L’hebdo du Point C #37

8 Juil

Son de la semaine : Phantom Limb de The Shins

Si l’on veut écouter de la bonne musique en buvant quelques coups, le Pop In est sûrement un des bars incontournables. Et je dis ça en toute objectivité, hein. Bref, hier soir, outre les Smiths, on a pu écouter les Shins, que je ne connaissais que grâce à leur chanson New Slang, extraite de la BO de Garden State. Ce soir, je vous présente Phantom Limb.

Ce morceau est le 4e du 3e album du groupe, intitulé Wincing the Night Away et sorti en 2007, c’est-à-dire 10 ans après la formation du groupe en 1997 par James Mercer (guitare, chant), américain né à Hawaï, qui a aussi bossé avec Danger Mouse sur le side project Broken Bells (2009). Après quelques séparations, Mercer est aujourd’hui le seul membre fondateur encore présent dans le groupe.

Ce qui me plait dans ce titre, c’est le refrain. Il résume à lui seul les influences de James Mercer : une voix qui rappelle les Smiths, un tambourin et des choeurs qui nous transportent sur les plages de son île natale et font penser aux Beach Boys. Tout cela appuyé par une basse au fuzz bien actuel.

Eh non, point de pastiche !

Oeuvre de la semaine : le Cauchemar de Füssli

Place à l’oeuvre de la semaine. Voici l’étrange et déroutant tableau de Johann Heinrich Füssli appelé « le Cauchemar », dont vous connaissez peut-être une version très célèbre conservée à Detroit. Soyons raffinés : en voici une autre, datée vers 1790-91 et conservée au Musée Goethe à Francfort. 

Peintre et écrivain d’art britannique né à Zurich, Füssli, qui devait initialement entrer dans les ordres, se consacre entièrement à l’art sur le conseil du peintre Sir Joshua Reynolds. Fasciné par Michel-Ange, il excelle vite dans la représentation du mouvement, et insuffle à ses toiles, encore pleines de néoclassicisme (dans le traitement du corps, de l’architecture ou encore du mobilier), un souffle romantique et un goût pour l’étrange qui le rapprochent parfois de l’oeuvre d’un William Blake

La première version du Cauchemar a rencontré un fort succès dès sa première exposition en 1782 à la Royal Academy de Londres. La toile représente une femme dormant, ainsi que le contenu de son cauchemar. Le petit démon et la tête de cheval aux yeux glacés font référence à diverses croyances tirées du folklore européen, et n’ont pas manqué d’agiter l’esprit de quelques théoriciens. Vous ne serez pas surpris d’apprendre que nombreux sont ceux qui y ont vu une allusion à un subconscient lié à une expérience sexuelle, anticipant alors les théories de Freud… Aussi, petit jeu de mots de l’artiste : se moquant de toute étymologie, il peint une jument (a mare en anglais) dans un tableau intitulé « The Nightmare ». 

Sacré Johann.

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