L’hebdo du Point C #50

21 Oct

par Grégoire.

Roman par Housse de Racket

Aujourd’hui, l’hebdo fête son 50ème dimanche. Il regarde derrière lui, et se dit que tout ça va très vite. Peut-être trop, oui. Mais en tout cas, c’est grâce à vous qu’il est toujours là ! On continue, on ne lâche rien, et voici Roman par les français de Housse de Racket.

Le groupe au nom étrange est formé en 2005 par Pierre Leroux et Victor le Masne, qui ont l’habitude de jouer avec des groupes frenchies assez peu connus, comme Phoenix ou Air. Hum hum, ça commence bien. Les Français ont commencé à se faire connaître en assurant de nombreuses premières parties de leurs groupes d’origine, mais aussi grâce à leur maxi éponyme, puis leur album Forty Love en 2008. Ne me dites pas que vous ne connaissez pas leur tube Oh Yeah! ?!

En 2011, le groupe prend une nouvelle direction en signant chez Kitsuné puis en sortant leur album Alesia, d’où est tiré le titre Roman. Pour ceux qui ne savent pas ce que le nom du groupe signifie, voici une explication : c’est le résultat du jeu de mots entre l’accessoire de tennis et le fait que les deux musiciens rackettent leur inspiration dans la musique house… 

Jeu, set et match !

Oeuvre de la semaine : les Romains de la décadence par Thomas Couture

A quoi pouvait ressembler un lendemain difficile dans l’Antiquité ? Certainement à ce que l’on peut vivre de temps en temps aujourd’hui (modération oblige). Certes l’ambiance devait être un peu différente, je vous l’accorde, mais le fond reste le même. Notez la subtile homophonie avec le titre Roman par Housse de Racket : voici les Romains de la décadence par Thomas Couture, oeuvre datée de 1847 et conservée au Musée d’Orsay. 

Couture est né en 1815 et mort en 1879. Après avoir fréquenté les ateliers de Gros et Delaroche, il accède à la reconnaissance au Salon grâce à cette oeuvre, qui montre sa fascination pour le monde antique mais aussi pour l’art de la Renaissance italienne. Une telle composition rappelle en effet les expériences de Raphaël au Vatican, et le portique à la vénitienne nous fait penser à des oeuvres de Véronèse, les Noces de Cana par exemple. La toile mesure aussi presque 5 m par 8 m, ce qui va aussi dans ce sens. En montrant les résultats d’une orgie, Couture dénonce la décadence de la société française de son époque. 

C’est grâce à ce succès qu’il obtient la Légion d’Honneur, et qu’il ouvre ensuite un atelier indépendant par lequel passeront des artistes très célèbres comme Pierre Puvis de Chavanne et surtout Edouard Manet… 

Un nom important pour le XIXe siècle !

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