L’hebdo du Point C #20

11 Mar

par Grégoire.

Son de la semaine : Top Yourself des Raconteurs

Jack White, c’est un type bien. Les White Stripes, tout le monde connait. Même le public des stades. Oui, vous savez, le fameux « POOOO POLO POPOPO POOOO ». Bon ok, je ne pense pas que ceux qui entonnent ce gai refrain connaissent Seven Nation Army. Bref, les White Stripes, c’est fantastique, un point c’est tout. 

Mais Jack, il ne joue pas que dans les White Stripes. A côté, il fait partie de différentes formations, comme les Dead Weather, ou les Raconteurs. On y arrive enfin. Nan, mais faut dire qu’on peut pas lâcher seulement trois mots d’intro sur un type comme lui. Jack, c’est Jack. C’est la voix de Robert Plant associée à la guitare de Jimmy Page. C’est un put*** de rockeur, et aussi un musicien de malade. Qui mieux que Jack peut sortir des sons si dégueu de sa guitare ? Qui ? 

Ici, Jack sort le bottleneck et le promène le long du manche de sa guitare. C’est pas la première fois qu’il l’emploie : on se souvient de Death Letter, de Little Bird (toutes les deux sur De Stijl), mais aussi de I wanna be the boy to warm your mother’s heart (dans le solo), ou encore de Catch Hell Blues (sur Icky Thump). Liste non exhaustive bien sûr

BREF, le genre de musique qui donne envie d’enfiler ses boots. 

Oeuvre de la semaine : Autoportrait à la pipe de Gustave Courbet

D’accord, j’ai déjà utilisé un Courbet. Mais voyez-vous, j’ai été confronté à la dure tâche de trouver une oeuvre qui corresponde au morceau des Raconteurs. Le Concert de Caravage ? Pas assez bluesy. Un musicien de David Téniers ? Trop bourré. Je vous épargne mes pérégrinations virtuelles pour vous présenter finalement l’autoportrait à la pipe de Courbet, daté de 1849 et conservé au Musée Fabre à Montpellier.

J’avais besoin d’un esprit sombre. Sombre mais sûr de lui. Solitaire aussi. Avouez-le, ce petit portrait représente bien tout ça, non ? Le peintre nous regarde, mais ses yeux sont cachés, insondables. Nous ne les voyons pas, ils ne nous révèlent rien sur lui, rien sur son pouvoir créateur. Lui seul sait, et c’est déjà suffisant. Il nous toise avec un léger sourire, l’air de dire : « ça t’épate, hein ? ».

Ce portrait nous montre toute l’habileté de Courbet, aussi bien dans le rendu psychologique, que dans le maniement des couleurs. Un tout petit exemple. Regardez la touche de lumière sur le haut du front. Zoomez, et vous verrez qu’elle n’a été obtenue qu’avec un seul coup de pinceau. Désinvolte, mais précis

Lui, ses boots, il les a déjà enfilées. 

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