L’hebdo du Point C #51

28 Oct

par Grégoire.

Son de la semaine : White Rabbit de Jefferson Airplane

Ce dimanche, explorons des contrées étranges, colorées mais inquiétantes, chaleureuses mais angoissantes. Allons au plus profond de notre esprit, entre le rêve et la réalité, et méditons sur le formidable White Rabbit du groupe Jefferson Airplane.

Le groupe nait à San Francisco vers 1965, et se compose de Marty Balin (chant), Paul Kantner (guitare), Jorma Kaukonen (chant), Signe Toly Anderson (batterie), Jerry Peloquin et le bassiste Bob Harvey. Ne faîtes pas comme si vous ne connaissiez pas ces noms (en fait si, vous pouvez). Au départ influencé par les Beatles ou les Byrds, Jefferson Airplane se produit sur San Francisco et obtient un certain succès. Après quelques changements dans le groupe, c’est la chanteuse Grace Slick qui fait son apparition. Elle marquera les morceaux par sa signature vocale hors du commun.

C’est en effet elle qui chante sur White Rabbit, titre qui sort en 1967 sur l’album Surrealistic Pillow. Les paroles, sur fond de rythme presque tango, font référence aux effets hallucinogènes du LSD, en parallèle avec Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll, ouvrage qui a un impact considérable dans la musique psychédélique de l’époque. Rappelons que c’est en 1967 que sortent aussi deux monuments du rock : le Sergent Pepper’s Lonely Hearts Club Band des Beatles, et The Piper at The Gates of Dawn des Pink Floyd.

Un bien belle année en somme.

Oeuvre de la semaine : la Vierge au Lapin de Titien

Restons chez nos amis les lapins, mais oublions le LSD. Quoique, parfois on a l’impression, vu leurs visages, que la Vierge, le Christ et les saints sont en plein trip. Oublions cette digression, et regardons quelques instants la Vierge au Lapin, toile du Titien datée vers 1530 et conservée au Musée du Louvre.

Dans un paysage qui n’est pas sans rappeler la Vénétie humide et verdoyante, la Vierge est assise. A gauche, sainte Catherine – identifiée grâce à la présence de la roue de son martyre – tend le Christ à sa Mère. A l’arrière-plan on voit un pasteur qui nous fait penser à des motifs que l’on trouve dans des œuvres de Giorgione, artiste aussi fascinant que mystérieux que Titien a fréquenté.

Les objets du premier plan – le panier, le lapin, les fleurs – possèdent une signification symbolique compliquée, ce qui indique que l’oeuvre, de format réduit, était destinée à la dévotion privée. Le white rabbit, par exemple, est symbole de fécondité, mais aussi de la pureté de la Vierge. Les couleurs employées sont caractéristiques de la première maturité de Titien.

2 Réponses to “L’hebdo du Point C #51”

  1. Camille 29 octobre 2012 à 09:19 #

    Le combo lapin blanc => je crois que c’est mon hebdo préféré en bientôt treize mois de Point C !
    (et pour White Rabbit, revivez la scène magique de Las Vegas Parano…)

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