Fincher, l’homme qui aimait les remakes

27 Jan

par Baptiste. 

Je pense que les présentations concernant Fincher sont inutiles : 8 films, 8 très bons films (certains sont devenus des références, voire même des chefs-d’œuvre). Bon allez, je vais être sympa, je me lance pour la (trop courte ?) liste : « Aliens 3 », « Seven », « The Game », « Fight Club », « Panic Room », « Zodiac », « Benjamin Button » et « The Social Network ». Vous en voyez un seul qui soit « mauvais » ? Si vous pensez à « Panic Room » ou « Benjamin Button », revoyez donc la production cinématographique américaine, on reste quand même au-dessus du lot.

Fincher mérite amplement le titre de : Master Fincher ! 

Je me suis penché sur le cas de ce film L’homme qui n’aimait pas les femmes, ou plutôt devrais-je dire « The girl with a dragon tattoo » comme il s’appelle partout hors de France! Pas besoin non plus de revenir sur le phénomène « Millenium » de Stieg Larsson, série littéraire la plus vendue de ces dernières années au même titre que la saga du Magicien Binoclard. Adaptation au cinéma et en série TV, succès immédiat… Bref, gros carton planétaire !

Un Maître rencontre un succès littéraire. Que demander de plus ?

Synopsis :

 Chaque année, à la même période, Henrik Vanger (Christopher Plummer) reçoit une fleur encadrée, envoyée par un inconnu. Pas de doute, il s’agit du meurtrier de sa nièce, Harriet. Pour mener l’enquête, il fait appel à Mikael Blomkvist (Daniel Craig), journaliste, mis à pied par la rédaction de son journal « Millenium » suite à l’affaire « Wennerstrom ». Au cours de ses investigations, il sera aidé par la mystérieuse Lisbeth Salander (Rooney Mara), jeune fille au passé trouble. Leurs recherches les conduiront à rencontrer « le plus détestable échantillon d’individus » : la famille Vanger.

Verdict :

 J’avoue être partagé ! D’un côté parce qu’il s’agit du remake d’un bon film (qui se suffisait à lui-même) mais de l’autre, le film présente de nombreuses qualités indéniables. Tout d’abord, il faut l’avouer : 2h30 pour un film (même de Fincher) quand on a lu le bouquin et  qu’on a vu la version suédoise, c’est long (surtout la dernière demi-heure)! « The Girl with the Dragon Tattoo », qui respecte à la lettre près le livre, ressemble à un copier/coller de l’original. Il n’offre rien de plus.

Et là se pose la question de l’intérêt de faire un remake ! Aucun a priori, mais il permet à un peuple d’ignares et d’analphabètes qui ne s’intéressent qu’à son propre cinéma, d’apprendre qu’il n’y a pas que Dan Brown et Michael Bay. Et ça c’est déjà beaucoup !

Mais nous avons surtout la mise en scène de Fincher, une fois de plus impeccable. On y retrouve, d’ailleurs, l’ambiance de l’enquête impossible de « Zodiac » et du glauque hardcore de « Seven ». Les acteurs jouent juste : Daniel Craig, bien sûr, et son jeu de lunettes (digne de David Caruso des « Experts Miami », mais en mieux) et Rooney Mara (qui a déjà tourné quelques scènes dans « The Social Network ») dans le rôle tant convoité de Lisbeth. De plus, contrairement à la première version, l’humour est plus présent, noir évidement, et bien corsé.

Enfin, l’autre point fort du film est la BO de Trent Reznor & Atticus Ross, membre du groupe Nine Inch Nails (déjà à l’œuvre et récompensés pour « The Social Network »). Celle-ci colle parfaitement à l’ambiance : sang-froid/sang d’encre. Mention spéciale au générique de début, reprise de « Immigrant Song » de Led Zep avec Karen O, accompagnée de superbes images : de l’encre des tatouages à l’essence enflammée (référence au Tome 2 : « La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette ») en passant par le phœnix renaissant de ses cendres.

Si vous n’avez pas lu le livre ou vu la première version, ce « Girl with the Dragon Tattoo» version Fincher, vous marquera ou vous emmerdera totalement (il est vrai) mais une chose est sûre, vous n’en ressortirez pas indemne. Pour les autres, je comprends votre hésitation mais je vous rappelle l’équation : Fincher + Millenium + Daniel Craig + Nine Inch Nails +… (Vous êtes encore là ?) + mort de Megaupload ? … Haaa c’est mieux!

2 Réponses to “Fincher, l’homme qui aimait les remakes”

  1. Camille 29 janvier 2012 à 20:13 #

    On dirait que la « saga megavideo » a touché le Point C.
    (1er lien)

    • cestlepointc 4 février 2012 à 10:38 #

      Arf, on ne sait pas qui a encore frappé, mais effectivement il y avait une c****** dans la semoule comme on dit chez nous ! Merci Camille ! a.

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