L’hebdo du Point C #45

9 Sep

par Grégoire.

Son de la semaine : Caress par The Brian Jonestown Massacre

Ce dimanche, injectons-nous une petite dose de bonne musique. Il fait beau, il fait chaud, et tout le monde aimerait reprendre la route des vacances. Quoi de mieux qu’un bon blues rock à écouter les fenêtres ouvertes ? RIEN. Bref, voici Caress par The Brian Jonestown Massacre. 

Pour ceux qui ne connaîtraient pas les BJM (choisissons la facilité), faisons les présentations. Le groupe sort un premier album en 1993, et se dit être « le groupe le plus prolifique d’Amérique du Nord ». 11 albums en 11 ans, c’est vrai qu’il faut le faire. Mais tout cela ne serait pas sans la présence du cerveau (très instable) d’Anton Newcombe, ancien accro à l’héroïne qui possède un sens de la composition extrêmement développé. Les BJM se veulent indépendants, et n’ont pas hésité (grâce à Newcombe) à saboter certains de leurs concerts les plus importants pour ne pas tomber entre les mains des major labels. Chacun son truc. 

Caress figure sur l’album Take It From The Man ! qui sort en 1996, la même année que Their Satanic Majesties Second Request et Thank God for Mental Illness. Oui vous avez bien lu, trois albums en un an. Le pire dans tout ça – ou le meilleur -, c’est que ces trois disques sont géniaux. Il n’y en a pas un plus faible que l’autre : tous ont quelque-chose de particulier, un son, un mixage, une influence dominante. Mais assez parlé, ouvrez vos oreilles.

Vous êtes déjà sur la route. 

Oeuvre de la semaine : Mercedes par Samuel Kane Kwei

Restons sur la route, vers l’infini et surtout l’au-delà. J’en vois certains qui ne comprennent pas, mais attendez, attendez, vous allez vite saisir. Voici la Mercedes de Samuel Kane Kwei, exécutée en 1993 et conservée dans la collection Pigozzi à Genève.

Mais qu’est-ce que ça peut bien être ? Indices : ça fait 2,10 m de long, c’est en bois et ça peut s’ouvrir. Oui Madame, oui Monsieur, c’est un cercueil. La famille Kane Kwei, basée au Ghana, a inventé, dans les années 50, les cercueils de fantaisie. Quelques événements majeurs engagèrent les Kane Kwei sur cette voie : par exemple, la grand-mère de Seth  – l’inventeur- était fascinée par les avions et souhaitait emprunter ce moyen de transport révolutionnaire. Son décès l’en empêcha, mais Seth lui rendit hommage en lui confectionnant un cercueil en forme d’avion. 

Très vite, ces pièces ont été très prisées par les collectionneurs du monde entier, car elles étaient (et sont toujours) emblématiques de l’art contemporain africain. Les matériaux (bois et peinture) sont très simples, et permettent une grande variété de formes envisageables. Bateaux, oignons, téléphones portables, truelles : tout y passe (permettez-moi ce jeu de mots). Les funérailles sont donc gaies, colorées, festives.

Si vous pouviez choisir, que prendriez-vous ?

Une Réponse to “L’hebdo du Point C #45”

  1. JM Rousset 8 octobre 2012 à 23:27 #

    Cool. Plus d’infos, de photos, d’histoires : visitez ghanacoffin.com !

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