Tag Archives: marion cotillard

Le bon point de la semaine #26

7 Nov

par Aurore.

Et oui, j’ai le regret de vous annoncer que l’on ne peut pas être au top tous les jours. Et mercredi dernier, j’ai failli à la mission divine que l’on m’avait confié. Mais je suis de retour, et ça va envoyer des buchettes (ça va essayer en tous cas !).

Marion Cotillard x New Lady Dior x Jean-Baptiste Mondino : après une performance qui a ébranlé le cinéma dans le dernier Batman, Marion Cotillard a quitté son poncho de combattante des forces de l’ombre, et revient aujourd’hui dans son meilleur rôle, celui d’égérie Dior. La nouvelle collection Lady Dior a été shootée par Mondino dans les Hamptons, destination favorite des riches américains. La campagne est déjà visible dans les magazines, mais vous pouvez découvrir sur internet une vidéo des backstages de cette séance «the light is perfect ».

Mais Dior, c’est aussi un reportage dit « Lady Dior web documentary » dans lequel Marion nous emmène dans les ateliers de la maison et nous donne les bases de la silhouette du maitre. Hum. On est perplexes sur l’interêt de l’avis de Marion sur le tailleur Bar ou le retour de la taille marquée au milieu du siècle, mais une ballade dans les ateliers Dior ne se refuse pas.

Au passage, je vous remets la campagne Lady Dior de l’année dernière, parce qu’elle était assez drôle, et que l’humour se fait de plus en plus rare les amis. Alors profitons tant qu’il est encore temps ! 

Dernière info sur Dior (tant qu’on y est), ils ont dévoilé leur dernier accessoire : des tatouages temporaires. Oui, comme les tatouages Malabar quand on était petits. Je ne suis pas sûre s’ils se posent aussi avec une éponge humide, en tous les cas, ce que je sais c’est que ça doit faire mal au cœur de les enlever. Oui, car ce sont des tatouages en or. Oui, or. 24 carats et 120$ plus tard, ils sont à vous. Pour quelques heures seulement.

 

Les culottes d’Hyppolyte : un joli projet photo à découvrir. La jeune fille a demandé à ses compatriotes de se dévoiler. Première réponse : non, évidemment. La majorité des filles détestent leurs jambes, leurs fesses, leurs genoux, etc. Mais une fois qu’Hyppolyte Prigent leur explique qu’on ne verra que leurs dessous et non leur visage, l’approche est différente. Le résultat en est une exposition douce et naïve, où on découvre ces modèles sous un nouvel angle. Sexy juste ce qu’il faut, innocent et audacieux, difficile de ne pas adhérer aux « culottes d’Hyppolyte ». Le projet a déjà été exposé à Lyon mais aussi au musée de la femme à Montréal.

 

En bref, #baldforbieber : le genre humain nous étonnera toujours, et la semaine dernière, il a fait fort. Des petits rigolos d’internet ont mis en ligne une info : « Justin Bieber a été diagnostiqué d’une tumeur, pour le soutenir, rasez-vous la tête ». L’info paraît absurde, mais elle est aussi confirmée par des reportages vidéos youtube, des brèves sur des sites divers et rapidement le hashtag #baldforbieber (chauve pour Bieber) devient le mot le plus utilisé sur Twitter. C’est alors que des jeunes gens passent à l’action et se rasent la tête, partgeant leur photo sur les réseaux sociaux. Pour une information qui était totalement fausse. Voilà, voilà.

On termine sur le clip qui a fait le buzz hier : la dernière création des Foals pour leur titre « Inhaler ». Il y a du bmx, des vans, des coupes de cheveux étranges, des chemises qui le sont encore plus et une pointe de poésie. On en demandait pas tant !

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Le bon point de la semaine #13

1 Août

par Aurore.

