L’hebdo du Point C #38

15 Juil

par Grégoire.

Son de la semaine : Wish You Were Here de Pink Floyd

Je sais, je vous ai déjà présenté un titre de Pink Floyd. Et alors ? Est-ce une raison suffisante pour ne pas vous en faire écouter un autre ? Je ne pense pas… Après les délires vocaux d’une indomptable cantatrice sur The Great Gig in The Sky, je vous présente une belle balade, Wish You Were Here, tirée de l’album éponyme sorti en 1975.

Première chose à signaler : l’artwork des pochettes de Pink Floyd est toujours très recherché et assez intelligent. Dans un paysage où fleurissent les symboles les plus obscurs, des figures se détachent sur un fond bleu qui ne peut que rappeler les expériences surréalistes menées par un Dali ou un Magritte. Bref, tout ça pour dire qu’un album de Pink Floyd, c’est avant tout un objet dont on aime prendre soin

Cette chanson a été écrite en souvenir de l’ancien leader du groupe, Syd Barrett, exclu en 1968 suite à son comportement instable qu’il avait à cause de sa surconsommation de LSD.  La simplicité de l’ensemble sert parfaitement l’émotion intense et mélancolique qui se détache de l’ensemble. Le message est clair, sans détour. Le groupe ressent ce cruel manque, et le traduit en musique. 

Instant émotion.

Oeuvre de la semaine : le Panier de Fraises de Chardin

Peu de rapport entre les Pink Floyd et les fraises. Mais Chardin ne peint pas de banales natures mortes : c’est bien plus complexe que cela. Mais pas trop vite, vous comprendrez pourquoi je vous dis tout ça. Voici le Panier de Fraises de Jean-Baptiste-Siméon Chardin, daté de 1761 et conservé en collection particulière à Paris. 

Les fraises et les fleurs sont très rares dans l’oeuvre de l’artiste. Néanmoins, on a comme l’impression qu’il les connaît très bien, presque intimement. Devant un fond texturé, monochrome, une pyramide de fraises s’élève, sobrement élégante. Sur la table sont disposés, négligemment, quelques éléments, comme un verre d’eau, une pêche, des oeillets dont la fine tige brise la diagonale du support et crée un effet de profondeur. 

La touche est vaporeuse, et Chardin ne va pas jusqu’à décrire minutieusement chaque fraise. Il les figure avec rapidité, avec une déconcertante simplicité, pour atteindre l’équilibre parfait, l’harmonie des rouges et des blancs. On aurait presque l’impression « qu’il se passe quelque-chose », quelque-chose d’émouvant, d’intime, plein d’honnêteté et de respect, à la manière des Pink Floyd. 

Alors, conquis ?

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