Archives de Tag: hebdo

L’hebdo du Point C #13

22 jan

par Grégoire.

Son de la semaine : Supersonic, Oasis

Quoi ? Que vois-je ? Aucun morceau d’Oasis ! Me serais-je trahi ? Non, j’ai certainement dû me dire qu’un tel classique n’avait pas besoin d’une piqûre de rappel. Bon, histoire de mettre les choses au clair, voici Supersonic des bad boys de Manchester. 

Pour ceux qui seraient complètement à la traîne, Supersonic est un morceau qui sort sur leur premier album, Definitely Maybe, en 1994. Ce disque est un des meilleurs du groupe, et renferme quelques pépites, du prétentieux "Rock’n'roll star" au bourrin "Bring it on down", en passant par l’hymnesque "Live forever", pour n’en citer que 3 sur 11. 

Le morceau s’ouvre sur une batterie "autoroute", et très vite arrive l’arpège aujourd’hui culte, introduction à la voix tout aussi caractéristique de notre cher Liam Gallagher. "I need to be myself / I can’t be no one else / I’m feeling supersonic, give me gin and tonic".

Sacré Liam, un vrai poète, un chic type, intelligent même. Non, entendons-nous bien, Liam est loin d’être une lumière, mais il manie sa connerie avec une telle dextérité que je ne peux qu’être complètement fan du personnage. Et puis, je suis désolé, mais vous avez déjà entendu un autre groupe avec une TELLE signature vocale ? 

Pour ceux qui, comme moi, admirent ce type, écoutez donc Beady Eye, le groupe qu’il a formé après la (TRES TRISTE) séparation d’Oasis en 2009, ça envoie du lourd. Sur ce, je vous laisse méditer sur quelques mots de Liam :

"J’ai toujours su que nous serions énormes. Comment résister à de telles chansons ? Elles sont universelles". (Liam Gallagher, 1994)

Oeuvre de la semaine : cercle de Frans Hals, le Joueur de Luth

Admirez la subtilité dont je fais preuve ce soir : je vous parle de musique, et maintenant, je vous présente le portrait d’un joueur de luth par Frans Hals (cercle de). Pas celui du Louvre hein, ça aurait été trop facile, mais celui de la National Gallery of Ireland de Dublin, daté vers 1630. Du coup, ça fait plus mec qui s’y connait. 

Encore une fois, pour ceux qui débarquent, Frans Hals, c’est un peintre néerlandais du Siècle d’Or surtout connu pour ses portraits pleins de vie. Ses oeuvres nous montrent ses affinités avec le mouvement caravagesque d’Utrecht, caractérisé notamment par un certain réalisme de la représentation, ou encore un cadrage mi-corps, devant un fond neutre. (ATTENTION, JEU DE MOTS CACHE) Mais Hals impressionne surtout par son coup de pinceau rapide, préférant un réalisme optique à un réalisme intellectuel (VOUS AVEZ SAISI ?)

Admirez la dentelle des manches ! De près, on constate que Hals est peu précis, mais le résultat n’en est que plus efficace. Courez au Louvre pour voir une autre version du joueur de luth : commencez par le regarder de loin, puis approchez-vous lentement. Vous resterez alors sans voix devant le génie du maître. 

Enfin, j’ai choisi ce portrait car j’ai l’impression que ce musicien nous regarde genre "quoi ? un problème ? file moi un gin tonic au lieu de me r’garder bêtement". 

Après, ce n’est que mon avis. 

Frans Hals, le Joueur de Luth, 1630, National Gallery of Ireland, Dublin

L’hebdo du Point C #12

15 jan

par Grégoire.

Son de la semaine : Death Letter des White Stripes (Live Under the Blackpool Lights)

Eh oui, nous sommes de retour. Après une longue absence, pendant laquelle nous vous avons tant manqué, nous revenons avec envie, avec sérieux. Nous revenons de l’Enfer, prêts à susciter votre curiosité. C’est donc très heureux que je vous propose un nouvel Hebdo, le premier de 2012.

Vous me direz, quel est le rapport avec les White Stripes ? Aucun en fait. Il s’agit de juste de repartir sur de bonnes bases. Ce live est un des concerts les plus impressionnants qu’il m’ait été donné d’écouter. Jack White y démontre tout son génie en maîtrisant, de manière déconcertante, la guitare. Ici, il interprète Death Letter, classique du Blues noir-américain

Mais bien sûr, il le fait à sa manière, c’est à dire avec un son dégueu, hurlant, plein de solos, et une voix à la Robert Plant (Led Zeppelin). Meg, elle, frappe  lourdement ses caisses et donne à la chanson sa force primaire, presque préhistorique. 

Ecoutez donc Death Letter, mais surtout regardez la vidéo, c’est impressionnant.

Une belle claque. 

Oeuvre de la semaine : Joachim Beuckelaer, le Marché aux Poissons

Pour entamer dignement l’année, on se devait de vous proposer du lourd. On pense avoir trouvé, grâce à un collaborateur avisé, un record dans l’évocation sexuello-cocasso-dégueulasse chez ce peintre anversois de la 2e moitié du XVIe siècle.

Cette oeuvre du Musée des Beaux Arts de Strasbourg s’inscrit dans la catégorie de tableaux des XVIe et XVIIe représentant des scènes d’étal, pour lesquelles les artistes nordiques montrent tout leur talent dans le traitement des chairs animales. 

