Deux monstres au ciné

3 Mar

par Baptiste.

Ce début d’année 2012 a vu le retour sur le devant de la scène, non pas d’un mais de deux « Monstres Sacrés du Cinéma » : Meryl Streep et Glenn Close. Deux camarades de classe, au talent incroyable, à chaque fois parfaites dans leurs rôles.

Meryl Streep : 2 Oscars au compteur (pardon ! 3 depuis ce week-end) celui de la Meilleure Actrice pour « Le Choix de Sophie » et celui du Meilleur Second Rôle Féminin pour « Kramer contre Kramer », un nombre record de prix et de nominations à travers le monde. Elle est tout simplement LA PLUS GRANDE ACTRICE DU MONDE (bon certes, Katharine Hepburn a remporté 4 Oscars, mais bon, disons qu’il s’agissait d’un autre temps!).

Glenn Close : aucune récompense majeure, mais souvent nommée pour ses interprétations, je pense entre autres à « Liaison Fatale » et aux « Liaisons Dangereuses ». Rare au cinéma (sa dernière apparition remarquée remonte aux « 102 Dalmatiens » en 2001!). Glenn Close est surtout présente à la télévision avec l’excellente série « Damages » et au théâtre (où elle a joué, notamment, le rôle d’Albert Nobbs).

Aujourd’hui elles sont de retour pour des histoires de femmes (Non, ne zappez pas tout de suite messieurs : Ici, elles ne causent, ni ne se plaignent trop, mais elles en prennent plein la gueule !).

« Miss Maggie » :

Je commencerai donc par le biopic consacré à Margaret Thatcher : « La Dame de Fer » ; « The Iron Lady » pour les bilingues, et non, ce n’est pas la copine d’Iron Man !

Le film retrace l’ascension de celle qui deviendra la première « Prime Minister » de Grande-Bretagne, de ses débuts au Parti Conservateur jusqu’à aujourd’hui (et sa maladie d’Alzheimer) en passant par ses grandes décisions politiques, qui en feront la femme la plus détestée du Royaume-Uni.

Côté positif : Meryl Streep, elle incarne à la perfection la Margaret depuis 1979, avec son entrée au 10 Downing Street, à nos jours. Le maquillage aidant (Oscar du Meilleur Maquillage) Meryl Streep habite totalement son personnage, allant jusqu’à ressembler plus à Thatcher que… Thatcher elle-même. Chapeau bas !

Et on s’arrêtera là pour le positif !

Parce que non seulement aucun acteur n’arrive à égaler Meryl Streep (éventuellement Jim Broadbent, qui interprète son mari) mais le film est insupportable dans sa narration. Ça commence par des déambulations et des dialogues de « The Alzheimer Lady » avec son mari décédé (Denis Thatcher [prononcez Dainisss]), qui va, comme par magie, retrouver la mémoire sur les grands événements de sa carrière (Coup de chance ! Imaginez s’il s’agissait d’événements totalement anodins de sa vie…).

Cependant, le film est bien fait sur un point : les objets lui rappelant sa carrière sont trouvés dans l’ordre chronologique ! Mais quand les souvenirs s’accumulent et que la vieille Thatcher se remémore la « Premier Ministre » qui se souvient à son tour de la jeune qui s’imagine ce qu’elle deviendra quand elle sera vieille… Bref, on est largué et les événements sont survolés.

Enfin, le film me dérange sur un dernier point : Thatcher était une des personnes les plus détestées de  Grande-Bretagne, or le film ne montre pas suffisamment cet aspect. Pire, en donnant le rôle à une actrice les plus adorées, Thatcher en ressort grandie, et nous ferait même pitié. Un comble ! Je recommande donc aux réalisateurs souhaitant faire un biopic sur un dictateur, par exemple, de ne pas choisir un acteur cool. Imaginez adorer Hitler seulement parce qu’il est interprété par Robert Downey Junior ? Non, bien sûr ! Quoique, il faut admettre que « The Diktator » avec Sacha Baron Cohen s’annonce ultra-cool…

Bref, la réalisatrice, Phyllida Lloyd (« Mamma Mia! ») ferait mieux de retourner aux comédies musicales… Tout bien considéré : Non, Phyllida, teste autre chose, comme la poterie, c’est cool ça, non ?

Pour ce qui est de « La Dame de Fer », Meryl Streep met à nu Margaret Thatcher. On pourrait presque dire qu’elle fait un « Streep-tease », Meryl (tadââââ).

 

« Liaison Interdite »:

Enfin, cette semaine est sorti « Albert Nobbs » (sobrement intitulé « Albert Nobbs » en VO), adaptation de la nouvelle « La vie singulière d’Albert Nobbs » de George Moore. Tout cela semble bien logique !

Au XIXe siècle, dans l’Irlande en pleine crise économique, une femme (Albert Nobbs), se fait passer pour un homme afin de pouvoir travailler en tant que majordome. Mais il (ou elle ?) va tomber amoureux de la jeune soubrette Rachel Dawes (Mia Wasikowska) qui n’aura de cesse de s’interroger sur : « Le Secret d’Albert’s Mountain » (j’avoue cette vanne est un peu potache!)

Malheureusement, de nouveau l’intérêt du film réside exclusivement dans l’interprétation de son actrice principale. Le bonhomme impressionne ! Glenn Close est véritablement un homme, « jusqu’au bout des seins, ayant échoué l’amalgame de la sexualité et du charme » (sacré Michel). Elle joue son personnage avec pudeur et délicatesse (« Cachez ce sein que je ne saurais voir ») et joue parfois comme un mime, avouant s’être inspirée du seul et unique Chaplin.

Mais une fois de plus, le reste du casting n’est pas à la hauteur de la performance. Pourtant, il est bien rempli avec : Mia Wasikowska (Alice aux Pays des Merveilles), Aaron Jonhson (Kick-Ass), Brendan Gleesson (Bons Baisers de Bruges), Jonathan Rhys Meyers (la série TV : Les Tudors), mais aucun n’arrive à la cheville de Glenn Close (certains sont même très mauvais : Mamma Mia Wasikowska), si ce n’est Janet McTeer (ici dans son premier grand film, et quelque chose me dit qu’elle ne va pas en rester là).

La réalisation de Rodrigo Garcia est des plus classiques (non, je n’ai pas dit ennuyeuse… mais je l’ai pensé très fort ? oui et c’est fâcheux !), les aspects comiques pas suffisamment soulignés, tout comme les moments dramatiques. Comme quoi, il ne suffit pas d’être le fils d’un grand écrivain  (Gabriel Garcia Marquez) pour être un réalisateur. Laisse écrire Papounet, petit !

Concernant « Albert Nobbs », on peut dire qu’avec Glenn, le dossier est « Closed » (tadââââ).

2012 aura donc vu deux grandes actrices pour deux formidables interprétations mais malheureusement pour deux films qui ne resteront pas, eux, dans l’histoire.

Dommage, la promesse était belle !

Petite recommandation : pourtant pas le premier à me jeter sur les VO, les films ne présentent aucun intérêt en VF et vont même jusqu’à nous écorcher les oreilles ; le but étant de profiter pleinement du jeu de ces deux actrices, qui vont jusqu’à modifier leurs voix.

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