L’hebdo du Point C #36

1 Juil

Son de la semaine : Since I’ve Been Loving You de Led Zeppelin

Nous avons pu écouter ensemble quelques morceaux « fondateurs », quelques « incontournables », sans trop puiser aux sources du hard rock, voire du heavy. Et bien allons-y ! Sautons dedans à pieds joints, et commençons par Since I’ve Been Loving You, du groupe mythique Led Zeppelin.

Petit rappel historique : le groupe est formé en 1968 et se compose de Jimmy Page (guitare), Robert Plant (chant), John Paul Jones (basse) et John Bonham (batterie). Led Zeppelin mélange des phrases de guitare virtuoses, une batterie omniprésente, une voix haut perchée (qui influencera Jack White notamment), et de nombreuses influences comme le blues, le rockabilly, ou encore les musiques traditionnelles orientales. 

Since I’ve Been Lonving You figure sur le troisième album du groupe, intelligemment intitulé Led Zeppelin III qui sort en 1970. Il s’agit d’un magnifique blues aux paroles tourmentées qui crient la plainte amoureuse d’un homme trompé par sa femme… Les premiers commentaires Youtube sont éloquents : ce titre frappe par son étonnante sensualité.

Le slow parfait.

Oeuvre de la semaine : Mars et Vénus surpris par Vulcain, par le Tintoret

Robert Plant chante donc le désespoir d’un homme trompé… La mythologie antique nous offre de nombreuses histoires d’amour plus compliquées les unes que les autres, alors autant y aller ! Voici Mars et Vénus surpris par Vulcain, toile peinte par le Tintoret vers 1550 et conservée à Munich.

Vulcain, vous savez, c’est le dieu forgeron qui boîte. Vénus, la déesse de la beauté, est sa femme. Et c’est là que ça coince, car forcément la belle a de nombreux prétendants, dont Mars, le dieu de la guerre. Les deux amants profitent du travail de Vulcain (dans sa forge all day long) pour se « voir » (vous m’avez compris). Le pauvre homme !

Néanmoins, cette scène assez dramatique est traitée par l’artiste avec beaucoup d’humour. La personnalité farouche du Tintoret est à l’oeuvre quand on observe de nombreux détails savoureux comme le petit chien, le regard de Vulcain en direction de sa femme (dont il semble découvrir le corps pour la première fois… le pauvre homme !), et surtout Mars caché sous la table au fond de la scène. On se croirait en pleine représentation d’une pièce de Feydeau ! 

Tintoret fait aussi preuve de son sens inné de la représentation de la lumière, à l’aide de forts accents de blanc, sur les tissus notamment, qui acquièrent presque une apparence métallique. Tout cela dans un espace à la perspective audacieuse et explicite : les lignes de fuite convergent rapidement vers la droite, c’est-à-dire vers là où Mars a tout intérêt à courir… Notez enfin la représentation d’un miroir, qui permet à Tintoret d’étaler encore plus son talent dans le rendu des corps et de la scène. 

Le pauvre homme !

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