L’hebdo du Point C #39

22 Juil

par Grégoire.

Son de la semaine :  H! Vltg3 de Linkin Park

Aujourd’hui, avec ce beau temps, j’ai envie d’être au volant d’une voiture, d’avancer lentement, et de faire rebondir l’avant du véhicule. Et pour ça, il faut un son approprié. J’aurais pu vous filer du Dr Dre, du Snoop Dog, mais c’eût été trop facile, non ? Je préfère vous surprendre : voici H! Vltg3 (High Voltage) de Linkin Park.

Ok, quand on dit Linkin Park, on a un peu peur. Et ça peut se comprendre. Formé en 1996 en Californie et emmené notamment par le chanteur Chester Bennington et le rappeur/guitariste Mike Shinoda, le groupe connait son premier gros succès avec leur album Hybrid Theory en 2000. Avouez, vous avez tous écouté à un moment ou un autre. En 2002 sort Reanimation, un album de remix duquel est tiré « H! Vltg3 ». 

Le titre est super efficace, avec le rap de Shinoda posé sur ce clavier ultra répétitif. Les affinités du groupe néo-métal avec le hip-hop sont bien connues : Shinoda et ses potes ont par exemple sorti un EP avec Jay-Z (Collision Course). Bref, pour moi Reanimation est un super album. Tout n’es pas formidable, mais on découvre des morceaux, comme H! Vltg3, qui surprennent. 

Et vous êtes surpris. 

Oeuvre de la semaine : Forme unique de continuité dans l’espace de Boccioni

Difficile de trouver une oeuvre vraiment en rapport avec ce titre. Mais bon, il suffit de regarder un peu la pochette de Reanimation : on y voit un super robot géant, du type Transformer, avec plein de facettes et une structure apparente. Du coup, je vous présente « Forme unique de continuité dans l’espace » d’Umberto Boccioni, oeuvre réalisée en 1913 et dont une version est conservée au MoMa à NYC. 

Boccioni appartient au futurisme, mouvement artistique, littéraire et philosophique qui se développe en Italie dès 1909 avec la parution du Manifeste Futuriste écrit par Marinetti. Les futuristes, pour faire court et concis, exaltent la modernité du monde et louent la civilisation urbaine qui vit grâce aux machines, sources de progrès et de vitesse. Les artistes touchent à tout, et veulent se rebeller contre un passé qu’ils considèrent comme un frein de convenances. 

Du coup, nombreux sont ceux qui, en utilisant diverses techniques, s’appliquent à vouloir représenter le mouvement. Voyez par exemple Balla, Severini ou Russolo. Difficile de représenter le mobile sur un support immobile… Boccioni, lui, pour cette sculpture, déconstruit son homme en mouvement pour nous donner une impression de vitesse, plus ou moins convaincante il est vrai. Les traits imprécis, le manque de détails et les proportions étranges sont là pour nous suggérer un état transitoire du déplacement de la matière dans l’espace et le temps

Vous comprenez donc mon choix : regardez l’aspect de ce bonhomme. Il ne vous fait pas penser à un robot ? Je l’avoue, le lien est léger et pas très pertinent. Mais que voulez-vous, il faut bien que je me creuse l’esprit pour vous trouver quelques trucs. 

Et le dimanche, ce n’est pas facile, croyez-moi !

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