De la chrysalide à la gloire, retour vers le futur

28 Juil

par Aurore.

Il y a quelques semaines, apparaissait sur nos écrans le dernier volet de Spiderman, sobrement appelé «  the amazing Spiderman ». Ça y est Peter Parker est devenu grand, il a épousé Mary-Jane et ils ont fait plein d’enfants araignées ? Non, pas du tout, Peter Parker est de nouveau jeune, mais en fait c’est un nouveau Peter Parker. Retour sur un épisode qui en dit long sur ce que signifie temporalité et bénéfices à Hollywood.

Pour toute âme normalement constituée et ayant accès à un cinéma, Spiderman est synonyme de Tobey Maguire, Kirsten Dunst, James Franco et surtout, Sam Raimi. C’est grâce à la trilogie de l’homme araignée que l’on a pu découvrir ces juenes acteurs faisant leurs premiers pas dans l’univers fabuleux du blockbuster (d’ailleurs Tobey Maguire a-t-il continué à marcher après cela ?). Mais nous ne sommes pas dupes, le cinéma ça coûte cher et les années passants il vaut mieux mettre à l’écran des jeunes premiers à l’allure dynamique que des têtes d’affiche défraichies.  En découvrant le marathon promotion du nouveau duo Andrew Garfield/Emma Stone, on comprend bien pourquoi les autres ont été évincés. Mais on pensait assister à un banal « Prequel » des trois épisodes que l ‘on connaissait déjà. En fait, c’est beaucoup plus compliqué (vicieux ?) que ça : The amazing Spiderman est un reboot de la trilogie Raimi. Je vous explique : Sony a un contrat avec Marvel, autorisant les producteurs à utiliser la belle franchise de comics à raison d’un film tous les quatre ans. Mais là, Sam Raimi, il en avait plein la casquette et face aux refus des studios de lui laisser la liberté qu’il demandait, il refuse de faire un quatrième opus. Tobey le suit. C’est ainsi que Sony se retrouve à faire un quatrième épisode, avec des nouveaux acteurs. L’histoire s’écrit ainsi, ou plutôt se réécrit.

Synospis :

Peter Parker est abandonné par ses parents, c’est encore un enfant. Sans laisser de raison, Mr et Mme Parker s’enfuient, laissant le petit Peter chez Oncle Ben (la salle rigole à chaque mention de son nom) et Tante May. Peter a 17 ans, il est au lycée, distrait et vaguement rebelle, il trouve un sac appartenant à son père et découvre ses recherches secrètes, Peter mène l’enquête et part chez Oscorp rencontrer son ancien collègue. Là il entre dans un labo rempli d’araignées, il se fait piquer. Ses gênes se transforment, il perd son oncle, veut se venger, se fait un costume. C’est Spiderman !

Out la Mary-Jane complexée à l’enfance difficile, bienvenue Stacy, dont le prénom reflète bien les tenues : jupes courtes et chaussettes hautes de rigueur, Peter craque pour la bombe du lycée. Facile. Peter se fait donc piquer en pénétrant par effraction dans un immense labo, alors qu’il est sur les traces de son père. Recherches scientifiques, modifications génétiques et bastons patriotiques se mêlent sur fond de bons sentiments d’amourette de lycéens. Frottez-vous les mains, vous vous apprêtez à découvrir un chef d’œuvre.

Verdict :

Les points positifs de ce nouveau casting résident principalement dans le potentiel physique des deux têtes d’affiche. Leur marathon de promotion internationale jouait déjà sur la corde « nous sommes un couple jeunes, heureux, super sapés et supé mignon ». Et ça marche ! On peut reconnaître au film le courage de tenter un peu de second degré. Les américains se rendent compte que le bon vieux premier degré patriotique lasse, Peter Parker est donc un ado, maladroit, irresponsable et guidé par une seule chose : se taper Stacy ! Enfin, il faut souligner le rôle indéniable des fesses d’Andrew Garfield dans la réussite du film !

Donc passé l’humour et le physique des acteurs, que reste-t-il ? pas grand chose. Je me suis fait grâce de la 3D, mais le combat final est entièrement conçu pour ne pas vous faire regretter l’achat de vos lunettes… Inutile donc !  Quand Peter devient un justicier responsable, fini l’humour ! Le cinéma américain remet ses gros sabots et le gentil aide l’autre gentil mais devenu méchant parce qu’il est malheureux et malade, alors que le méchant aide Spiderman et devient alors gentil, parce qu’en fait tout le monde est gentil !

Mais, heureusement notre expert ciné n’est jamais loin, et il a tenu à ajouter son avis à ma, toujours, grandiose, analyse cinématographique : « Dans Spiderman, il y a du bon et du moins bon. Pour le moins bon : le méchant (sans charisme et plutôt mal fait), le scénario (pratiquement identique au film de Sam Raimi et qui pose plein de questions mais n’en répond à aucune [la disparition des parents, le meurtrier de l’oncle…]), la musique du film (qui ne colle absolument pas, surtout lors des scènes d’actions).
Pour le bon : les deux acteurs principaux (meilleurs que les originaux? Pas loin…), la bonne idée de vue à la première personne lorsque Spiderman voltige dans New-York, le personnage de Peter Parker inspiré des comics (d’abord adolescent maladroit puis petit branleur fun une fois devenu l’homme araignée). »

Donc on est assez d’accord, mais il le dit mieux après tout ! Alors, vous allez courir le voir ? Vous l’avez déjà vu ?

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