L’hebdo du Point C #30

20 Mai

par Grégoire.

Son de la semaine : Niggas in Paris de Jay-Z et Kanye West

Il y a des moments où l’on a envie de créer le scandale, de choper un Vélib’ et de faire n’importe quoi. On serait même prêt à sauter dans une Autolib’, pour jouer au gangsta dans une voiture électrique mise à disposition par la ville. Un vrai truc de gue-din quoi. Ce sentiment, on le ressent notamment en écoutant « Niggas in Paris » de Jay-Z et Kanye West.

Ce titre est extrait de leur album commun « Watch the Throne« , qui est sorti en août 2011. Ce disque fait l’effet d’une grosse bombe dans le monde du rap américain : avec 290 000 exemplaires vendus en une seule semaine sur iTunes, il détrône (jeu de mots involontaire avec le titre de l’album des deux rappeurs) Viva la Vida de Coldplay, qui avait atteint 282 000 ventes. 

D’accord, il y a pas mal de très bons titres sur cet album. Mais ce qui me marque surtout, c’est qu’on a vraiment l’impression que les deux potes s’amusent. Ils samplent, invitent, sans trop innover, mais en insufflant une sacrée pêche au son. Je rappelle qu’ils font partie des rappeurs les plus riches du globe… Donc ils peuvent se permettre de désosser une Bentley sans aucun problème (cf. clip de la chanson « Otis »). 

Capuche obligatoire.

Oeuvre de la semaine : les Ramoneurs en marche de Charles Nègre

La photographie arrive enfin dans l’Hebdo. Pourquoi avoir attendu si longtemps ? Peut-être parce que je ne me sens pas trop à l’aise avec cette technique. Mais bon, allez, je me lance, rien que pour vous. Vous noterez au passage le subtil jeu de mots entre « Niggas in Paris » et les Ramoneurs de Charles Nègre… Hum hum, bref, cette oeuvre est datée de 1851.

Petit point sur l’artiste : Nègre (1820-1880) apprend la peinture chez Delaroche et Ingres, mais il s’intéresse beaucoup à la photographie qui vient à peine d’éclore avec Niepce et surtout avec Daguerre dans les années 1830. Il pense qu’elle peut l’aider à exécuter des toiles, mais se rend très vite compte de son potentiel artistique. Ses Ramoneurs datent de cette période, et constituent un jalon important dans l’histoire de la photographie. En effet, Nègre essaie de capter le mouvement des corps. Mais ne soyons pas dupes : le temps de pose, à l’époque, était assez long, et l’on pense que Nègre aurait demandé aux ramoneurs de poser…

Avec cette expérience, l’artiste s’inscrit dans une tradition établie de représentation de tous les métiers de la vie moderne, mais il s’en distingue par son audace et par sa volonté d’enlever aux personnages leurs attitudes figées. 

Tout le monde sourit… CLAC ! (rien trouvé de mieux)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :