L’hebdo du Point C #33

10 Juin

par Grégoire.

Son de la semaine : The Rose With a Broken Neck, par Daniele Luppi

Qu’il est bon de profiter d’un dimanche paisible, pour se remettre d’un samedi soir peut-être un peu trop arrosé. Choisir la musique appropriée est ainsi primordial, et je vous propose maintenant d’écouter The Rose With a Broken Neck, morceau composé par Daniele Luppi et Brian Burton. Hommage à Mr FM (il se reconnaîtra), origine de cette belle découverte.

Ce titre figure sur un album intitulé Rome, sorti en mai 2011. Composé par l’italien Daniele Luppi et Brian Burton, avec une production assurée par Danger Mouse, il a vu le jour après 5 ans de travail. C’est une vraie référence aux western spaghetti, les morceaux ont d’ailleurs été enregistrés sur du matériel d’époque, et avec l’aide des Cantori Moderni, choeur qui a notamment travaillé sous la direction d’Enio Morricone pour Le Bon, la Brute et le Truand.

Ce disque intelligent et très raffiné regroupe aussi deux figures majeures : Norah Jones et Jack White, qui chante sur le titre que je vous présente. Sa voix plaintive se pose avec douceur sur une musique mélancolique, à la basse chaude et à l’orgue presque enfantin. Le charme opère : les images vont et viennent, fusent, s’entrechoquent et finissent par disparaître, nous rendant juste impatients d’entendre la suite du disque. 

Jack White, cow-boy solitaire. 

Oeuvre de la semaine : Balzac par Auguste Rodin

Difficile de trouver une oeuvre qui soit vraiment en lien avec le morceau que je viens de vous présenter… Peu de scènes de western ont été peintes, ça c’est sûr. J’aurais pu prendre le portrait d’Elvis Presley par Andy Warhol, mais non. Non, non, et non. J’ai choisi de mettre l’accent sur la puissance évocatrice de cette ambiance musicale, et je vous présente le Balzac de Rodin, daté de 1898.

Ici, Rodin hésite entre réalisme, romantisme et symbolisme. Il ne veut pas décrire ou raconter, mais plutôt générer une émotion dans le coeur du spectateur. En fait, nous sommes plutôt face à une allégorie du pouvoir artistique, à la fois génial et fantastique, mais aussi terrifiant. C’est sa manière à lui de rendre hommage à l’écrivain.

Balzac a l’allure d’une colonne, froid et impassible, mais il nous frappe par sa force et le mystère qu’il nous suggère. Selon Rodin, « c’était la création même qui se servait de la forme de Balzac pour apparaître ». Cette oeuvre est presque magique. 

Presque chamanique.

 

Une Réponse to “L’hebdo du Point C #33”

  1. Antoine 10 juin 2012 à 19:29 #

    If I may, Brian Burton = Danger Mouse.

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