L’hebdo du Point C #15

5 Fév

par Grégoire.

Son de la semaine : Subterranean Homesick Alien de Radiohead

Certains morceaux vous restent dans la tête. Laissent des traces indélébiles. Certaines lignes de guitare, certaines phrases de piano visent juste, véritables concentrés d’efficacité et d’émotion. Mais ne mettons pas de mot sur celle-ci, écoutons juste « Subterranean Homesick Alien » de Radiohead.

Ce morceau est extrait du magistral Ok Computer sorti en 1997, qui renferme d’autres titres qui ont fait date comme Paranoïd Androïd, Karma Police, ou encore No Surprises. Il s’ouvre sur un arpège des plus cotonneux, dans lequel on se laisse tomber. Il fait l’effet d’un alunissage : on ouvre la capsule, la gravité est plus faible que sur terre, les mouvements sont plus lents. 

Le duo basse-batterie, nappé de synthés à la sauce spatiale, porte efficacement, mais non sans une agréable lancinance, le texte de Thom Yorke. Au fur et à mesure, l’ensemble se fait plus intense, de moins en moins « naïf ». Je m’explique. Alors que le début du morceau s’aborde avec innocence, on assiste à plusieurs « épiphanies » marquées par les refrains, plus violents et plus sonores. En un sens, plus chargés d’émotion, d’une émotion que l’on ne définira pas, de peur de la geler. 

Inutile de préciser qu’un bon matériel est nécessaire pour écouter ce titre. Alors c’est bon, vous êtes prêts.

Il ne vous reste plus qu’à éteindre la lumière. 

Oeuvre de la semaine : la Demande en Mariage de Guillaume Bodinier

Bon. Qui connait ce Mr Bodinier ? Je vois peu de mains se lever… Mais attendez, laissez-moi vous expliquer pourquoi j’ai choisi la Demande en Mariage de Guillaume Bodinier, datée de 1825 et conservée au Musée des Beaux-Arts d’Angers. 

A cette époque, le « grand genre« , c’est-à-dire la peinture d’histoire, est face à ses limites. Ainsi, les artistes puisent des idées dans l’histoire nationale, mais aussi à l’étranger, et surtout en Italie, terre des rêves antiques. On s’intéresse alors aux coutumes locales.

Mais je ne vous ferai pas un long commentaire pour une telle toile. D’accord, c’est lisse. D’accord, c’est proportionnel. Mais bon, entre nous, c’est pas « foufou » hein. On se comprend. Après, je ne veux pas irriter les « XIXeistes »

Non, j’ai choisi cette oeuvre car, pour vous raconter ma vie palpitante, un ami a vu mon portrait dans le personnage de droite. Alors voilà, je me dis, avec narcissisme, que je descends sûrement d’une famille de modèles pour peintres…

Eh, c’est bon, soyez pas jaloux !

2 Réponses to “L’hebdo du Point C #15”

  1. chamla 5 février 2012 à 20:32 #

    C’est ton portrait tout craché !!! La vérité tié beau mon fils !!!!

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