes aussi talentueux que différents, élisent domicile aux quatre coins d’une grande ville du monde. Ils sont alors à disposition des passants qui peuvent s’y produire ou simplement les admirer. Pour l’été 2012, ce sont 40 instruments qui s’installent à Paris. Depuis le 22 Juin et jusqu’au 8 Juillet, les pianos sont tout à vous entre 9h 30 et 20h 30 chaque jour. Une plateforme participative est également mise en place afin que chacun puisse partager son expérience. Alors, il est temps de ressortir ses vieilles partitions et de profiter des longues journées (d’été).

La nouvelle Revue du Web : nous, geeks, connaissons bien la revue du web. Sorte de florilège de toute la richesse d’internet, cette revue hebdomadaire est signée lesinrocks.com. Mais depuis plusieurs longues semaines, son auteure avait déserté les ondes, à croire qu’il ne se passait plus rien sur le net. Grave erreur ! Internet étant un puit sans fond, un eldorado de la folie humaine, ou pire, la Revue du Web a été contrainte de refaire surface. Au moins pour nous aider à y voir plus clair. Toujours à la pointe de la modernité, la « RDW » passe sous format tumblr mais continuera toujours à nous dégoter les perles de la toile.

En bref, Nora Ephron, réalisatrice américaine, spécialiste en titre de la comédie romantique, nous a quitté hier. Quand Harry rencontre Sally et Nuit blanches à Seattle, c’était elle ! Pas du cinéma digne de ce nom aux yeux de tous, mais des grands classiques à leur manière quand même. Le magazine Vanity Fair a alors proposé à ses followers de twitter les, plus ou moins, grandes leçons de vie qu’ils avaient retenu au fil de ses films. Certaines réponses sont (inévitablement) un peu nunuche, mais après tout l’idée est plutôt innocente et j’en ai retenu une qui m’a bien plu.

« Si jamais une jeune fille lit ceci, à cet instant précis, elle devra se précipiter et enfiler un bikini, pour ne le quitter qu’à 34 ans » Bel esprit !

Passons à de la culture au sens noble du terme (j’en entends qui huent déjà au fond) le Centre du Costume de Scène et de Scénographie de Moulins a ouvert le 16 Juin une exposition explorant les nombreuses créations de Christian Lacroix pour les ballets de l’opéra de Paris. Des pièces qui méritent donc, au minimum, qu’on les signale. Enfin, pour les plus curieux, la dernière tendance du web semble être les « cielmon… » : je vous avais déjà parlé de notre cher « cielmonedl », mais le premier du nom semble être « cielmonmarais », et depuis de nombreux autres ont flori aux quatre coins de la toile. Chacun reprenant des gif pour les appliquer à des situations bien spécifiques. Enfin, la private joke est à la portée de tous !

Le bon point de la semaine #7

20 Juin

par Aurore.

Shia Lebeouf x Sigùr Ros : malheureusement la nouvelle n’a déjà presque plus rien d’un scoop, le Figaro, 20Minutes et le Huff Post en ont déjà parlé titrant dignement « Shia Lebeouf nu dans un clip de Sigùr Ros ». En un mot, au-dessus de l’art, de la crise et de la mondialisation, les fesses de Shia s’imposent et accaparent tous nos médias. Alors, oui, cet argument m’a fait cliquer, mais je n’ai pas été déçue car le clip de Fjögur Píanó, tiré de leur dernier album, Valtari, dont on vous a déjà parlé bien sûr ! C’est la réalisatrice israélienne Alma Har’el qui signe cette vidéo de huit minutes. Cette lauréate du prix du court métrage au festival de TriBeCa produit un moment de poésie et de douleur qui mérite de bien plus amples développements que de voir (hypothétiquement) les fesses de Louis Stevens (voir la guerre des Stevens, KD2A pour la génération 1987/90) qui a, pour le coup, bien grandi. Sensible et troublante, la vidéo nous emmène dans la spirale autodestructrice d’un couple (ou du couple en général ?), avec comme support les yeux larmoyants de Shia et le corps parfait de la belle Denna Thomsen.

La silhouette x Lanvin : Lanvin est une maison de couture qui a toujours su se développer. En fondant son magasin de modes (à entendre « de modiste » donc « de chapeaux ») Jeanne Lanvin ne pensait pas fonder un empire qui irait encore remplir nos rêves grâce aux dessins gracieux d’Alber Elbaz. Aujourd’hui, Lanvin se lance dans un nouveau projet en collaboration avec le magazine masculin La silhouette, et réinterprète à sa manière la tendance du streetstyle. La maison réunit une équipe d’artistes et compose une silhouette inédite fruit d’une sélection pointue. J’étais déjà fan du travail d’Adeline Mai, photographe de ce nouveau projet, et l’idée m’a tout de suite fait craquer !

En bref, la National Portrait Gallery propose un focus sur l’importance des cadres dans la perception que l’on a de l’art. Un site pour se réveiller tous les matins de bonne humeur ? Allez, on dit « bonjour » à la dame. Et surtout le scandale de la semaine : les nouvelles Adidas by Jeremy Scott avec en guise de lanière de cheville, un charmant petit bracelet de bagnard, des menottes en fait. Dès leur publication sur la page facebook de la marque, les tennis ont enflammé les foules qui crient au racisme. Tout d’abord, Adidas a assumé se targuant de la créativité incontrôlable de Jeremy Scott, pour finalement retirer les dernières JS Roundhouse Mid. Mais nous, on finit sur une note plus gaie : si vous avez envie de tester votre résistance à la folie, cliquez ici ! Pendant ce temps, on s’amuse toujours chez Dior.

Sources : La Tribune, Huffington Post, YouKnowWeb