Le cinéma est triste cette semaine. Et nous aussi.

9 Oct

par Baptiste.

Il y a 1 an, deux amis, connaissant toute la passion que je voue au cinéma, m’ont proposé d’écrire sur leur blog culturel, tout le bien et (surtout) le mal que je pense des films que je vais voir au cinéma (bien souvent seul, c’est ça la dure réalité de l’abonnement). J’ai, bien évidement, sauté sur cette occasion en or. Rendez-vous compte : s’épancher sur une passion, avec des blagues qui ne font rire que moi, lues par de jeunes innocents et surtout, aucune discussion sur mes propos donc le plaisir d’avoir (toujours) raison !

Soyons un peu sérieux ! Je tiens à commencer mon onanisme cinématographique par des remerciements. Merci aux rédacteurs en chef du Point C pour ce grand défouloir et pour cette aventure dans laquelle ils m’ont embarqué, Merci à tous ceux qui prennent le temps de lire ces critiques et enfin… pour sa pertinence, son humour, sa classe, son « humblitude » (son vocabulaire aussi)… Bref, Merci à Baptiste ! Revenons-en au Cinéma…

Cette semaine je ne vous offre pas un, ni deux… mais 4 avis ! L’expression « trop bon, trop con » n’a jamais eu autant de sens que cette semaine. Voulant vous faire plaisir je suis allé voir « Les Seigneurs », « Le Magasin des Suicides », « Savages » et « Resident Evil : Retribution »… Vous voyez où je veux en venir : oui, triste semaine de cinéma.

Les Seigneurs :

Ancienne star du football alcoolique et divorcée, José Garcia se trouve dans l’obligation d’entraîner l’équipe d’une petite île de Bretagne, dans le BUUUUT ! (disons plutôt : l’objectif…) de pouvoir continuer à voir sa fille (-émotion-). Mais ce n’est pas tout : il doit aussi qualifier le club le plus loin possible en Coupe de France, avec l’aide d’anciennes stars du ballon (Elmaleh, Dubosc, Sy, Starr, Ramzy) pour sauver l’entreprise à sardines, l’île et même l’Univers d’une invasion Extra-terrestre (non je déconne ! Mais uniquement pour le dernier, gloups…).

Verdict :

« Mesdames et messieurs, bienvenue dans cette salle de cinéma pour assister à ce qui ressemble à un futur Classico, Les Seigneurs. Ce match sera arbitré par Mr Olivier Dahan, qui s’est distingué en 2007, lors de la Finale aux Oscars, avec son équipe « La Môme ».

1′ : Et le coup d’envoi est donné par la bande de comiques ! Premier gag de José Garcia, aucune réaction dans la salle, pas d’inquiétude, les joueurs s’échauffent.

2′ : Passement de jambe de Gad Elmaleh pour le second gag, sans effet…

3′ : Franck Dubosc enchaîne avec Omar Sy et Joey Starr : VAAAANNE ET…. et c’est complètement à côté ! Grosse déception dans le public !

35′ : Moment d’émotion dans la salle, le public est en larme suite a ce mouvement de Ramzyyy… Ha non, le public baille !

45′ : 0-0 à la mi-temps. Que du déjà vu pour l’instant, tant dans les actions gags que les thèmes tactiques. Et dire qu’il y a une seconde période !

46′ : Retour dans ce stade de Bretagne ! Même le décor est déprimant et pourtant je suis normand… J’aurai même préféré que le match ait lieu en Corse, ils nous auraient mis le feu au stade au moins ! ç’aurait été un peu d’action en perspective…

76′ : Premier rire pour ma part ! Suite à un texto reçu d’un ami, il est vraiment trop con !

90’+9 : Toujours 0 à 0 ! Match plat et ridicule, seul Jean-Pierre Marielle semble avoir mouillé le maillot, mais niveau gags on voit la même chose à la télévision et côté foot on entend les même critiques depuis 1998, en passant par 2006. Le stade se vide… le stade EST vide ! Je suis seul ! Que l’arbitre siffle la fin de ce calvaire, pitié.

merci d’avoir subi cette rencontre, digne d’un « Camping 3 » ou d’un Nancy – Châteauroux ! Après avoir vu ça, on peut souhaiter mourir tranquille, d’ailleurs je connais un magasin… »

Le Magasin des Suicides :

Les Tuvache font fortune dans un commerce, un peu particulier : le suicide. Leur magasin vend à tous ceux qui veulent en finir avec leur triste vie, toutes sortes d’accessoires pour mettre fin à ses jours. Les affaires marchent très bien en ces temps de crise, jusqu’au jour où Madame Tuvache donne naissance au petit dernier de la famille. Mais malheur… Il est heureux de vivre et va finir par mettre en péril la boutique !

