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Le bon point de la semaine #28

22 nov

par Aurore.

L’invitation au voyage x Louis Vuitton : dévoilé il y a une semaine, Vuitton sort à son tour un film/pub/production-gigantesque-qui-coûte-le-pib-du-Turkménistan. Vous pouvez découvrir sur le web, au cinéma et à la tv, le spot raccourci qui vous redirige vers le site web de la marque afin de vous délecter du film d’une heure (c’est ici).

Je vous en parle, parce qu’une fois encore (après Dior et Chanel) la culture est au centre des campagnes de luxe. Et oui, Louis V. n’a pas choisi de mettre Arizona Muse à Chatelet – les Halles mais bien au Louvre.

Oui, les amis, au centre du monde, vous l’avez compris. Ok, au centre de NOTRE monde ! La Joconde, les Noces de Cana. Une conférence d’histoire de l’art en accéléré et en version LV.

Alors pour l’anecdote : si vous vous demandez, oui les espaces du musée du Louvre sont ouverts à la location pour des films ou des campagnes de pub. Mais, ça coûte un petit peu cher (heureusement !) et tout cela se fait le mardi : jour de fermeture du musée.

 

Pour rester dans le domaine du luxe, j’enchaine rapidement avec le dernier film promotionnel de Chanel. Après le bide de Brad Pitt dans leur dernière campagne (si, si!), et oui le SNL était sur le coup (again !)

Chanel veut redorer son image de marque et exploite… Marilyn ! Et oui, vous pensiez qu’on n’avez déjà tout dit sur l’icône blonde, mais non, les petites mains Chanel sont allées fouiller dans les archives pour découvrir les infos qui les concernent

© Magnifique création par Le point C

Ecole du Louvre x birthday girl : Et oui, on était au musée du Louvre, dans la culture, tout ça, tout ça, et bien, restons-y. Et oui, on est corporate, et on ne passera pas à côté : hier l’Ecole du Louvre fêtait ses 130 ans. Oui, 130 bougies à souffler devant le beau monde de la profession, mais bien sûr sans les élèves. Sachez que l’Ecole était quasiment fermée, tout juste un petit parcours à l’écart pour se rendre en cours. Parqués, les mecs. Si vous voulez en savoir plus sur l’actualité de ce bel établissement, c’est ici. Et sinon, il y a des portes ouvertes le 1er Décembre.

 

En bref, quelques nouveautés à découvrir : la nouvelle pub du Slip Français.

Vous avez déjà entendu parler de cette marque qui a bien exploité la campagne présidentielle de 2012 (cliquez ici pour vérifier mes dires, et c’est suffisamment rare pour le noter) en détournant les affiches des candidats. Cette fois, la marque de sous-vêtements masculins est de retour et s’approprie l’esthétique 1950s qui fonctionne si bien. C’est Marie-Clotilde Ramos-Ibanez que vous avez déjà vu ici qui vous les brise. Littéralement. Enfin, sauf si vous achetez Le Slip Français !

Côté ciné, c’est la bande-annonce du prochain film de Valérie Donzelli.

Main dans la main introduit Valérie Lemercier dans la boucle du couple/ex-couple branché. Jérémy Elkaim est donc en couple avec ladite Valérie, avec qui il se retrouve lié par un sort étrange. Au passage, on ne passe pas à côté de la BO : ici, vous entendez Electricity de OMD.

On reste dans la musique, et c’est Para One qui sort son nouveau clip avec le titre « When the night ». S’il a délaissé ses mix tapes du temps de TTC, il reste très imprégné des années 1990, et réinterprète le porno chic de Tom Ford et Carine Roitfield. Non, je rigole, il met juste des images sexy qu’il détourne.

Allez, je vous laisse donc en bonne compagnie pour terminer cet hebdo.

Le cinéma est triste cette semaine. Et nous aussi.

9 oct

par Baptiste.

Il y a 1 an, deux amis, connaissant toute la passion que je voue au cinéma, m’ont proposé d’écrire sur leur blog culturel, tout le bien et (surtout) le mal que je pense des films que je vais voir au cinéma (bien souvent seul, c’est ça la dure réalité de l’abonnement). J’ai, bien évidement, sauté sur cette occasion en or. Rendez-vous compte : s’épancher sur une passion, avec des blagues qui ne font rire que moi, lues par de jeunes innocents et surtout, aucune discussion sur mes propos donc le plaisir d’avoir (toujours) raison !

Soyons un peu sérieux ! Je tiens à commencer mon onanisme cinématographique par des remerciements. Merci aux rédacteurs en chef du Point C pour ce grand défouloir et pour cette aventure dans laquelle ils m’ont embarqué, Merci à tous ceux qui prennent le temps de lire ces critiques et enfin… pour sa pertinence, son humour, sa classe, son « humblitude » (son vocabulaire aussi)… Bref, Merci à Baptiste ! Revenons-en au Cinéma…

Cette semaine je ne vous offre pas un, ni deux… mais 4 avis ! L’expression « trop bon, trop con » n’a jamais eu autant de sens que cette semaine. Voulant vous faire plaisir je suis allé voir « Les Seigneurs », « Le Magasin des Suicides », « Savages » et « Resident Evil : Retribution »… Vous voyez où je veux en venir : oui, triste semaine de cinéma.

Les Seigneurs :

Ancienne star du football alcoolique et divorcée, José Garcia se trouve dans l’obligation d’entraîner l’équipe d’une petite île de Bretagne, dans le BUUUUT ! (disons plutôt : l’objectif…) de pouvoir continuer à voir sa fille (-émotion-). Mais ce n’est pas tout : il doit aussi qualifier le club le plus loin possible en Coupe de France, avec l’aide d’anciennes stars du ballon (Elmaleh, Dubosc, Sy, Starr, Ramzy) pour sauver l’entreprise à sardines, l’île et même l’Univers d’une invasion Extra-terrestre (non je déconne ! Mais uniquement pour le dernier, gloups…).

Verdict :

« Mesdames et messieurs, bienvenue dans cette salle de cinéma pour assister à ce qui ressemble à un futur Classico, Les Seigneurs. Ce match sera arbitré par Mr Olivier Dahan, qui s’est distingué en 2007, lors de la Finale aux Oscars, avec son équipe « La Môme ».

1′ : Et le coup d’envoi est donné par la bande de comiques ! Premier gag de José Garcia, aucune réaction dans la salle, pas d’inquiétude, les joueurs s’échauffent.

2′ : Passement de jambe de Gad Elmaleh pour le second gag, sans effet…

3′ : Franck Dubosc enchaîne avec Omar Sy et Joey Starr : VAAAANNE ET…. et c’est complètement à côté ! Grosse déception dans le public !

35′ : Moment d’émotion dans la salle, le public est en larme suite a ce mouvement de Ramzyyy… Ha non, le public baille !

45′ : 0-0 à la mi-temps. Que du déjà vu pour l’instant, tant dans les actions gags que les thèmes tactiques. Et dire qu’il y a une seconde période !

46′ : Retour dans ce stade de Bretagne ! Même le décor est déprimant et pourtant je suis normand… J’aurai même préféré que le match ait lieu en Corse, ils nous auraient mis le feu au stade au moins ! ç’aurait été un peu d’action en perspective…

76′ : Premier rire pour ma part ! Suite à un texto reçu d’un ami, il est vraiment trop con !

90′+9 : Toujours 0 à 0 ! Match plat et ridicule, seul Jean-Pierre Marielle semble avoir mouillé le maillot, mais niveau gags on voit la même chose à la télévision et côté foot on entend les même critiques depuis 1998, en passant par 2006. Le stade se vide… le stade EST vide ! Je suis seul ! Que l’arbitre siffle la fin de ce calvaire, pitié.

merci d’avoir subi cette rencontre, digne d’un « Camping 3 » ou d’un Nancy – Châteauroux ! Après avoir vu ça, on peut souhaiter mourir tranquille, d’ailleurs je connais un magasin… »

Le Magasin des Suicides :

Les Tuvache font fortune dans un commerce, un peu particulier : le suicide. Leur magasin vend à tous ceux qui veulent en finir avec leur triste vie, toutes sortes d’accessoires pour mettre fin à ses jours. Les affaires marchent très bien en ces temps de crise, jusqu’au jour où Madame Tuvache donne naissance au petit dernier de la famille. Mais malheur… Il est heureux de vivre et va finir par mettre en péril la boutique !

Verdict :

Nous le savons tous et l’avons vécu bien trop souvent, l’adaptation au cinéma d’un roman n’est pas chose aisée et bien trop de (grands) réalisateurs s’y sont cassés les dents (et pas que…). Je ne vous cacherai rien, c’est malheureusement le cas de ce « Magasin des Suicides » !

Pourtant le film de Patrice Leconte (Les Bronzés, Ridicule), qui dirige là son premier dessin animé, partait avec de sérieux atouts : un petit roman superbe de Jean Teulé, un cynisme bien senti, des passages musicaux (pour narguer Disney) et un dessin « so French Touch » (façon Les Triplettes de Belleville, L’Illusionniste).

Mais le mélange de la potion tourne rapidement au poison. Les chansons cassent le rythme du film, traînent en longueur et « tirent trop sur la corde » (de quoi faire râler les clients adeptes de la pendaison). Puis le cynisme laisse place aux bons sentiments sortis de chez Mickey, détruisant toutes les situations drôles du livre.

« Le Magasin des Suicides » est un Burton raté (qui a pensé au pléonasme ?) avec plusieurs de ses thèmes repris dont cette famille de freaks vivant dans une ambiance de mort ; mais nous sommes bien loin d’un « Étrange Noël de Mr Jack » ou des « Noces Funèbres ». J’ai cru mourir d’ennui devant ce triste spectacle. Déprimant ! Je me demande, si le film n’est pas un produit sorti tout droit du Magasin ? Dans ce cas, Leconte est vraiment une Peaudvache !

Frères humains qui après eux vivez, je vous conseille le livre du même nom de Jean Teulé, vous en ressortirez avec le sourire et sachant « qu’il en faut finalement peu pour être heureux… » Et pour être heureux, j’ai peut être une solution…

Savages :

Ben et Nut’s (heu…Chon), deux potes, et leur copine O. (Odile ?), dirigent un jardin botanique jusqu’au jour ou  Elena, la Reine du grand cartel mexicain de Baja, souhaite les embaucher et commercialiser leurs plantes.

Verdict : 

Nous le savons tous et l’avons vécus bien trop souvent, l’adaptation au cinéma d’un roman n’est pas chose aisée et bien trop de (grands) réalisateurs s’y sont cassés les dents (et pas que…). Oui, je viens de vous le dire, mais ça ne coûte rien d’en remettre une couche. Je ne vous cacherai rien, c’est malheureusement le cas de « Savages » ! Le film est un Oliver Stone de ces dernières années : Wall Street 2, W. Prometteur mais long, trop long ! La mise en scène est parfois nerveuse mais toujours lente, faite sans doute avec l’aide des produits des deux héros du film. On regrette l’époque où le réalisateur a fait dans le bien barré avec « Tueurs nés » (d’après un scénar’ de Tarantino). En parlant de scénario, celui-ci est plutôt bon. Il s’agit de l’adaptation fidèle du roman de Don Wislow (qui doit aimer lui aussi le cinéma de Q.T.)

Côté acteur, tout le monde s’est mis sous son cannabis : Taylor Kitsch (John Carter) et Aaron Taylor-Johnson (Kick Ass) sont mollassons (et toujours torse nu Mesdames/Mesdemoiselles); Salma Hayek la « Reine du Cartel » est une vraie garce à perruque (?) et Travolta… Et bien Travolta donne l’impression d’avoir passé plus de temps à grignotter et fumer que jouer.

Les seuls qui tirent leur barette du jeu sont Benicio Del Toro, taré et effrayant ; mais surtout… surtout, la « so XOXO » Blake Lively qui est superbe, sublime, sauvage, sexy… Elle m’a donné l’envie de chanter « Lively in the Sky ». Quoi son niveau de jeu ? Boarf, on s’en moque, non ?

Un peu déçu donc par « Savages », j’en attendais peut-être beaucoup trop… Mais mon bad trip n’était pas encore terminé !

Resident Evil Retribution :

Hâââ un Zombie… PAN, t’es mort ! Encore ? (Victor, 5 ans, que je garde en ce Mercredi après-midi pluvieux, vient de vous résumer le film)

Verdict :

Paul W. Anderson ne pouvait pas passer l’année sans nous polluer à nouveau l’écran avec sa saga. Sympa ! Rien de nouveau, Milla Jovovitch est toujours présente. Alice se souvient toujours de tout, Alice a tout compris mais Alice n’a rien vu venir ! Personne ne donnant l’impression de se fatiguer dans cette série (acteurs, réalisateur, scénaristes…), je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions pas en faire autant…

Cette semaine on retiendra donc « que vous n’avez encore rien vu » (d’Alain Resnais et toujours en salle) et qu’Octobre est déjà là. Un conseil : patientez.

L’été au ciné : Acte II

20 août

par Baptiste.

La chaleur est enfin arrivée, toute la France peut profiter de l’été quasiment sur un pied d’égalité. La canicule nous menace tous. Pour vous protéger, Baptiste vous propose le second volet de son panorama ciné de l’été : qu’est-ce qui est sorti ? qu’aller voir ? Suite et fin de cette rubrique estivale.

Le mois de Juillet s’est terminé en apothéose avec Batman et on enchaîne immédiatement avec la programmation du mois d’Août, en espérant que celui-ci sera plus folklo. En effet, le Chevalier Noir a survolé ce premier acte, laissant toute la concurrence loin derrière.

Beaucoup de déceptions donc, telles que : Spiderman, To Rome with Love… Mais quelques bonnes surprises dont : Paris-Manhattan. Je souhaite aussi rendre un hommage aux disparus : Rock Forever, Les 3 Stooges, le talent de Marion Cotillard… C’est l’instant « Minute de Silence ».

Voyons dès à présent la programmation du mois d’Août :

1 Août :

Rebelle

Disney/Pixar (on ne sait jamais lequel c’est, surtout maintenant qu’ils ont fusionné !) nous emmène dans un spectacle que l’on sait toujours surprenant. Exit les princesses rêvant d’amour éternel et de beaux enfants, Rebelle est une jeune fille au tempérament bien trempé : la vie de princesse très peu pour elle ! On frémit déjà à l’idée de voir la révolte féministe qui touche le dessin animé pour enfants. Et puis, quelque soit notre âge, on reste tous de grands enfants ! Non ?!

 

8 Août :

Abraham Lincoln, chasseur de vampires

On y va rien que pour voir un président américain en foutre plein la gueule à une bande de vampires, sans leur laisser le temps de se bécoter ! Attention : 2nd degré indispensable !

Best Men

Parce que dès qu’il s’agit de nous faire rire (nous, les français), les Anglais sont toujours les meilleurs. Et puis cette année, entre les JO/James Bond… 2012 est So British ! Si vous voulez voir Olivia Newton-John sortie de son slim en cuir noir, le frère de Wendy après l’Auberge Espagnole… Enfin bon, vous avez compris : Best Men s’annonce comme la crème de la culture anglosaxonne !

 

Mais aussi : Les Saphirs, Sexy Dance 4… La musique est à l’honneur cette semaine là, ou pas !

15 Août :

Total Recall

Un remake, un reboot, une nouvelle version quoi… On s’y perd un peu. Le film n’aura peut-être de semblable à l’original que le nom mais l’action a l’air bien présente. Par contre, quel est le sacripan qui s’est occupé de la musique de la bande annonce ? A suivre…

Mais aussi : Magic Mike, parce que Soderbergh veut nous prouver cet été qu’il est capable du pire comme du… bien pire ! A chaque film, il annonce qu’il ne veut plus toucher une caméra. Après avoir abordé tous les styles, il semble essayer de nous lasser avant lui. Magic Mike est l’histoire vraie des jeunes années de Channing Tatum. Jeune acteur fauché, il est contraint de dévoiler son corps pour payer ses factures. C’est à l’occasion du tournage du film "Piégée" que Tatum dévoile son histoire à Soderbergh, qui lui répond "c’est le meilleur film que j’ai jamais entendu". Reste à savoir si c’est le meilleur film que l’on ait vu …

22 Août :

Expendables 2

Statham, Li, Lundgren, Couture, Norris, Djokovic, Stallone, Schwarzenegger, Willis.

Rien à ajouter de plus. Je trépigne !

Du vent dans mes mollets

Un petit rafraîchissement innocent et de qualité, et face aux bourrins de la salle d’à côté, il sera sûrement le bienvenue.

29 Août :

Hit & Run

Dans la même veine que Drive (surprenant) mais avec un casting beaucoup plus douteux et beaucoup trop bavard, Hit & Run semble être le moment où l’ultra cool et photogénique Bradley Cooper fait passer son jeu d’acteur avant son physique. Cela peut être plutôt réussi (drôle tout au mieux), ou totalement de mauvais goût. On vous dit ça très vite !

Confession d’un enfant du siècle

On finit le mois d’Août comme le mois de Juillet avec un film en costume qui passera, sans doute,  inaperçu. Mais je vais tenter de trouver une bonne raison d’aller le voir, voyons… pour Peter Doherthy presque sobre… et Charlotte Gainsbourg en costume… et c’est tout ! Après Maupassant (souvenez-vous, Belami en la personne de Robert Pattinson), l’œuvre phare de Musset connaitra-t-elle le même sort impitoyable ?

Je vous l’accorde, le cru d’été 2012 semble d’ores et déjà bien moins bon que celui de 2011. Mais où sont-ils donc tous passés ? Batman aurait il fait fuir tout le monde ? Il est vraiment trop fort !

Mais je sens qu’ils ne sont pas parti bien loin, et que l’année va finir en fanfare entre

Jason Bourne : L’Héritage, Savages, Le Magasin des Suicides, SkyFall, Looper, Twilight (Haha…), Les Mondes de Ralph, Mais qui a re-tuer Pamela Rose ?, Cogan, Jack Reacher, The HobbitDu lourd, je vous dis !

En attendant : Bonne fin de vacances et Bon Cinéma !

Le bon point de la semaine #13

1 août

par Aurore.

Twitter domine le monde : on savait déjà que Twitter faisait partie des réseaux sociaux les plus actifs et les plus influents, mais l’annonce, cette semaine, du nombre de membres est venue secouer le monde des « twittos ». C’est bien un demi-milliard d’individus qui partagent aujourd’hui, leurs faits et gestes, mais surtout leurs opinions, leur production et leurs réactions en 140 caractères. Les FF, # et RT sont donc devenus incontournables (si vous êtes perdus, quelques définitions), jusque dans le langage ‘courant’ (j’entends par là, échange de messages, voire mails). Et oui, combien de statuts facebook ou de sms comptez-vous annonçant « se faire refouler d’une boite c’est pas drôle #lavieçacraint » ou encore « génial les pasta de mamie #tropcoolledimancheenbanlieue ». Vous l’avez deviné, mes amis facebook sont triés sur le volet et doivent présenter une vie absolument palpitante pour rester dans ce cercle fermé. Ah ah ah. Heureusement, ma TL (timeline) Twitter me donne une ouverture sur le monde bien plus variée. Plongeons-nous donc dans ce que Twitter a fait de mieux, dernièrement. Bien sûr, les hashtags, tous plus bizarres les uns que les autres. #sijaidesenfants #OnaTousUnAmi ou encore #phraseimprobableya100ans, ont donné lieu à toute sorte de réactions. A charge à chacun donc de trouver la tournure la plus drôle, afin d’être retweeter par ses compères. Et donc, comme toujours c’est en anglais que c’est le plus ‘fun’, ou alors les anglophones sont sérieusement plus funky que nous : #mistakesGIRLSmake #confessionhour @iwishiknew… Les meilleurs ici. Etre retweeté, c’est le rêve de tout twittos qui se respecte. C’est ainsi qu’Antoine de Caunes (@antoinedecaunes1) a fait une arrivée remarquée sur la twittosphère en répondant à sa manière aux tweets du Monde. Devant son succès, les gens le supplient de les retweeter afin d’être lus, à leur tour, par le plus grand nombre. Twitter c’est donc une source d’information sans fin. On apprend (attentions scoops) que Lady Gaga a dévoilé un nouveau visuel de son parfum et récolte 20.000 likes par heure dès sa publication ! (Merci @michaelstrag). Grâce à Kyan Kojandi (@Kyank) on découvre qu’aujourd’hui, ce n’est pas seulement la fête de l’indépendance du Bénin, mais aussi l’anniversaire de Mouloud Achour. Un seul mot : Youpi ! Enfin, Twitter est aussi un puit sans fond, Will.i.am semble avoir céder aux avances du petit oiseau bleu (la preuve). Mais il semblerait que son kiff, ce soit plus d’entendre parler de lui que de véritablement profiter du réseau. Son addiction devient envahissante (ingrat). Enfin, quel meilleur moyen pour suivre les JO que Twitter (certes, en seconde position après la télé), où tout est perpétuellement analysé et décrypté. Il y a l’interdiction de tweeter au JO, qui est très bien respectée bien sûr. On retrouve donc les tweets de sportifs et des stars (Justin Bieber, inéxorablement), mais aussi tous les tweets du public, qui font buguer le réseau. Tout ça, ça donne 9 millions de mentions de l’évènement déjà, et des athlètes virés à cause de leur tweets (une grecque et un suisse).