Twitter domine le monde : on savait déjà que Twitter faisait partie des réseaux sociaux les plus actifs et les plus influents, mais l’annonce, cette semaine, du nombre de membres est venue secouer le monde des « twittos ». C’est bien un demi-milliard d’individus qui partagent aujourd’hui, leurs faits et gestes, mais surtout leurs opinions, leur production et leurs réactions en 140 caractères. Les FF, # et RT sont donc devenus incontournables (si vous êtes perdus, quelques définitions), jusque dans le langage ‘courant’ (j’entends par là, échange de messages, voire mails). Et oui, combien de statuts facebook ou de sms comptez-vous annonçant « se faire refouler d’une boite c’est pas drôle #lavieçacraint » ou encore « génial les pasta de mamie #tropcoolledimancheenbanlieue ». Vous l’avez deviné, mes amis facebook sont triés sur le volet et doivent présenter une vie absolument palpitante pour rester dans ce cercle fermé. Ah ah ah. Heureusement, ma TL (timeline) Twitter me donne une ouverture sur le monde bien plus variée. Plongeons-nous donc dans ce que Twitter a fait de mieux, dernièrement. Bien sûr, les hashtags, tous plus bizarres les uns que les autres. #sijaidesenfants #OnaTousUnAmi ou encore #phraseimprobableya100ans, ont donné lieu à toute sorte de réactions. A charge à chacun donc de trouver la tournure la plus drôle, afin d’être retweeter par ses compères. Et donc, comme toujours c’est en anglais que c’est le plus ‘fun’, ou alors les anglophones sont sérieusement plus funky que nous : #mistakesGIRLSmake #confessionhour @iwishiknew… Les meilleurs ici. Etre retweeté, c’est le rêve de tout twittos qui se respecte. C’est ainsi qu’Antoine de Caunes (@antoinedecaunes1) a fait une arrivée remarquée sur la twittosphère en répondant à sa manière aux tweets du Monde. Devant son succès, les gens le supplient de les retweeter afin d’être lus, à leur tour, par le plus grand nombre. Twitter c’est donc une source d’information sans fin. On apprend (attentions scoops) que Lady Gaga a dévoilé un nouveau visuel de son parfum et récolte 20.000 likes par heure dès sa publication ! (Merci @michaelstrag). Grâce à Kyan Kojandi (@Kyank) on découvre qu’aujourd’hui, ce n’est pas seulement la fête de l’indépendance du Bénin, mais aussi l’anniversaire de Mouloud Achour. Un seul mot : Youpi ! Enfin, Twitter est aussi un puit sans fond, Will.i.am semble avoir céder aux avances du petit oiseau bleu (la preuve). Mais il semblerait que son kiff, ce soit plus d’entendre parler de lui que de véritablement profiter du réseau. Son addiction devient envahissante (ingrat). Enfin, quel meilleur moyen pour suivre les JO que Twitter (certes, en seconde position après la télé), où tout est perpétuellement analysé et décrypté. Il y a l’interdiction de tweeter au JO, qui est très bien respectée bien sûr. On retrouve donc les tweets de sportifs et des stars (Justin Bieber, inéxorablement), mais aussi tous les tweets du public, qui font buguer le réseau. Tout ça, ça donne 9 millions de mentions de l’évènement déjà, et des athlètes virés à cause de leur tweets (une grecque et un suisse).

 

En bref, après avoir sauté d’un hélicoptère avec la reine d’Angleterre pour célébrer l’ouverture des JO à Londres, Daniel Craig réapparait dans un tout nouveau trailer du prochain 007 : Skyfall. Autres légende, autre histoire, en ce qui concerne la Terre du Milieu, il semblerait que « le Hobbit » soit une trilogie.

Autant vous dire qu’on n’en a pas fini avec les nains aux pieds poilus ! Mais nous, ce qu’on aime vraiment, c’est Paris. A ne pas rater non plus, le succès fulgurant de l’équipe australienne de natation synchronisée : avant même d’avoir concourue, elles ont conquis le cœur du public. L’équipe française, un peu plus terre à terre, souffre de la comparaison ! Bien sûr, le combat ne se joue pas (encore) sur un terrain sportif… Enfin, finissons sur une performance d’actrice qui arrive quand même à faire applaudir et hurler de rire une salle de cinéma toute entière au beau milieu d’un combat final de Batman. Je parle bien de Marion Cotillard, alors prenez garde au spoiler et filez sur ce lien uniquement si vous avez vu le film, ou si vous vous en foutez du sort réservé à Miranda Tate.

« Cannes a ri et Cannes happé»

24 Mai

par Baptiste.

Et c’est parti pour 15 jours de folie. Strass et paillettes, champagne à flots, scandales, Sex Drugs and… Cinéma !

Cette année encore, la sélection est à la hauteur du plus grand Festival International, avec : Yousry Nasrallah, Tomas Vinterberg, Im Sang-Soo, Sergei Loznista, Ulrich Seidi… En somme, des grands  réalisateurs du 7ème art ! Ces noms ne vous disent rien ? Mais si ! Ce sont eux qui chaque année nous proposent des films politico-socialo-économiques avec « un prêtre Coréen marié à une pute Roumaine unijambiste, qui partent adopter un petit Népalais aveugle dans un foyer situé en Egypte en proie à la révolution » !

Bref, revenons-en aux « populos » de Cannes : Brad Pitt, Isabelle Huppert, Alain Resnais, Nicole Kidman, Audrey Tautou, Madagascar 3… Et cette semaine, jetons un œil sur deux films en compétition.

Le premier, la comédie « Moonrise Kingdom » de Wes Anderson (Darjeling Limited, La vie aquatique) avec un casting 4 étoiles : Bruce Willis, Bill Murray, Edward Norton, Frances McDormand, Harvey Keitel, Jason Schartzman, Tilda Swinton !

Le deuxième, le drame « De Rouille et d’Os » de Jacques Audiard (Sur mes lèvres, Un Prophète) avec Marion Cotillard, Matthias Schoenaerts, Bouli Lanners. J’admets avoir été très sceptique à l’idée de voir ce film, dont la bande-annonce semblait annoncer la rencontre d’ « Intouchables » et « Sauvez Willy ». Mais après tout, quoi de mieux que (des) Cannes pour soutenir une… nan, je ne la ferai pas !

Synopsis :

–        Moonrise Kingdom

Sam, échappé de son camp de scouts, part retrouver Suzy, fille de retraités vivant sur l’île. Ensemble, les deux tourtereaux traverseront l’île à la recherche de leur Eden. Mais leur voyage ne sera pas aisé, ils seront poursuivis par l’ensemble du camp et leur chef (Edward Norton), les parents de la jeune fille (Bill Murray et France McDormand) et l’inspecteur de lîle (Brice Willus, euh, Bruce Willis).

–        De Rouille et d’Os

Ali (Mathias Schoenaerts), accompagné de son fils de 5 ans, est un vagabond fraîchement embauché comme videur dans  une boite de nuit à Antibes. Un soir, il vient au secours de Stéphanie (Marion Cotillard) lors d’une bagarre.

Quelques jours après, Stéphanie est victime d’un accident d’orque et se retrouve amputées de ses deux jambes. Elle se tourne vers la seule personne susceptible de l’aider, Ali.

Verdict :

–        Moonrise Kingdom : Les bons contes…

Wes Anderson réalise à nouveau un film-chorale. Présenté comme tel lors du générique de début (tout en travelling) dans lequel les noms des acteurs s’inscrivent pendant qu’un vinyle présente l’ensemble d’un orchestre : instruments, partition, rôle.

Dans ce film les rapports Adultes/Enfants sont inversés. En effet, les scouts prennent les commandes et les deux héros du film vivent une histoire d’amour de grandes personnes. Alors que les adultes sont des paumés, des gentils loosers. Leurs noms sont d’ailleurs remplacés par leur métier, tel des « codes scout » (Inspecteur, Maître, Action Sociale, Chef Scout…). Cependant, on prend un malin plaisir à voir ces grands acteurs du cinéma américain casser leur image de dur ou méchant (Bruce Willis, Tilda Swinton notamment).

On pourra s’interroger sur le jeu des jeunes acteurs : réellement mauvais ou voulu maladroit par le réalisateur, pour accentuer l’ambiance décalée de cette histoire. Qu’importe, Moonrise Kingdom reste un conte joyeusement naïf et rafraîchissant. Mention Spéciale à Bruce Willis qui a retrouvé la formule capillaire. Comme quoi, ça ne tenait qu’à un cheveu !

–        De Rouille et d’Os : Quel pied !

Audiard prouve une fois de plus qu’il est le boss du cinéma hexagonal et qu’il ne travaille jamais par-dessus la jambe. Chez lui aucun rond de jambes, la mise en scène est magistrale et brutale. Il filme des « bêtes » engendrées par la société (crise économique, chômage, accidents…) qui luttent dans la violence, le sang et les larmes pour leur survie. Comme souvent chez le réalisateur, il nous montre des monstres frappés par la vie, à la recherche de leur part d’humanité.

Même si je ne souhaite pas vous révéler l’ensemble de l’histoire, pour que le choc soit total, j’ai trouvé que le film tombait à point nommé, peu de temps après le succès phénoménal (mérité !) d’Intouchables. S’il est « plus facile de rire » en fauteuil quand on est millionnaire, il en va tout autrement quand on ne peut se payer le luxe d’avoir un assistant permanent. Pour les plus pauvres, c’est une vie de lutte avec soi-même (acceptation, rééducation…) et avec la société (regard des autres, assurances et non remboursements, sens de la vie…).

Le film peut sembler se perdre un peu en longueur, et l’on pourra regretter une fin un peu « bon sentiments ». Mais je ne vous tiendrai pas la jambe plus longtemps. Allez-y, courrez-y (vous la voyez venir ?)… Oui, prenez vos jambes à votre cou ! Audiard a encore frappé fort (il nous scie même) et ça… ça ne nous fait pas que de belles jambes ! Mention Spéciale pour Willy qui nous interprète (enfin!) un rôle de méchant-maladroit. Après le chien Uggy et sa « Palm Dog » pour The Artist, Willy en lice pour la « Palm Fish » ?

La semaine prochaine, on reprend le volant pour Cannes avec : Cosmopolis et Sur la Route !