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Le concert qui tue : The Kills

23 Nov

par Delphine.

Delphine s’est gracieusement dévouée pour aller voir le concert des Kills, heureusement elle est super sympa et elle nous raconte tout.

Le groupe du mois, c’était The Kills, et l’endroit où il fallait être c’était l’Olympia, le 12 novembre dernier.
[Votre humble rédactrice n’est pas une garce sadique, tentant de faire baver les fans malheureux n’ayant pas eu de places, je ne me suis juste pas encore remise de la qualité du show : impossible de choisir un seul morceau de ce concert, tout était au top !]. Alors tout simplement : je partage avec vous.

© Marie Grenet

Nous voici dans la salle mythique, les lettres rouges brillent à l’entrée. On entre, on attend, on trépigne, on trépigne, on trépigne. Et enfin, les voilà ! A 21h15, débarquement du duo qu’on ne présente plus, Jamie Hince et Alison Mosshart (alias Hotel and VV) et c’est parti pour 1h30 d’orgasme musical.

© Marie Grenet

Si depuis leur dernière tournée ils s’entourent sur scène de percussionnistes et parfois de choristes, la seule raison d’être du groupe réside toujours dans leur duo, dans une osmose parfaite. Leur jeu de scène est brut, spontané et toujours aussi complice. Sur scène, Alison est féline comme le fond panthère de la scène, insaisissable et totalement rock ; et si Jamie semble un peu en retrait au début, ce n’est que pour mieux monter au fur et à mesure du concert.

© Marie Grenet

Leur son, toujours aussi rock et organique, ne laisse pas en reste le public de l’Olympia, bien décidé à prendre son pied. Chaque début de chanson crée un frisson dans toute la foule : tout le monde attend sa chanson préférée, prêt à hurler et se décoiffer sans aucune limite (finalement, c’est l’effet que fait chaque chanson du groupe, tant mieux !).
Le concert s’ouvre sur No Wow du deuxième opus du groupe, puis fait la part belle aux excellents deux derniers albums, Midnight Boom et Blood Pressures, et s’achève symboliquement sur The last Goodbye.
Le groupe est terriblement à l’aise face au public français, qui le lui rend bien. Leurs dernières rencontres sont encore toutes fraîches : en Avril à la Cigale et fin Août au Festival de Rock en Seine. Mais ce dernier show dépasse les deux précédents, étape d’une tournée bien rodée après leur dernier album, encensé par la critique of course.

© Marie Grenet

La seule réaction saine en sortant du concert ? Rentrer chez soi et passer leurs albums en boucle pour continuer à triper.

© Marie Grenet

PS : Hé non, l’appareil photo ne s’est pas emballé, VV a bien les cheveux roses, pour les fans extrémistes à bon entendeur salut !
PS2 (pour nos amis/es les modeuses) : Mrs Hince (Kate Moss pour les puristes ne savourant que le son du groupe) était encore une fois belle et bien présente, dans l’angle de la loge de droite, arrivant toujours après le début du concert quand la lumière est éteinte, évitant au maximum une apparition publique. Simplement pour danser sur le son du groupe de son homme. Et elle a bien raison !

En clair, c’était sanguin, passionné, intense, pointu, et bien plus encore ! Le concert n’a pas laissé une seule âme de marbre. La foule se défoule : Delphine en sort toute chamboulée, un peu déçue que Mr Hince soit pris et tentée de se teindre les cheveux en rose… Stay tuned !

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L’hebdo du Point C #6

20 Nov

par Grégoire

Son de la semaine : Joe Cocker, With a little help from my friends (The Beatles cover)

D’habitude, quand on me propose une reprise des Beatles, je fronce les sourcils. Faut dire qu’il faut avoir de sacrées couilles pour se mesurer à ces quatre légendes. Bah, à ma grande surprise, Joe Cocker, sur « With a Little Help From My Friends », s’en sort quand même vachement bien.

Oui, je parle du Joe Coker que tout le monde connait pour « You can leave your hat on », ce morceau que l’on utilise chaque fois qu’il y a un strip-tease (cf. Neuf semaines et demie avec Mickey Rourke). Et je parle bien de la deuxième piste, chantée par Ringo, de cet album mythique des Beatles qu’est le « Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band ». Etrange mélange à première vue.

Mais on est au début de la carrière de Joe, et cette reprise va le lancer. Après une intro assurée par un orgue au son psyché, le showman nous prouve que lui, il ne déconne pas. Il use merveilleusement de sa voix rauque aux accents soul et blues, appuyée par les lourds riffs de guitare et la batterie ultra présente, et s’approprie complètement le morceau.

Plus qu’une reprise, une réinterprétation. Regardez le live à Woodstock, et jugez par vous-mêmes.

Oeuvre de la semaine : Le Parmesan, Vision de St Jérôme

D’accord, drôle de choix. Pourtant, oeuvre digne d’une grande attention. La Vision de St Jérôme du Parmesan, peinte vers 1526-27 et conservée à Londres, a un petit quelque-chose qui me fait sourire.

Bon, inutile de s’attarder trop longuement sur la description de l’oeuvre : on voit une Vierge à l’Enfant en gloire désignée par St Jean-Baptiste, et St Jérôme endormi au second plan. Le style, lui non plus, ne sera pas l’objet de notre étude ici : proportions allongées, postures outrées, coloris flashy… Pour faire simple, on entame le Maniérisme de l’Ecole de Parme

Plusieurs choses retiennent ici mon attention. Tout d’abord, l’Enfant ressemble à un petit ver aux cheveux bouclés qui serait en train de nous séduire. Regardez la position de son bras gauche ! Eh, un peu de tenue ! Ensuite, et surtout, observez St Jean-Baptiste. C’est quoi ce regard de coquin ? C’est quoi ce doigt super long qui nous évoque tout sauf la chasteté de Marie ? On se calme JB, et on remet sa peau de bête. Traîner dans le désert ne t’a vraiment pas réussi. 

Considérations un peu faciles, certes. Mais bon, c’est dimanche soir, hein.