Ah Strasbourg… Son marché de Noël, ses choucroutes… Et son musée coquin apparemment ! Nan mais regardez-moi ça ! Sur la gauche, de beaux poissons bien longs et bien fermes, laissés aux soins d’une vieille cochonne, et sur la droite, de belles tranches présentées par un marchand pervers. J’exagère ? Vous êtes sûrs ? Désolé, mais un homme qui, avec un petit sourire, me présente un pavé de poisson bien rouge qui pend à son doigt, moi ça me suffit !

J’en vois certains qui ne mangeront plus de filet de saumon de la même façon.

Cuisinez coquin, ça vous va tellement bien. 

L’Hebdo du jour de l’an !

31 déc

En ce 31 décembre 2011, nous devions faire quelque-chose. Quelque-chose qui nous tenait à coeur. Depuis la création du Point C, il y a 3 mois, beaucoup de choses se sont passées. Depuis le 30 septembre, vous avez été 166 à nous suivre, et le blog a été vu plus de 10 000 fois. Donc, ce que nous devions faire, c’est simplement vous dire

Merci

Mais finies les formalités (et les textes écrits comme des pubs Apple). Ce soir, c’est grand soir. Il faut se purger avant de commencer la nouvelle année. Alors, on ajuste son noeud-papillon, on attache sa jarretelle, un coup de parfum, et on profite de ce dernier nouvel an. Car non, l’année prochaine, comme vous le savez, il n’y en aura pas. 

Vous trouverez aussi quelques suggestions musicales pour passer "a hell of a night". De quoi danser jusqu’au bout de la nuit.

Aurore & Grégoire.

Vincent van Gogh - Nuit étoilée - 1889

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L’hebdo du Point C #10

18 déc

par Aurore et Grégoire.

Son de la semaine : Holiday de Vampire Weekend

Ça y est ! C’est les vacances ! Enfin pour vous, car nous, on a bientôt des partiels. Mais bref, n’entachons pas cette joie, cette allégresse que vous trouverez prise au piège dans les bulles de ce divin breuvage que l’on nomme Champagne. Pour vous donner la pèche, voici Holiday des intellos de Vampire Weekend.

Ce morceau est le produit d’une recette assez efficace : une construction simple, pas trop de production, un refrain qui reste dans la tête, une énergie communicative. Le genre de titre qui passe bien, quoi qu’il arrive. En fait, Holiday est le reflet du fait que Vampire Weekend est un groupe cool, intelligent. On se souvient du super clip de leur chanson A-Punk. Ici, un clip peut être un peu moins "travaillé", mais bien décalé. Selon moi, ils réussissent là où la troupe de "Mozart, l’Opéra rock" a échoué. Et BIM

Donc allez-y, le 31, trémoussez-vous sur ce titre. Faites n’importe quoi, personne ne vous jugera. Succombez aux charmes de l’insouciante et festive ébriété de cette fin d’année, car vous le savez, l’année prochaine, point de 31 décembre : la fin du monde est prévue le 21 décembre 2012. 

Moi je dis ça, après vous en faites ce que vous voulez. 

Oeuvre de la semaine : Jean-Antoine Watteau, La Surprise

La Surprise (1718) est au centre d’une histoire à remouds (outre celle qu’on voit sur la toile bien sûr). Et oui, vous êtes en train de regarder le record de vente d’un maître français : le 8 Juillet 2008, Christie’s  Londres vend cette toile pour le triple du prix attendu, soit 15 millions d’euros ! Pas mal donc pour cette œuvre perdue depuis 160 ans et retrouvée au détour d’une expertise, somme toute banale, dans les greniers d’une grande famille anglaise.

Mais vous allez me dire pourquoi Watteau ? Pourquoi aujourd’hui ? C’est simple pourtant. Ce week-end, nous inaugurons officiellement  les vacances de Noël, soit la trêve la plus attendue de l’année pour les petits comme pour les grands. En clair, on est bien tous d’accord sur son contenu : cadeaux, famille, champagne, re-cadeaux, grasses mat’ et fêtes en tous genres dont inévitablement le jour de l’an ! Quoi de plus festif qu’une toile de notre bon vieux Jean-Antoine qui a quand même créé à lui tout seul le thème des « fêtes galantes » en peinture. On vous souhaite donc que les vôtres soient tout aussi galantes et déjantées que celle de notre artiste du début du XVIIIe : sur La Surprise, une jeune demoiselle de bonne famille se fait prendre (par surprise) par un damoiseau particulièrement entreprenant mais sur un fond de musique baroque s’il vous plait ! Cette œuvre est le pendant de « L’accord parfait » (ça ne s’invente pas).

Je tiens aussi à souligner que Watteau est le maître pour ce qui est des représentations des soies brillantes et des robes fastueuses que connaît le XVIIIème : la robe volante (que l’on reconnaît aux plis plats dans le dos) a même été surnommée d’après le patronyme de l’artiste. Rien que ça. En clair : ça brille et ça paillette, Watteau en avance sur les tendances !

Cela étant dit, on remet la musique, on appelle tous ses copains et on passe de bonnes fêtes, si si, c’est le Point C qui le dit !

 
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