L’hebdo du Point C #3

30 Oct

par Grégoire.

Le son de la semaine : Paradise, Coldplay

Il est de ces morceaux dont on n’arrive pas à se défaire après les avoir écoutés. C’est le cas de Paradise, extrait du dernier album de Coldplay.

Ce n’est pas un morceau fantastique, mais il a ce quelque chose d’efficace qui nous pousse à activer la fonction « Repeat ». Au début, des cordes agissent comme l’aube prometteuse d’une belle journée. Puis, et ok je veux bien admettre que pour les deux hebdos précédents c’était aussi le cas, arrive une grosse basse électrique renforcée par des nappes de synthés scintillants. Efficace, oui. Cliché ? Peut-être.

Toujours est-il que Chris Martin qui chante sur un piano/batterie, ça a de la gueule. Surtout que lui non plus, il n’a pas besoin d’Autotune. « When she was just a girl, she expected the world, but it flew away from her reach, so she ran away in her sleep. Dreamed of para-para-paradise… » Après un deuxième couplet et un pont, arrive le refrain hymnesque à la sauce Viva la Vida (mais non, cette fois-ci les stades de foot n’auront pas cette chanson).

Bref, on a envie de jouer ce morceau avec Coldplay, on a envie de prendre la guitare et de balancer ce solo très basique bourré de reverb, et ce devant des milliers de personnes, pour leur dire qu’on les aime.

Il fait beau quand on écoute Paradise. Même le métro a meilleure saveur.

L’oeuvre de la semaine : Jupiter et Io du Corrège

Allons toujours plus loin dans la sensualité, et regardons Jupiter séduisant Io sous la forme d’un nuage du Corrège, peint vers 1531 et conservé au Kunsthistorisches Museum de Vienne.

A première vue, on pourrait croire qu’il s’agit d’une femme (bien en formes !) qui semble se taper un trip en solo en pleine nature. Mais faisons un petit point « érudition » : Jupiter voulait séduire Io sans que sa femme Junon ne s’en rende compte. Donc, bah Jupiter, normal, il s’est dit : « Tiens, je vais me changer en nuage ». Malin le Jupiter ! Je n’y aurais pas pensé. Clairement, c’était le bon vieux temps.

Mais il n’est pas l’heure de raconter la triste histoire de Io : Wikipédia vous le fera avec grand plaisir. Regardons plutôt comment Corrège a réussi à rendre tant de sensualité, tant de plaisir sur la toile. Io s’offre au dieu, en témoignent sa jambe droite et sa tête renversée. Elle attire l’irrésistible nuage (étrangement pourvu de bras) vers elle, et semble heureuse de subir les assauts du dieu des dieux. Zoomez sur le visage de la jeune femme, vous apercevrez celui, admirablement esquissé, de Jupiter. Fou, non ? Je ne m’en remets pas.

Malgré tout, Io se tape quand même un nuage dans des bosquets. Pas farouche la petite !

Io et Jupiter - Le Corrège

5 Réponses to “L’hebdo du Point C #3”

  1. Stéphanie Labarre 30 octobre 2011 à 19:38 #

    Le Point C, il va falloir être capable de me parler les raisons de votre proto-déception qui tombe aussitôt à l’eau. Vous commencez par un « ce n’est pas un morceau fantastique » et vous finissez par brosser Coldplay telle une loutre.
    Expliquez-moi.
    Ou est-ce pour s’inscrire dans le droit-fil des trentaines de critiques négatives de l’album disponibles sur le net?
    Promis, si vous n’êtes pas nuancé, ma tolérance et moi-même ne vous en voudrons pas.
    Mais faut pas balancer tous les avis (sans arguments) pour faire plaisir à tout le monde.

    • cestlepointc 30 octobre 2011 à 19:48 #

      Chère Stéphanie, tout d’abord merci pour ton commentaire. Il ne s’agit pas d’une proto-déception. J’essaie de dire que Coldplay, c’est pas les Beatles. C’est pas de la musique de dingue, dans la composition, dans les notes. Mais Coldplay, c’est ultra efficace, et c’est pour cela qu’on se laisse séduire par quelque chose qui, si on y réfléchit bien, est pas si fou que cela. Mais à quoi bon réfléchir ? Ecoutons et laissons nous aller. Pour ma part, j’ai beaucoup aimé l’album, il y a des titres qui font leur effet (je pense notamment à Princess of China avec Rihanna). J’ai voulu transmettre ce qui s’est passé dans ma tête lors de l’écoute : le passage de la méfiance à l’abandon.

  2. Stéphanie Labarre 30 octobre 2011 à 22:54 #

    Voilà, je te rejoins, Coldplay c’est de la pure musique commerciale. C’est pour ça qu’on trouve ça répugnant dans la forme mais qu’on se sent obligés d’écouter jusqu’à l’épuisement et d’en parler un peu partout.
    A la prochaine, je continuerai à vous lire, j’aime beaucoup votre format

  3. Saf 31 octobre 2011 à 21:32 #

    Le Point C ne semble pas décidé à nourrir le troll. Triste.
    Sinon ouais, conchions tous en choeur Coldplay. Pour moi le problème n’est pas dans le fait qu’ils fassent de la merde et que nombreux soient ceux qui plussoient la chose; l’incohérence réside plutôt dans le comment le principal coupable de cette daubasse musciale parvient-il à se taper Gwyneth Paltrow bordel.

    • cestlepointc 1 novembre 2011 à 15:54 #

      Mais non, ne conchions pas Coldplay ! Par contre, Gwyneth doit être frigide, donc ça ne pose pas de problème qu’il se la tape, on la lui laisse !

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