L’Hebdo du Point C #18

26 Fév

 par  Grégoire.

Son de la semaine : Rape me de Nirvana 

Continuons notre tournée des classiques. Jusque là, on était gentil. Mais on peut devenir méchant, très méchant. Volume maximum, voici Rape me du célébrissime groupe grunge, Nirvana. 

Cette chanson sort en 1993 sur In Utero, album qui obtient un grand succès critique et commercial sans pour autant égaler les scores de Nevermind (1991), alors que Kurt Cobain désire par-dessus tout retourner dans l’anonymat. Bah fallait pas faire d’album Kurt ! 

A sa sortie, Rape me fait scandale, notamment auprès de groupes féministes, alors que Cobain dit qu’il l’a écrite justement pour dénoncer le viol. Sacrée excuse, encore utilisée par beaucoup d’artistes de nos jours. 

Le titre s’ouvre calmement, mais cela ne dure pas : Dave Grohl débarque en trombe en matraquant sa batterie, Krist Novoselic sort de lourdes notes de sa basse, et Cobain gueule dans son micro. 

2 min 56 de rébellion. On aurait presque envie de porter un pull trop large et des jeans déchirés. 

Oeuvre de la semaine : l’Enlèvement de Proserpine par le Bernin

Je ne pouvais que choisir une oeuvre en lien avec la chanson. Et croyez-moi, il y en a des histoires de viol dans l’art ! Attardons-nous sur l’Enlèvement de Proserpine par le Bernin, chef-d’oeuvre daté de 1622 et conservée à la Galerie Borghèse à Rome. 

Rappelons brièvement l’histoire. Hadès, frère de Zeus et dieu des Enfers, tombe amoureux de Corè, fille de Déméter, et décide de l’enlever afin qu’elle devienne son épouse, sous le nom de Perséphone. Malgré les cris de sa fille, Déméter ne l’entend pas. Découvrant toute la vérité, elle se plaint auprès de Zeus, qui arrive à un compromis : Perséphone passera les mois d’automne et d’hiver aux Enfers, et ceux de printemps et d’été auprès de sa mère. 

Le Bernin choisit de représenter ici le moment du rapt de Corè. Cette sculpture présente de nombreuses caractéristiques de l’art baroque : de grandes diagonales affrontées, l’instantanéité presque photographique de la scène, le souffle héroïque et monumental… Mais surtout, le Bernin rend les chairs à la perfection, pour nous transmettre toute l’intensité sexuelle du moment. Cela vaut bien une deuxième image, non ?

Je pense que si. 

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