L’hebdo du Point C #54

18 Nov

par Grégoire.

Son de la semaine : White Winter Hymnal par Fleet Foxes

Ce dimanche, le Point C aimerait passer sa soirée au coin du feu, dans un grand chalet de bois orné de trophées de chasse, le nez encore empli du fumet d’un plat d’hiver. Une ambiance de montagne, de neige et de sapins, que nous évoque bien le groupe Fleet Foxes, dans White Winter Hymnal.

Formé à Seattle, le groupe barbu définit lui même sa musique comme un mélange « baroque harmonique pop« . De quoi faire réfléchir ceux qui sont très à cheval sur les noms des styles en musique. Comparés aux Beach Boys, à Band of Horses ou à Crosby, Stills and Nash, ils livrent leur premier EP en 2008, et refuse toujours de signer sur un major label… Authentique.

Ce titre me fait penser à un chant de Noël. En bien plus cool, certes, mais on reste dans l’esprit. La chaussette est accrochée à la cheminée, les flocons tombent épais, insonorisant la nature environnante. Il va être temps de vous procurer votre calendrier de l’Avent les enfants.

Ah, le temps passe si vite.

Oeuvre de la semaine : Chasseurs dans la neige de Pieter Bruegel l’Ancien

Osons regarder dehors. Oui, il faut se lever, se traîner jusqu’à la fenêtre embuée et tenter d’apercevoir quelque-chose. Ce quelque-chose, Pieter Bruegel l’Ancien nous le donne, dans ses Chasseurs dans la neige, oeuvre datée de 1565 et conservée au Kunsthistorisches Museum de Vienne.

Quand il exécute ce tableau, Bruegel est à Bruxelles depuis 1562, et vient d’avoir son premier fils un an auparavant. Issu du foyer anversois, le peintre a une réputation établie à l’époque. Mais un grand mystère entoure ce personnage : peu de documents nous sont parvenus, et son image reste très floue. Toujours est-il qu’il est considéré comme un des maîtres du XVIe siècle flamand. 

Cette oeuvre est à rattacher à sa dernière manière : quelques grands personnages à gauche se détachent sur un paysage qui n’est plus qu’un fond. Cette différence brutale d’échelle crée un fort effet de perspective, de profondeur presque fantastique, avec ces montagnes aux crêtes déchiquetées. Les corps, chez Bruegel, sont composés de volumes presque géométriques. On pourrait presque ressentir la difficulté qu’ont les chasseurs de se mouvoir dans la neige. Et regardez ce fond, avec tous ces gens qui patinent sur les eaux gelées !

Un monde entre féerie et réalisme. 

Une Réponse to “L’hebdo du Point C #54”

  1. Cleo 19 novembre 2012 à 15:16 #

    Haha, en plus il me semble que la couverture de l’album, c’est un autre tableau de Bruegel, non? Bien joué pour la double référence!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :