Doris Darling au Théâtre du Petit Saint-Martin

22 Oct

Doris Darling, au Théâtre du Petit Saint-Martin depuis le 14 septembre

par Aurore & Grégoire.

Egorgeuse de réputations, serial killeuse de carrières, Doris Wallis promène sa plume assassine dans la presse people anglaise, drapée dans un esprit de répartie qui fait les personnages de théâtre inoubliables, et régnant sans ambage sur une cour de quatre personnages aussi serviles que drôles. Comédie à suspense, anglaise, contemporaine, déjantée et redoutablement bien construite, Doris Darling est une farce sur les ravages comiques de la vanité humaine. L’écriture de Ben Elton, jubilatoire, libérée, surprend le spectateur sans relâche jusqu’à la dernière image. On devine quelques beaux fantômes, Oscar Wilde, les Monty Python, Ab-Fab, Bette Davis… Mais que ne ferait-on pas pour son petit quart d’heure de célébrité ? A ne rater sous aucun prétexte au Théâtre du Petit Saint-Martin ! (communiqué de presse)

DORIS DARLING

de Ben Elton. Traduction, Adaptation, Mise en Scène : Marianne Groves

avec Marianne Sergent, Amélie Etasse, Yannick Laurent, Eric Prat, Thierry Lopez.

Scénographie Gilles Touyard Lumières Orazio Trotta Vidéo groupe Razmar

Conception sonore Madame Miniature Stylisme Blandine Vincent

Maquillages Guillaume Bellu Coiffures et perruques Jérôme Caron

Chorégraphies Esther Linley Coordination physique U-Men Stunt

 

À partir du 14 septembre 2012

Du mardi au samedi à 21 h

Le dimanche à 15h

Réservations : http://doris-darling.com/

Aurore : Marianne Sergent arrive sur scène, c’est Doris, cette journaliste excentrique et sans pitié. Talons hauts, ceinture corsage rouge verni, Doris est une séductrice, une femme fatale. Sans remords, ni états d’âme, elle trace sa route. Tout d’abord, soyons honnêtes, c’est le corps surprenant de l’actrice qui retient l’attention. Mais rapidement, le personnage de Doris explose, égocentrique, excessive. On adore la détester. Malheureusement, les rôles secondaires qui l’entourent sont trop faibles et se retrouvent éclipsés par le personnage principal. Pourtant, l’histoire parvient à nous tenir en haleine. Les intrigues se nouent, les gags s’enchainent, et on ne voit pas passer le temps. L’humour est partout (jusque dans l’entracte…) et la fin est inattendue. C’est donc un spectacle à recommander absolument. La mise en scène, la lumière et le plateau sont à la mesure de la pièce : bien dosés, bien pensés et subtilement surprenant.

Grégoire : Qu’est ce qu’il est sympa, ce Théâtre du Petit Saint-Martin ! Coiffé d’un diadème de Miss France, l’ouvreur vous réservera un accueil des plus chaleureux. Ambiance cool, visibilité optimale ! Quand on va voir une « comédie anglaise », on s’attend toujours à beaucoup. Et mine de rien, Doris Darling marche très bien : Marianne Sergent est hyperactive, en plein dans son personnage, et sa langue est un véritable poignard. L’intrigue est bien ficelée, d’un cynisme parfois cruellement savoureux, et les personnages forment autour d’elle un tout vraiment cohérent. La fin est certes inattendue, mais tout se déroule un peu trop vite à mon sens. Il n’empêche qu’y aller, c’est à coup sûr passer un excellent moment ! 

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