L’hebdo du Point C #42

12 Août

par Grégoire.

Son de la semaine : Rattle my Heart de The Black Box Revelation

Aujourd’hui, nous partons en Belgique, mais pas pour bouffer des frites et des chocolats. Enfin, si certains en veulent, qu’ils en mangent, ce n’est pas mon problème. Dans tous les cas, je vous présente un morceau des Belges de Black Box Revelation intitulé « Rattle my Heart ».

C’est vrai qu’on parle assez peu des groupes belges, alors que souvent il y a du bon ! Mais si, je vous assure ! Il suffit de faire tourner un cd de Ghinzu ou de Selah Sue pour le savoir. Bref, BBR c’est deux gamins ultra talentueux :  Jan Paternoster (guitare/chant) et Dries Van Dijck (batterie/percussion). A deux, ils envoient du lourd.

Tiré de leur dernier album My Perception sorti en 2011, ce morceau est assez révélateur des influences majeures de BBR : on sent le blues américain joué sur des guitares électriques comme Led Zep, Jack White ou Black Rebel Motorcycle Club, une voix sixties qui rappelle les refrains des Kinks mais aussi le timbre de Liam Gallagher. La voix du mec sûr de lui.

Sacrés Belges. 

Oeuvre de la semaine : Saint Matthieu et l’ange par Guido Reni

C’est sans aucun rapport avec les Black Box Revelation que je vous présente un peu de peinture italienne. Voici Saint Matthieu et l’ange par Guido Reni, daté vers 1635 et conservé au Vatican. 

Guido Reni est un peintre du XVIIe originaire de Bologne. Alors qu’il était initialement destiné à faire des études de musique, il entre dans l’atelier du flamand Denys Calvaert, où il rencontre deux autres grands noms de l’art italien, Francesco Albani et le Dominiquin. A la toute fin du XVIe il entre à l’Académie des Carrache à Bologne, et c’est au début du XVIIe qu’il arrive à Rome. Il décroche alors de nombreuses commandes émanant du clergé. 

Reni recherche le Beau idéal d’après l’étude de l’oeuvre de Raphaël, mais il est aussi sensible à l’art révolutionnaire du Caravage. Ce tableau, bien qu’il soit daté de la fin de sa carrière, montre bien la permanence d’une telle influence : le cadrage est resserré, le clair-obscur sculpte les formes et le vieillard est rendu avec réalisme. Néanmoins, ce désir de représenter fidèlement la vieillesse est atténué par une grande noblesse dans l’expression et un respect pour la sagesse de l’homme représenté. 

Ce qui me plait dans ce tableau, c’est surtout l’échange de regards entre Matthieu et l’ange qui lui dicte l’Evangile. Mais bien que la bouche du jeune ange soit ouverte, j’ai plutôt l’impression qu’elle esquisse un sourire : il ne parle pas. Les mots ne suffisent pas, et tout passe par le regard. 

Bluffés, non ?

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