L’hebdo du Point C #29

13 Mai

par Grégoire.

Son de la semaine : For Your Love par The Yardbirds

C’est assez fun de regarder des clips des groupes de rock britanniques des années 1960. Ces gars font des choses assez barrées, comme Procol Harum, The Moody Blues, et surtout Pink Floyd (voir les clips d’Arnold Layne et de See Emily Play). Ils jouent sur des plans rapprochés, des ralentis, des coupes de cheveux farfelues, mais aussi sur des costumes parfois extravagants. Les Yardbirds n’échappent pas à la règle dans le clip de leur chanson « For Your Love », qui sort en février 1965.

Les Yardbirds, c’est un peu un groupe dans lequel sont passés des gens comme Jimmy Page, Jeff Beck, ou encore Eric Clapton… En gros, c’est un groupe monstrueux qui a produit des titres aujourd’hui cultes. For Your Love illustre bien ce succès, puisque la chanson est arrivée, à sa sortie, 3e au Royaume-uni, et 6e aux USA. Mais ce titre marque la fin d’une période dans l’histoire du groupe : depuis l’arrivée de Clapton (surnommé « God » par ses admirateurs), les Yardbirds font beaucoup de reprises, et n’ont pas un répertoire très consistant. Ce retard a beau être comblé par For Your Love, Clapton décide de quitter le groupe car très attaché au blues, il ne supporte pas l’orientation décidément pop du titre.

Ce qui me plait dans For Your Love, c’est son côté sautillant apporté par les percussions, mais aussi son clavier qui rappellerait presque les accents baroques d’un clavecin… D’ailleurs il me semble que c’en est un, mais je ne suis pas sûr. Le clip est chouette, comme je vous le disais. J’admire le batteur vêtu d’une armure de chevalier !

Satisfaits ?

Oeuvre de la semaine : le Baiser d’Anne et de Joachim à la Porte Dorée

Encore et toujours des histoires d’amour… Que voulez-vous, je suis un grand romantique. Hum hum. Bref, de nombreux artistes se sont attachés à représenter les sentiments, les émotions. Parmi eux, et non des moindres, le Florentin Giotto, « précurseur de la Renaissance italienne », dont je vous présente le Baiser d’Anne et de Joachim à la Porte Dorée. 

Entendons-nous bien : cette photo ne vous livre qu’un détail de l’ensemble des fresques que Giotto a peintes dans la chapelle Scrovegni de Padoue entre 1303 et 1306. L’artiste a environ 40 ans quand il commence ce cycle de 33 scènes, et il a déjà fait ses preuves à St François d’Assises et à Rome. Autant vous dire que lui, le pinceau, il connait.

La chapelle a été restaurée en 2001, et les fresques sont dans un état de conservation incroyable. Comme le bâtiment est de dimensions réduites, on ressent une véritable proximité avec les peintures. On aimerait y passer plus de temps, mais ce n’est pas possible : pour la visite, on doit réserver à un horaire précis, ne pas se tromper, et y rester un temps limité, pour permettre au groupe suivant d’y pénétrer. Dommage, oui, mais certainement normal. Imaginez un peu ce que doivent endurer ces fresques vieilles de 700 ans ! 

Ici, Giotto peint tout l’amour qui unit un homme et une femme, et tout passe par le regard, mai aussi par les mains d’Anne qui enlacent, de leurs doigts fins et élancés, la tête de son époux. Un autre baiser est à voir dans cette chapelle : celui de Judas… Je vous passe les questions iconographiques ; je veux simplement vous montrer à quel point un homme peut rendre une peinture si vivante, si réelle, si émouvante.

Pour citer Colonel Reyel, « Je kiffe, c’est clair ». 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :