L’hebdo du Point C #48

7 Oct

par Grégoire.

Son de la semaine : There She Goes Again par The Velvet Underground

Continuons notre petit tour dominical des classiques, avec aujourd’hui un groupe que tous les gens « cool » adorent juste parce qu’une de leur pochette a été conçue par Andy Warhol, n’ayant parfois que faire de la musique et se forçant à aimer Venus in Furs. Vous voyez de quel groupe je parle hein, il s’agit bien sûr du Velvet Underground. Voici leur morceau There She Goes Again. 

The Velvet Underground est un groupe de rock américain qui voit le jour au milieu des années 1960. Composé de Lou Reed (guitare/chant), John Cale (piano/violon/chant), Maureen Tucker (batterie) et Sterling Morrison (guitare), le groupe se rapproche du milieu underground new-yorkais et de son pape Andy Warhol vers 1965, en se produisant souvent dans la célèbre Factory. Reed et ses potes font la connaissance de Nico (un mannequin allemand), et commencent l’enregistrement de leur album à la banane en 1966.

Le disque marche peu à l’époque. Néanmoins, son influence sera considérable quelques années après, si bien que  Brian Eno aurait dit :« Le premier album des Velvet Underground n’a été vendu qu’à 10000 exemplaires, mais chacun de ceux qui l’ont acheté a fondé un groupe. » Quelques légendes naîtront à son sujet. Par exemple, la colle de l’autocollant serait mélangée à du LSD… 

Hum hum…

Oeuvre de la semaine : Portrait d’Helena van der Schalcke par Gerard ter Borch

Peu de rapport évident entre une chanson parlant d’une femme fatale et le portrait de cette petite fille, certes. Mais regardons-la de plus près : voici le portrait d’Helena van der Schalcke par Gerard ter Borch, daté vers 1648 et conservé au Rijksmuseum à Amsterdam.

Ter Borch est un peintre hollandais du XVIIe siècle, qui est un des rares peintres connus à ne pas avoir vécu dans un grand centre artistique – même s’il entretenait des relations commerciales avec des villes comme Amsterdam ou Münster. Il travaille surtout à Deventer, mais voyage beaucoup aux Pays-Bas, en Angleterre, en France, et peint même le portrait de Philippe IV à Madrid. 

C’est ainsi à Velasquez qu’il emprunte la formule du portrait en pied devant un fond neutre, sans décor, et sans détermination précise de la ligne de sol. Ter Borch exécute cette oeuvre alors qu’il réalise le portrait des parents de la fillette. Située au centre du tableau, Helena est comme une pyramide stable, assurée, qui acquiert de fait une solidité monumentale, alors que l’oeuvre mesure 34 par 28,5 cm. Son visage n’est pas celui d’une fillette : ses yeux, d’un noir profond, nous fixent intensément. Elle semble sûre d’elle-même, dans sa petite robe minutieusement décrite. 

Une future femme fatale.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :