L’hebdo du Point C #28

6 Mai

par Grégoire.

Son de la semaine : Waves Imagination de Lone

On ne va pas se mentir : on attend tous l’été. Certains ont déjà prévu leurs vacances, d’autres feront ça au dernier moment, avides d’imprévus. Dans tous les cas, ce sera chouette, j’en suis sûr. Petite suggestion de musique à écouter sur la plage en se dorant la pilule : voici Waves Imagination de Lone.

Matt Cutler, alias Lone, est un musicien britannique originaire de Nottingham, et non, ce n’est pas un descendant de Robin des Bois. Il a quatre albums et de nombreux EP à son actif, et Waves Imagination est issue d’Ecstasy and Friends, sorti en 2009, soit un an après son très apprécié Lemurian

Lone développe un son hybride, assez difficile à définir. Entre hip hop, électro et musique d’ambiance, ce savant et lancinant mélange aux effets scintillants (attention je fais de la poésie) est parfait pour vos petites oreilles agressées par les bruits de la ville. Je dois cette découverte à La Playlist du Dimanche : rendons à César ce qui est à César

Alors, heureux ?

Oeuvre de la semaine : les Iles d’or d’Henri Edmond Cross

Je vous ai parlé de plage, de soleil, de scintillements (oui, j’ai osé), alors je continue. Non, vous ne m’arrêterez pas. Sortez vos ombrelles et autres parasols, voici les Iles d’Or d’Henri Edmond Cross, daté vers 1891-1892 et conservé au Musée d’Orsay à Paris. 

D’accord, le tableau représente des îles, et il n’y a qu’à lire le titre pour le savoir. Mais est-ce tout ? Ne croyez-vous pas qu’elles sont un prétexte à autre chose ? En fait, Cross cherche à représenter les effets de la lumière et les variations de couleurs en utilisant une technique dont il est, avec Seurat, un des plus grands représentants : le néo-impressionnisme. En bref, cette méthode consiste à juxtaposer des touches de couleur pure, afin que le mélange se fasse avec la distance, de manière optique, et non sur la palette ou sur la toile. Cette pratique picturale divisionniste (car elle divise la lumière, vous me suivez ?) est fortement influencée par les théories sur la couleur d’Eugène Chevreul

Revenons à Cross : le format et la place de la ligne d’horizon en haut de la composition rappellent les estampes japonaises, très en vogue à la fin du XIXe siècle. L’artiste fait varier la taille de ses points en fonction de leur position sur la toile, ce qui crée ce chatoiement, ce scintillement dont je vous parlais et que vous avez tous déjà observé, quand les rayons du soleil caressent la crête des vagues. La perspective est quasi inexistante, et l’on a vraiment l’impression, face à ces bandes parallèles, d’être confronté à un océan de couleurs, un espace dans lequel on aurait envie de s’immerger, une toile de fond pour notre imagination. Je ne peux m’empêcher de penser aux expériences d’un Mark Rothko un demi-siècle plus tard…

A dimanche prochain ! 

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