Tag Archives: degas

Bref, on a vu la Sainte Anne

20 Avr

La Sainte Anne, l’ultime chef-d’œuvre de Léonard de Vinci, au Musée du Louvre, Paris,

jusqu’au 25 Juin 2012.

Par Camille et Delphine. 

L’année 2012 semble placée sous la bonne étoile de Leonardo (da Vinci, pas Dicaprio), artiste consacré par l’excellente exposition Leonardo da Vinci, painter in the court of Milan à la National Gallery de Londres (novembre 2011/février 2012), et la restauration de cette « petite » merveille du Louvre –vous aurez deviné de qui on parle –, suivie donc de l’exposition, dont nous allons vous parler. Elle est la conséquence directe de cette restauration, réalisée entre 2010 et 2012 par le département du C2RMF après le constat en 2008 d’une dégradation inquiétante de la matière picturale ; C’est donc une opération terriblement délicate, qui a permis la réalisation de nouvelles analyses scientifiques et le réexamen de la genèse de l’œuvre. Youpi!

Un des grands intérêts de cette exposition – capitale, on vous a dit – est de nous donner à voir l’élaboration de l’un des chefs-d’œuvre de l’histoire de l’art, par le génie sans doute le plus fertile du second millénaire. Si peu. Les commissaires ont donc choisi de détailler les différentes phases de la création de la Sainte Anne, et ce par différents médiums : esquisses rapides, cartons bien plus élaborés de la main de Léo, desquels découlent des copies d’atelier ou locales. Notre conseil est simple : Promenez-vous avec délice parmi les premières esquisses du maître. Elles montrent l’invention par Léonard du motif du groupe central uni en une forme pyramidale, au sein de laquelle la dynamique est impulsée par le petit Jésus, un enfant robuste qui donne déjà bien du souci à sa mère (et ce n’est que le début).

Etude de composition pour une sainte Anne trinitaire avec un agneau. Vers 1500-1501. Pointe métallique, pierre noire, repris à la plume avec deux encres brunes différentes. V e n i s e , G a l l e r i e dell’Accademia, n. 230 © SSPSAE e per il polo museale della città di Venezia e dei comuni della gronda lagunare, Venise

Autre point fort : le caractère pédagogique des cartels et panneaux explicatifs. Vous ne connaissez rien à la peinture, sinon le sourire de la Joconde ? N’ayez crainte : tout est clair, pas de risque de se perdre ou de passer à côté d’informations capitales. Ces dessins permettent de comprendre les hésitations parfois métaphysiques de Léonard. Ainsi, le choix de supprimer le petit Jean-Baptiste, cousin du Christ, pour le remplacer par l’Agneau permet d’annoncer déjà le tragique destin de l’Enfant, puisqu’on vous rappelle que ce n’est pas pour jouer avec le magneau qu’il a été appelé sur terre, mais bien pour racheter notre salut en se sacrifiant sur la Croix. Le drame est donc déjà planté puisque le jovial Enfant s’amuse bien avec sa peluche à bouclettes, tandis que Marie montre les premiers signes de sa tendance à la mélancolie, tentant de retenir son bambin qui court innocemment vers sa perte.

Etude pour la tête de la Vierge. Vers 1507-
1510. Pierre noire, sanguine et rehauts de blanc (?). H. 20,3 ; L. 15,6 cm. New York, The Metropolitan Museum of Art, 51.90 © The Metropolitan Museum of Art, Dist. RMN / image of the MMA

Mais si la Sainte Anne constitue bien la pierre angulaire de cette exposition, les plus belles œuvres graphiques du peintre n’ont pas été oubliées pour autant, notamment cette Tête de la ViergeLes étapes de la carrière de l’artiste sont détaillées grâce à des documents passionnants,dont la correspondance de Louis XII ou Charles d’Amboise avec le peintre (très pédagogique, ça, parce qu’en recherche, c’est comme ça que ça marche), explicitant les allers et retours de Léo entre Florence, Milan, Rome enfin la France. Overbooké, le mec !

D’aucuns trouveront le déroulement de cette partie un peu long ; c’est que notre Léonard est un grand indécis, capable de passer trois ans à chercher quelle chute donner à un drapé. On sait que le génie est tout de même un peu capricieux avec ses commanditaires, qu’il aime faire attendre (un peu trop longtemps pour le coup, puisque la Sainte Anne est restée inachevée). L’exposition se propose également de montrer quelle fascination Léonard exerçait déjà sur ses contemporains, qui se pressaient pour voir les cartons de notre Sainte Anne, alors que  ses élèves ne cessent – avec plus ou moins de talent – de copier tant les esquisses que les cartons, avec quelques succès, comme la Sainte Anne du Getty Museum de Los Angeles, qui viendrait de Salaì ou de Melzi, deux des amants-élèves (rayer la mention inutile) de l’artiste.

Atelier de Léonard de Vinci, Sainte Anne, la Vierge et l’Enfant jouant avec un agneau. Vers 1508-1513. Huile sur bois (peuplier). H. 178,5 ; L. 115,3 cm. Los Angeles, University of California, Armand Hammer Museum of Art, Willitts J. Hole Collection, 39.40.16546.12/49. © Photography courtesy the J. Paul Getty Museum, Los Angeles

Après ce parcours (qui vaut son pesant de cacahuètes mais demande un certain temps tout de même), on n’attend qu’une chose ; voir la version de Léonard. On n’en peut plus, on trépigne, on hurle, bref, ce serait Mick Jagger à l’Olympia en 1964 que ce serait pareil.

Sainte Anne, la Vierge et l’Enfant jouant avec un agneau dit La Sainte Anne. Vers 1503-1519. Huile sur bois (peuplier). H. 168,4 ; L. 112 cm (1,299 m avec agrandissements latéraux). Paris, musée du Louvre, département des Peintures, INV. 776. AVANT RESTAURATION © 2007 Musée du Louvre / Angèle Dequier

Et puis, après tout, nous aussi on aime bien vous mettre l’eau à la bouche avant l’arrivée de la rock star, alors on vous laisse la joie de découvrir «la chose vraie» en direct. NA.

Mais on n’est pas avare en Léonard, les autres chefs-d’œuvre parisiens du maitre suivent, parce qu’au Louvre, on ne plaisante pas avec le plaisir. Plutôt que de vous faire piétiner dans la Grande Galerie pour admirer la Vierge aux rochers ou encore le saint Jean-Baptiste, vous les avez en direct. La sacro-sainte Joconde n’a évidemment pas été délogée pour l’occasion (soyons réalistes, il ne resterait plus rien à photographier pour les touristes japonais), mais son absence est moins rude compte tenu de la présence de sa cousine (d’atelier) conservée au Prado, récemment restaurée, tout aussi charmante. S’ensuivent des sections dédiées à l’influence du maitre et de sa composition, à la fois à travers son atelier, mais aussi dans les grands centres artistiques européens. Et il faut bien ça pour nous rappeler qu’à partir d’un chef-d’œuvre, on arrive à des centaines de reprises, de remplois, d’inspirations et d’adaptions, nous replongeant dans le terriblement riche dialogue artistique du XVIe siècle. Comment ignorer, après cela, l’impact du maître sur la création artistique européenne ?

 Néanmoins, on ne vous  cache pas que toutes les œuvres ne sont pas toujours très « heureuses », les œuvres d’atelier et celles des suiveurs tardifs sont parfois croustillantes, mention spéciale à L’ange de l’Annonciation par l’atelier de Léonard (jugez par vous-mêmes).

Ange de l'Annonciation © State Hermitage Museum

Les différents cartons et modèles de l’artiste (et atelier) ont durablement marqué les artistes, dont les plus grands, ce qui nous donne le plaisir d’admirer conjointement le dessin de Michel-Ange La sainte Anne, la vierge et l’enfant et le Tondo Pitti  ou encore La belle jardinière de Raphael (excusez-nous du peu). Mais on ne se limite pas aux maitres italiens, car vous pourrez aussi admirer ses cousines « nordiques »   comme la Vierge à l’enfant dans un paysage par l’atelier de Quentin Metsys, qui nous offre une vision flamande de la composition (en ayant au passage, gommé sainte Anne pour dégager le paysage).

Atelier de Quentin Metsys, Vierge à l’Enfant dans un paysage. Bois (4 planches de chêne). H.110 ; l. 87 cm. Poznan, Musée national, MNP FR 441 Inv. MNP FR 441 © National Museum, Poznań

Mais ce serait mentir que de limiter l’impact de l’œuvre aux artistes du XVIe siècle, la dernière partie de l’exposition regroupant entre autres une étude de Degas d’après l’œuvre, Le baiser de Max Ersnt ainsi que l’Hommage à Léonard de Vinci par Odilon Redon.

Odilon Redon (1840 – 1916), Hommage à Léonard de Vinci. Vers 1914. Pastel sur papier. H. 145 ; l. 63 cm. Amsterdam, Stedelijk Museum © Stedelijk Museum Amsterdam

Si après ça, quelqu’un doute encore de l’intérêt d’une exposition centrée sur UNE œuvre, on sait plus quoi vous dire…

Un autre point fort de l’exposition est d’expliquer quelles ont été les analyses et interventions menées sur la Sainte Anne. C’est une mode qui se développe et qu’il est intéressant de suivre ; on avait pu admirer au Musée des Beaux-Arts de Rouen durant l’automne-hiver 2011-2012 la toute fraîchement restaurée Vierge entre les Vierges de Gérard David, avec présentation des documents photographiques infrarouge, U.V., de ses radios, de ses coupes stratigraphiques, et des interventions menées pour lui rendre sa prime jeunesse. De même, le musée des Beaux-Arts de Dijon propose en ce moment une exposition du revers de plusieurs tableaux, un aspect de l’œuvre que l’on néglige parfois un peu alors qu’il peut pourtant être une mine d’or, pourvu qu’on sache lire ce qu’il a à nous proposer. La Sainte Anne non plus n’a pas été avare en révélations : faites le tour de l’œuvre et allez (tenter d’) admirer les trois dessins au verso, qui font assez furieusement penser à la Bataille d’Anghiari, le chef d’oeuvre perdu du Palazzo Vecchio de Florence.

Ensuite, quelques grands panneaux bien clairs nous expliquent, sans trop détailler (j’en vois déjà qui ronflent sur leurs déambulateurs, au fond), les interventions menées. Delphine, à côté de moi, note «ils indiquent deux fois ‘restauration fondamentale’ c’est un peu lourd on a compris quoi» ! Ici, on vous éclaire aussi car c’est là un terme bien spécifique : restauration fondamentale = intervention assez lourde. En clair, on dépasse le stade du coup de chiffon pour faire briller. Durant un an, Cinza Pasquali, chargée de restaurer la couche picturale de l’œuvre (qu’on dissocie des restaurations de support, NB), a œuvré à alléger les vernis, retirer les repeints les plus gênants et essayer de lui redonner un petit coup de jeune. Pour comprendre jusqu’où on peut aller aujourd’hui en restauration, petit point de déontologie : en France, depuis une quarantaine d’années,  on essaie 1) de privilégier la matière originale (de l’artiste, donc) et 2) d’avoir un maximum de réversibilité sur les interventions de conservation-restauration.  Donc, si on intervient, on aime bien se dire que dans 10, 20 ou 3000 ans les générations qui passeront derrière nous pourront toujours reprendre le travail effectué avec leurs techniques forcément plus pointues et faire mieux que nous.

C’est pour cela que la restauratrice a notamment décidé de laisser à la postérité le soin de retravailler sur le visage de Sainte Anne, après en avoir retiré les repeints disgracieux.Vous trouverez des couleurs singulièrement plus claires et vives au tableau, grâce à une campagne d’allègement des vernis. En effet, les interventions passées avaient multiplié les couches qui s’oxydaient successivement, lui donnant cet aspect jauni.

Cette petite mise en bouche vous donne-t-elle une idée de ce que vous allez voir ?

On vous aide : une Sainte Anne plus claire, aux teintes plus vives, plus de matière picturale originale (posée de la main de Léonard, donc) ; allez, vous mourrez d’envie d’y courir (encore), avouez.

Etude pour le manteau de la Vierge. Vers 1507-1510. Pierre noire, lavis gris et rehauts de blanc. H. 23 ; L. 24,5 cm. Paris, musée du Louvre, INV. 2257 © RMN / Thierry Le Mage

Bref, vous l’aurez compris, nous sommes emballées, extatiques, transportées (n’est-ce pas le but de toute exposition ?). Mais rassurez-vous, nous ne sommes pas les seules, l’affluence de l’exposition ne démentit pas son succès (dont vous ferez partie, si ce n’est pas déjà fait). Pour les détails pratiques, l’exposition s’achève le 25 juin, donc ruez-vous pour la voir (encore et encore si possible).

On aime :

–  Leonardo (on vous laisse deviner lequel), de près, de loin, en peinture, en dessin, en lumière infrarouge et même sous rayons X.

–  la clarté et la pédagogie du propos, un VRAI travail scientifique (accessible au commun des mortels)

 On aime moins :

– comme à chaque fois, devoir lutter contre son agoraphobie (mais c’est le jeu, ma pauvre Lucette) 


Publicités

Berthe Morisot, impressions d’une femme peintre

23 Mar

Berthe Morisot, du 8 mars au 1er juillet 2012, Musée Marmottan Monet

par Grégoire

Première fois que le Point C est invité à une visite presse. Autant vous dire que maintenant on peut grave se la jouer. Mais non, rrooo. Bref, avec Aurore, j’arrive devant le musée Marmottan, tout impatient que je suis. L’endroit est franchement sympa, tout comme ceux qui y travaillent. J’apprends qu’un petit déjeuner est servi dans une salle. Avec Aurore, on hésite : on y va ? On n’y va pas ? On hésite parce que bon, on n’a pas envie de passer pour des parasites, des gamins qui préfèrent taper dans les croissants plutôt que de faire leur job. On se dit qu’on verra ça plus tard : les croissants peuvent bien attendre, mais l’expérience muséale, elle, n’attend pas. Trêve d’expressions pseudo-intellectuelles : approchez, je vais vous parler un peu de l’exposition sur Berthe Morisot.

Avant toute chose, et n’étant pas passé par la case croissants, c’est accompagné d’Aurore que je parcours les salles d’exposition permanente avant d’entamer l’expo temporaire. C’est la première fois que je visite ce lieu, et je suis ébahi par la quantité d’oeuvres de Monet qu’il y a. Je pense notamment à une salle pleine de représentations de nymphéas, accrochées sur des cimaises en verre, ce qui permet aux visiteurs d’en voir parfois le revers.

Mais la star du musée, l’incontournable, DA PAINTIN’, c’est bien sûr Impression, soleil levant. Œuvre majeure dans la carrière de Monet, elle n’est pas vraiment mise en valeur. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : la toile est très bien présentée, là n’est pas la question. Mais contrairement au Louvre, où l’on voit un peu partout des flèches qui mènent jusqu’à la Joconde, il n’y a rien de tout ça à Marmottan. Encore une fois, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : je trouve ça très bien de ne pas avoir choisi cette solution, car c’est justement ça qui nous a poussés à parcourir toutes les salles du rez-de-chaussée. Nous sommes allés de découverte en découverte, et nous avons pu regarder Impression, soleil levant comme une pièce normale. En fait, on s’est rendu compte que même si c’est une œuvre emblématique, d’autres sont aussi émouvantes.

