Iggy Pop au Casino de Paris : JACKPOT !

27 Sep

Concert privé d’Iggy Pop and the Stooges au Casino de Paris, 25 septembre 2012.

par Grégoire.

© Baptiste Maillard

Avant-hier soir avait lieu le concert ultra privé d’Iggy Pop & the Stooges au Casino de Paris, et c’est grâce à Nico (big up) que le Point C a pu y assister. J’avoue avoir eu un peu peur au début, après les reprises qu’Iggy avait faites des chansons d’Edith Piaf, de Joe Dassin ou d’Henri Salvador. Francophile l’Iguane, oui, mais quand même, faut pas pousser mémé dans les orties, même si c’est très tentant parce qu’elle est en culotte. Inutile de dire que j’attendais le Iggy que l’on connait, celui qui gueule et saute partout, celui qui ne peut pas s’empêcher de caser une insulte dans chacune de ses phrases. Et bah croyez-moi, nous n’avons pas été déçus. Bref, retour sur une expérience pleine de bières, de rock, de roll, de son, de slams, et d’acouphènes le lendemain matin.

Je vous plante le décor : une file d’attente, des types qui vous demandent si vous vendez des places, bref, une ambiance concert. Arrivés à l’intérieur (via l’accès presse SVP), et une fois notre bracelet rouge-rose-orange fluo au poignet, nous montons quelques marches pour arriver à l’espace Pression Live. Car oui, ce soir, c’est Kronembourg qui régale. Pression Live, c’est en effet la « plateforme » qui s’occupe de la musique chez Kro. Ils sont là à de nombreux festivals, et cherchent aussi à promouvoir les jeunes talents. Et tout cela dans la joie de la mousse. Du coup, avec mon cher acolyte de concert (grâce à qui le Point C avait la veille pu assister au concert des Naïve New Beaters au Studio SFR), on en profite, et sans compter.

C’était notre première fois au Casino de Paris, et le lieu est super. Le rouge des moquettes et des fauteuils est un parfait écrin pour les dorures, miroirs et autres éléments de cristal de style pseudo-rococo qui scintillent un peu partout (ok, ça ne se voit pas sur l’image). Petit point d’histoire sur le lieu : c’est vers 1730 que le duc de Richelieu décide de se faire construire un lieu isolé dans lequel il peut organiser les spectacles qu’il désire. Il prend le nom de Folie-Richelieu en 1779 (oui oui), puis devient le Tivoli en 1811, qui durant la deuxième moitié du XXe siècle devient un lieu ultra à la mode, grâce à sa patinoire. En 1891, la salle, qui s’appelle désormais le Palace Théâtre, est restaurée par Edouard Niermans, qui lui donne son nom et son aspect actuels.

Une esthétique luxueuse donc, qui n’est qu’accentuée par contraste avec l’ambiance joviale et la programmation musclée. Les gens semblent motivés, prêts à passer une bonne soirée, sans histoire. On croise même des sosies d’Axl Rose dans la salle. Le concert va bientôt commencer, alors on se cale sur un balcon. Iggy fait une entrée fracassante. Le son est fort, très fort. TRES fort. Après un premier titre que nous ne reconnaissons pas (non, nous ne sommes pas des fans hardcore), mais sur lequel le public slam déjà, il enchaine, sans presque aucune pause, sur Search and Destroy, morceau aux mythiques solos de guitare dont il existe une très bonne reprise par les Red Hot. La voici.

Sur Stranger, l’Iguane décide de faire monter du monde sur scène. Ca bouscule, ça chahute, mais les vigiles tiennent le coup. Et puis c’est bon enfant je vous dis, personne ne cherche à faire du mal. Tout le monde danse, Iggy crie dans son micro, les guitares s’emballent, appuyées par un saxophoniste fou. Le public retourne à sa place, mais c’est désormais l’Iguane qui va les rejoindre : il prend un peu d’élan et fait un slam, comme s’il avait 20 ans. Les cheveux trempés, en pleine transe, il assure. On pourrait croire que l’ambiance est au max, mais on est bien trop naïf ! I Wanna Be Your Dog déboule, suivie de No Fun, The Passenger et Louie Louie, dont les refrains sont scandés par la foule. Autant vous dire qu’on se régale.

« Where’s my fuckin’ free beer ? » s’écrie-t-il soudain. L’occasion pour nous de nous dire que Kronembourg/Pression Live assure sévère. Les moyens sont là, le show n’est pas négligé, et l’ambiance est plus qu’agréable. Rien à voir avec un truc ultra privé et guindé pour bobos en manque de sensations fortes : même le public des balcons bouge ! En bref, une performance géniale, à la hauteur de nos attentes. Les Stooges assurent derrière, et n’ont pas à craindre les nouveaux petits de la scène rock. A 65 ans, Iggy Pop a une pêche d’enfer, c’est assez bluffant. On se sentirait limite vieux à côté de lui. Une vraie légende !

2 Réponses to “Iggy Pop au Casino de Paris : JACKPOT !”

  1. edwige rigal 30 septembre 2012 à 08:34 #

    Bonjour, je me permet de modifier quelques points
    Il a commencé par raw power, et nous sommes montés sur scène sur shake appeal😉

    • cestlepointc 30 septembre 2012 à 10:58 #

      Merci Edwige pour ces précisions ! Tu étais donc sur scène… Je reste impressionné par la forme de ce monsieur !

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