L’hebdo du Point C #5

13 Nov

par Grégoire

Son de la semaine : The Dandy Warhols, Hells Bells (AC/DC cover)

En ce moment, je réécoute les Dandy Warhols, donc forcément, vous n’y échappez pas. Dans ce morceau, extrait de l’album Come on feel the Dandy Warhols, le groupe de Détroit s’attaque à un monstre sacré du hard rock, AC/DC. EH ! Je vois déjà les puristes qui s’apprêtent à fermer la page. On se calme, on ouvre son esprit, et on reste focus.

Au départ, ça commence soft : quand AC/DC utilise une guitare électrique, les Dandy, eux, la jouent roots avec une guitare sèche. Les cordes sont largement grattées d’une façon nonchalante. Les caisses résonnent et se marient aux trompettes. Présage d’apocalypse imminente. Puis la voix de Courtney Taylor-Taylor (non ce n’est pas une blague) pose le cadre : on porte des boots, on joue dans le désert américain, il fait chaud, et les vautours, tournoyant sur fond de ciel bleu azur, se reflètent dans les chromes éclatants des motos. Et je suis sûr que cette voix fait chavirer plus d’une fille.

Donc pour résumer, la version d’Hells Bells par les DW, parfaite à écouter en voiture, crie moins et est moins énervée.  

Moins australienne, quoi. 


L’oeuvre de la semaine : Les Buveurs de Velasquez 

Qui dit weekend de trois jours, dit dégâts. Alors ce soir, pour faire un petit résumé des expériences alcoolico-nocturno-parisiennes de ces derniers jours, je vous présente les Buveurs de Velasquez, daté vers 1628-29 et conservé au Prado à Madrid.

J’avoue avoir longuement hésité entre ce tableau et une bonne vieille scène de taverne bien grivoise de David Téniers. Mais bon, faut pas rigoler, Velasquez, il envoie quand même du lourd. Filez vite sur le site du Prado pour observer des très gros plans de cette oeuvre, et admirer la touche du maître, qui sait rendre textures et volumes avec brio

Mais laissons de côté ces considérations d’esthète raffiné. Durant ces quelques jours, c’était bien wild : ça sentait la bière, ça buvait du rouge au goulot, ça s’appuyait sur le comptoir du Pop In, ça rentrait avec le premier métro… La vraie vie quoi. Un peu comme celle que ces charmants messieurs mènent.

Surtout celui du milieu, vous voyez, le moustachu avec le gros chapeau. On lui fait confiance.  

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