L’hebdo du Point C #2

23 Oct

par Grégoire.

Le son de la semaine : Empire Ants, Gorillaz ft. Little Dragon

Bon d’accord, c’est pas récent récent. Mais eh ! C’est quoi le problème ? Calmons-nous, et pour ce faire lançons le morceau.

Ce magnifique morceau. Au début, une guitare sèche, une boite à rythmes, et surtout un liquide et féérique piano. Puis vient la voix de Damon Albarn, aérienne et suave. Oh joys arise, The sun has come again to hold you. Et lui, il n’a pas besoin d’Autotune pour assurer dans les aigus. Les nappes d’ambiance s’installent, couche par couche, comme si elles voulaient progressivement nous séduire, sans nous brusquer, sans nous trahir.

Et soudain, à environ 2:10, un synthé miroitant arrive au loin, en crescendo. Déboule alors une basse-batterie des plus efficaces. Ça explose, véritable jouissance. Une explosion de paillettes sous les feux d’un stroboscope multicolore, et tout cela sur des notes lumineuses et aigues. Bienvenue dans l’hyperespace.

Charmés, on peut dire : nous le sommes. Et c’est peu dire. Bouleversés serait le mot. Bouleversés par la voix envoûtante (encore une !) et très « slow motion » de Little Dragon. Allez, il est maintenant temps d’écouter « Empire Ants ».

Les mots ne suffisent pas.



L’oeuvre de la semaine : le Verrou de Fragonard

Dans notre série d’œuvres un peu « osées » (soyons réalistes, on reste encore très soft), voici le Verrou de Jean Honoré Fragonard, peint vers 1777 et conservé au Louvre.

Aussi appelé le Viol, ce tableau nous présente un homme et une femme « en pleine action ». Mais la scène, dont la violence est notamment rendue par les drapés, a plutôt l’apparence d’un rapport consenti. Nan mais bon, pensez-vous vraiment que la belle se refuse à son amant ? Selon moi, elle a plutôt l’air de se faire désirer. Et ce n’est pas la première fois : les draps ont encore en tête leurs ébats à peine achevés.

Le lit est d’ailleurs plein de symboles anatomico-érotiques, en témoignent les oreillers ou le baldaquin complètement en désordre (les auteurs identifient un genou sous la forme de l’accoudoir ou encore un sein dans la pointe de l’oreiller). Comme si Roland Emmerich (Le Jour d’Après, 2012) était passé par là. Pour résumer, ils vont certainement « remettre le couvert ». A propos de repas, notons la petite pomme sur la gauche, qui, loin d’évoquer le Péché Originel, n’est certainement là que pour servir d’encas. Hum hum.

Dernière chose : pourquoi installer les verrous si haut ? Ils avaient quand même de sacrés délires ces libertins ! En même temps c’est toujours l’occasion de voir les petites fesses musclées de monsieur. Mouais.

Le Verrou - Jean-Honoré Fragonard - 1774-1778


Une Réponse to “L’hebdo du Point C #2”

  1. Caro 25 octobre 2011 à 19:44 #

    ahah bel article que celui sur Fragonard. On est ébloui par le tableau, mais parfois certains indices nous échappent. Le viol? J’avoue avoir du mal à y croire, cette oeuvre respire la sensualité, la passion voir l’amour. Le visage de la femme est loin d’être crispé.

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