Claude Monet - Impression, soleil levant - 1872 - Musée Marmottan Monet

Après ces petites pérégrinations, nous descendons au sous sol afin d’aller voir les œuvres de Mme Berthe Morisot. Manifestement, il y en a beaucoup : 150 peintures, pastels, aquarelles, sanguines et fusains se déploient dans un espace aéré, dans lequel le texte se fait rare. Bon ou mauvais point, à chacun son avis. Personnellement, ce matin-là, je n’avais pas envie de lire. Je souhaitais simplement regarder – chose que l’on oublie certainement trop souvent – et me faire mon propre avis sur la question. Comment s’organise l’exposition ? Eh bien c’est très simple : il s’agit d’un parcours chronologique destiné à montrer au visiteur un panel d’oeuvres représentatives de la carrière de la femme peintre. C’est donc assez logiquement que l’on commence par les œuvres de jeunesse (des copies d’après Véronèse ou Camille Corot dont elle fut l’élève) et que l’on termine sur des pièces montrant toutes les recherches de Morisot sur le dessin et la dissolution des formes.

© Musee Marmottan Monet

© Musee Marmottan Monet

L’exposition, plutôt que de classer bêtement les œuvres dans l’ordre chronologique, les organise selon certains thèmes, comme sa relation avec Manet dont elle fut la belle-soeur, ses différents modèles (parmi eux sa sœur Edma et sa fille Julie née en 1878), sa passion pour les costumes de bal, ses paysages, ses grandes compositions, ou encore le caractère proprement féminin de sa production, c’est-à-dire cette douceur que Berthe, grâce à son emploi d’un coloris pastel, insuffle à ses tableaux. Les comparaisons fusent : Watteau, Fragonard, etc. Petit reproche cependant : pourquoi ne pas avoir pensé à Rosalba Carriera, pastelliste du XVIIIe siècle ?

Berthe Morisot, Au bal, 1875 © Musee Marmottan Monet

 

Berthe Morisot, La Psyché ou Le Miroir, 1876 © Museo Thyssen-Bornemisza

Rosalba Carriera - Portrait de jeune fille - 1708 - Musée du Louvre, Paris

Les dessins sont présentés dans une salle à part, dans la pénombre. On comprend bien les raisons de conservation qui ont conduit à plonger cette salle dans une quasi-obscurité, les dessins ne pouvant supporter un éclairement trop important. Néanmoins, cette ambiance contribue considérablement à faire de ces œuvres des apparitions, des élans de l’âme jaillissant de la sensibilité de l’artiste.

Pour résumer, vous l’aurez compris, l’exposition sur Berthe Morisot est agréable à visiter. Le lieu n’est pas segmenté de manière abrupte : les différents thèmes se développent les uns à la suite des autres sur les murs ondulés, créant presque un océan coloré, un espace immersif. D’accord, on est loin des deux salles de l’Orangerie présentant les Nymphéas de Monet, mais bon, ça marche quand même bien. La richesse et la quantité des œuvres accrochées permet réellement au visiteur de se faire son avis et d’embrasser très largement la carrière de l’artiste. Amie de Manet, Degas, Renoir, Fantin-Latour, Puvis de Chavanne ou encore Mallarmé, Morisot nous est présentée comme un artiste majeur de son époque. Avec 25 peintures et 50 dessins, le Musée Marmottan Monet possède la plus grande collection d’oeuvres de Berthe Morisot au monde, et offre au public la première rétrospective à Paris depuis près d’un demi-siècle. Une exposition qui ravira les plus ferventes des féministes !

Avant de vous quitter, autre chose : n’oubliez pas de visiter l’étage. Pas pour les œuvres néoclassiques hein (chacun ses goûts), mais plutôt pour la collection de miniatures, de peintures et de sculptures italiennes, françaises et flamandes. Un délice.

Ah oui, et pour ceux qui se demandent si les croissants étaient bons, et bien je ne peux vous fournir de réponse. A peine avions-nous laissé Berthe que le petit-dej avait déjà été débarrassé… Nourriture spirituelle ? Mouais.   

En bref, on a aimé :

– la quantité d’oeuvres présentées

– le caractère abordable du propos

– la fameuse salle mystère à l’étage

 

On a moins aimé :

– la boutique et ses produits dérivés (mais qui dérivent dangereusement)

– l’absence de textes pour ceux qui voudraient « aller plus loin » (un petit guide serait approprié)

– les croissants, puisqu’on ne les a pas goûtés !