Bienvenue à Slasher-Land

4 Fév

Par Baptiste.

Après de multiples essais toujours plus douteux et bâclés, avec  des scénarii qui ne sont plus que des prétextes à une déferlante de scènes gores, se sont succédés remakes*, reboots**, des reboots de remakes*** ou remakes de reboots***… Alors le monde magnifique du slasher**** s’avançait vers une perdition annoncée.

Heureusement le genre connaît des fans partout dans le monde, des bandes de potes qui reproduisent tous le même rituel sacré en passant leurs soirées devant la petite lucarne à regarder des VHS avec un accompagnement de choix : le combo bières/pizzas ! (d’ailleurs, étrangement identique aux soirées foot. Être beauf serait cool alors ?). Mais passons.

Ces dernières années donc, les seuls dignes représentants de la série B s’appelaient : « Shaun of the Dead », « Bienvenue à Zombie-Land ». Des parodies, un comble ! Même Wes Craven, pourtant un des tauliers du genre horrifique, s’auto-parodiait médiocrement dans « Scream 4 », preuve qu’il n’est pas aisé de réussir à faire rire avec l’horreur.

Pour en revenir à « Tucker & Dale fightent le mal »: un titre à base d’anglais francisé, on est fans ! Une bande-annonce aux mécanismes bien huilés, un scénar’ bien… Enfin, vous l’aurez compris, les neurones pourront rester à la maison. Les zygomatiques sont de sortie ! Pas de prise de tête, pas d’enquête complexe à résoudre, profitez !

 

Synopsis :

Deux potes, Dale et Tucker, vaguement (ou pas) à la masse, décident de passer des vacances dans leur nouvelle maison, située en pleine forêt près d’un lac. Mais c’était sans compter la bande d’ados nourris à la bière et aux films d’horreurs qui font du camping dans une forêt, pile là où un massacre a eu lieu 20 ans auparavant.

Alors que nos djeuns’ font un bain de minuit, T. & D. tentent de sauver une des étudiantes de la noyade. Surpris, les ados croiront à un kidnappingLe quiproquo ne fait que commencer ! 

Verdict :

« Tucker & Dale fightent le mal » est un hommage à un genre souvent méprisé, qu’il est (apparemment) honteux d’avouer aimer. Moi, je n’ai pas peur, j’ose le dire : j’adore les séries B (attention toutefois à ne pas pencher vers la série Z). Pas besoin de réfléchir, pas besoin de suivre l’histoire : le sang gicle à tout va, les jeunes sont bien naïfs et vont toujours là où, nous, on n’irait pas, les répliques sont cu-cultes mais ici les méchants ne sont pas là ou l’on pourrait le croire (Et oui il faut suivre un peu quand même !).

Tucker et Dale, nos deux « héros » tout droit sortis de la famille Leather Face (« Massacre à la Tronçonneuse »), passent leurs vacances dans la maison d’Evil Dead près de Crystal Lake (« Vendredi 13 »). Les jeunes quand à eux connaissent toutes les ficelles des films d’horreur (comme les ados des Scream), ce qui ne les empêchent pas de se faire liquider comme tous leurs prédécesseurs, avec une certaine différence néanmoins : le leader de la bande à un passé qui rappelle la saga Halloween… Sans oublier Freddy, Destination Finale…Bref, les références pleuvent.

La réalisation colle parfaitement à l’ambiance 80’s des slashers d’antan, ici pas de cynisme à la Wes Craven mais une ironie bien sentie. Les acteurs respectent la charte des clichés du genre et les bonnes répliques fusent. Le film est une déclaration d’amour et un appel au secours pour le retour de nouvelles séries B. De qualité, j’entends.

La seule question reste : vaut-il vraiment le coup d’être vu au cinéma sachant que les bières et la dégustation de pizzas sont interdites ? Là dessus, je vous laisse seul juge, dans le pire des cas rattrapez-vous sur les pop-Corn et les boissons, « Tucker & Dale » est fait pour. Vous passerez un bon moment de détente, allez-y en bande.

Quoiqu’il en soit, on reparlera de ce film, d’ores et déjà à ranger à côté des « Shaun of the Dead », « Black Sheep », « Hot Fuzz »… Une seule recommandation : ne gâchons pas tout avec une suite. S’il vous plait. Qu’il s’agisse de Tyler Labine (Dale), Alan Tudyk (Tucker) ou de Eli Craig (réalisateur), surveillez-les de près. 

Et si vous n’avez rien compris à la première phrase, voici un peu d’aide.

Le vocabulaire des spécialistes :

Remake* : on prend un film et on refait le même mais en mieux (enfin, on essaie…)

Reboot** : on prend un film et on raconte ce qui s’est passé avant. Par exemple, pour comprendre « mais pourquoi est-il aussi méchant ? » Réponse du film : « PARCE QUE ! ».

Remake de reboot/Reboot de remake*** : vous avez les ingrédients, je vous laisse faire le mélange vous même !

Slasher**** : films pour ados, dans lesquels une bande de jeunes se fait courser par le même vilain au physique étrange, qui meurt à la fin du film. Youpi ! Mais en fait non… Et oui, il faut bien qu’il revienne pour de nouveaux frissons !

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