Verdict :

Nous le savons tous et l’avons vécu bien trop souvent, l’adaptation au cinéma d’un roman n’est pas chose aisée et bien trop de (grands) réalisateurs s’y sont cassés les dents (et pas que…). Je ne vous cacherai rien, c’est malheureusement le cas de ce « Magasin des Suicides » !

Pourtant le film de Patrice Leconte (Les Bronzés, Ridicule), qui dirige là son premier dessin animé, partait avec de sérieux atouts : un petit roman superbe de Jean Teulé, un cynisme bien senti, des passages musicaux (pour narguer Disney) et un dessin « so French Touch » (façon Les Triplettes de Belleville, L’Illusionniste).

Mais le mélange de la potion tourne rapidement au poison. Les chansons cassent le rythme du film, traînent en longueur et « tirent trop sur la corde » (de quoi faire râler les clients adeptes de la pendaison). Puis le cynisme laisse place aux bons sentiments sortis de chez Mickey, détruisant toutes les situations drôles du livre.

« Le Magasin des Suicides » est un Burton raté (qui a pensé au pléonasme ?) avec plusieurs de ses thèmes repris dont cette famille de freaks vivant dans une ambiance de mort ; mais nous sommes bien loin d’un « Étrange Noël de Mr Jack » ou des « Noces Funèbres ». J’ai cru mourir d’ennui devant ce triste spectacle. Déprimant ! Je me demande, si le film n’est pas un produit sorti tout droit du Magasin ? Dans ce cas, Leconte est vraiment une Peaudvache !

Frères humains qui après eux vivez, je vous conseille le livre du même nom de Jean Teulé, vous en ressortirez avec le sourire et sachant « qu’il en faut finalement peu pour être heureux… » Et pour être heureux, j’ai peut être une solution…

Savages :

Ben et Nut’s (heu…Chon), deux potes, et leur copine O. (Odile ?), dirigent un jardin botanique jusqu’au jour ou  Elena, la Reine du grand cartel mexicain de Baja, souhaite les embaucher et commercialiser leurs plantes.

Verdict : 

Nous le savons tous et l’avons vécus bien trop souvent, l’adaptation au cinéma d’un roman n’est pas chose aisée et bien trop de (grands) réalisateurs s’y sont cassés les dents (et pas que…). Oui, je viens de vous le dire, mais ça ne coûte rien d’en remettre une couche. Je ne vous cacherai rien, c’est malheureusement le cas de « Savages » ! Le film est un Oliver Stone de ces dernières années : Wall Street 2, W. Prometteur mais long, trop long ! La mise en scène est parfois nerveuse mais toujours lente, faite sans doute avec l’aide des produits des deux héros du film. On regrette l’époque où le réalisateur a fait dans le bien barré avec « Tueurs nés » (d’après un scénar’ de Tarantino). En parlant de scénario, celui-ci est plutôt bon. Il s’agit de l’adaptation fidèle du roman de Don Wislow (qui doit aimer lui aussi le cinéma de Q.T.)

Côté acteur, tout le monde s’est mis sous son cannabis : Taylor Kitsch (John Carter) et Aaron Taylor-Johnson (Kick Ass) sont mollassons (et toujours torse nu Mesdames/Mesdemoiselles); Salma Hayek la « Reine du Cartel » est une vraie garce à perruque (?) et Travolta… Et bien Travolta donne l’impression d’avoir passé plus de temps à grignotter et fumer que jouer.

Les seuls qui tirent leur barette du jeu sont Benicio Del Toro, taré et effrayant ; mais surtout… surtout, la « so XOXO » Blake Lively qui est superbe, sublime, sauvage, sexy… Elle m’a donné l’envie de chanter « Lively in the Sky ». Quoi son niveau de jeu ? Boarf, on s’en moque, non ?

Un peu déçu donc par « Savages », j’en attendais peut-être beaucoup trop… Mais mon bad trip n’était pas encore terminé !

Resident Evil Retribution :

Hâââ un Zombie… PAN, t’es mort ! Encore ? (Victor, 5 ans, que je garde en ce Mercredi après-midi pluvieux, vient de vous résumer le film)

Verdict :

Paul W. Anderson ne pouvait pas passer l’année sans nous polluer à nouveau l’écran avec sa saga. Sympa ! Rien de nouveau, Milla Jovovitch est toujours présente. Alice se souvient toujours de tout, Alice a tout compris mais Alice n’a rien vu venir ! Personne ne donnant l’impression de se fatiguer dans cette série (acteurs, réalisateur, scénaristes…), je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions pas en faire autant…

Cette semaine on retiendra donc « que vous n’avez encore rien vu » (d’Alain Resnais et toujours en salle) et qu’Octobre est déjà là. Un conseil : patientez.

Une Réponse to “Le cinéma est triste cette semaine. Et nous aussi.”

  1. E. 9 octobre 2012 à 22:59 #

    (Comment ça un Nancy-Châteauroux c’est pas sexy comme match de foot ?)

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