 

En bref, après avoir sauté d’un hélicoptère avec la reine d’Angleterre pour célébrer l’ouverture des JO à Londres, Daniel Craig réapparait dans un tout nouveau trailer du prochain 007 : Skyfall. Autres légende, autre histoire, en ce qui concerne la Terre du Milieu, il semblerait que "le Hobbit" soit une trilogie.

Autant vous dire qu’on n’en a pas fini avec les nains aux pieds poilus ! Mais nous, ce qu’on aime vraiment, c’est Paris. A ne pas rater non plus, le succès fulgurant de l’équipe australienne de natation synchronisée : avant même d’avoir concourue, elles ont conquis le cœur du public. L’équipe française, un peu plus terre à terre, souffre de la comparaison ! Bien sûr, le combat ne se joue pas (encore) sur un terrain sportif… Enfin, finissons sur une performance d’actrice qui arrive quand même à faire applaudir et hurler de rire une salle de cinéma toute entière au beau milieu d’un combat final de Batman. Je parle bien de Marion Cotillard, alors prenez garde au spoiler et filez sur ce lien uniquement si vous avez vu le film, ou si vous vous en foutez du sort réservé à Miranda Tate.

Romance à l’eau de jasmin

1 août

par Aurore.

L’Inde est un pays qui vous fascine, vous effraie mais vous attire ? Les castes vous intriguent et le sort des femmes vous révolte ? Alors Trishna est fait pour vous. Sinon, ne vous forcez pas. Attention, ne vous méprenez pas, Trishna est un excellent film. L’histoire y est bien écrite, les scènes bien filmées et le contexte parfaitement observé et reconstitué, mais malheureusement, l’Inde est un pays dur, même au cinéma. L’Inde gagne à être connue, alors ne la jugez pas trop vite !

Synospis :

Trishna, c’est le prénom d’une jeune indienne de 19 ans (Freida Pinto), l’ainée d’une famille nombreuse qui vit à Osian dans le Rajastan. Elle travaille pour aider son père à subvenir aux frais de toute la famille. Elle l’aide ou sert dans un hôtel. Trishna est très belle, et elle est élevée dans la plus stricte tradition indienne. Alors quand Jay, un indien élevé à Londres, fils d’une anglaise et d’un indien, tombe sous son charme, tout se complique pour la jeune fille.

En Inde, pas question de ne serait-ce que se montrer avec des hommes si l’on n’est pas mariée ou accompagnée d’un membre de sa famille. Accepter un trajet en rickshaw de quelques kilomètres offerts par ces jeunes touristes britanniques  peut paraître insignifiant pour nous, mais pour elle, ça veut dire beaucoup. Et parce que les contes de fées font encore rêver aujourd’hui, Jay est le fils d’un riche propriétaire d’hotels. Il va rapidement proposer à Trishna de lui trouver un emploi dans un de ses hôtels de Jaipur. S’offrant ainsi le loisir de la voir quotidiennement et de l’aider, à charge pour lui de garder ses distances. Le fossé qui les sépare est flagrant, alors que Trisha l’appelle « monsieur » et le remercie à chaque fois qu’il lui parle ; les amis de Jay, rentrés à Londres, l’appelle et lui demande « quoi de neuf avec Trishna ? ». Pas grand chose donc. Trishna, c’est donc l’histoire d’amour de jeunes gens en 2012 dans un pays complexe, rongé par la tradition et les clivages.

Mickael Winterbottom est le réal d’ « Un cœur invaincu », film plutôt réussi qui raconte l’histoire tragique de Marianne Pearl. Jouée par Angelina Jolie, c’est l’épouse du journaliste Daniel Pearl décapité par des terroristes en 2002. Ce n’est donc pas la première fois que Winterbottom s’intéresse à cette région du monde. Mais avec « Trishna », il nous livre un témoignage précis et honnête d’un pays riche et passionnant. En effet, chaque petit détail a son importance, la composition et le fonctionnement d’une famille modeste rurale, le rôle du père, mais aussi les différences de mentalités selon les régions et les villes du pays. Bombay y apparaît donc comme une bulle où les jeunes indiens se confrontent à de nombreux occidentaux, les libérant ainsi de l’emprise de leur famille et de leurs obligations. Les clips de musique (assez sulfureux vu le contexte) y sont tournés, les filles dansent, se dénudent, charment. Un autre monde. Mickael Winterbottom vous fait pénétrer dans les maisons modestes de ces paysans d’Osian et les appartements plus ou moins luxueux de ces jeunes de Bombay. Le film et l’histoire sont aussi largement servis par le couple Ahmed/Pinto, dont les corps sensuels retranscrivent parfaitement cette paranthèse qu’ils ouvrent dans leur vie.

Amour, destruction, tradition, tentation, le film joue sur des sentiments que l’on connaît et que l’on affronte, tout en nous présentant des limites que l’on découvre, et des remords que l’on ne soupçonnerait pas. L’anti-Twilight c’est Trishna, c’est fort, authentique et charnel.

Alors, l’Inde, on est séduit ou on est choqué, mais on ne reste pas indifférent, et quand même, c’est important de prendre position, alors on court vivre des émotions fortes en découvrant Trishna.

Le bon point de la semaine #12

25 juil

par Aurore.

Batman et la fin de l’ère Nolan : j’espère ne rien vous apprendre, mais aujourd’hui le dernier Batman est sorti. « The dark knight rises », c’est un peu la quintessence de la folie Nolan, des images à se foutre en l’air, du rythme et des effets spéciaux de dingo-malade, on reviendra dessus, mais on peut d’ores et déjà dire : on risque d’être fan ! Mais surtout, Nolan c’est devenu le chef de la communication coup de poing, et ça marche. On a quand même patienté pendant un an, en frémissant devant une bande annonce qui n’était qu’un condensé de tous les autres Batman. Alors, maintenant que le film est sorti, la toile est totalement en furie. Tout le monde en veut un bout. Florilège des meilleures publications sur l’homme-chauve souris. Après le drame de la tuerie de Aurora, certains médias sont rapidement tombés dans le mauvais goût, à vous donc de juger la Une du Libé du jour. Mais heureusement, Batman et son équipe, ce n’est que de l’amour et du grand cœur, c’est pour cela que Christian Bale et sa femme (quoi ? il est marié ?!) ont rendu visite aux victimes de la fusillade. On salue le geste, mais on ne peut pas s’empêcher de penser « belle stratégie pour redorer l’image du film ».  C’est alors que l’on se tourne vers ceux qui ont toujours des problèmes futiles : la ville de Batman en Turquie porte plainte contre Nolan. Par contre, la toile est unanime sur la prestation de Marion Cotillard, ou plutôt contre d’ailleurs. Attention, le ciné, c’est du sérieux, des étudiants ont même pris la peine de prouver que le vol plané en cape, bah c’est pas possible et surtout, c’est dangereux ! Batman, c’est aussi les méchants, et c’est l’occasion de vérifier vos connaissances en méchants !

Finissons sur une note mode, elle est partout, alors Batman, c’est quand même l’occasion de mettre à l’heure du jour la gamme de couleur de sa manucure ! Et oui, Batman ça vend, et bien. Giorgio Armani signe les costumes trois pièces de Bruce au cinéma et en profite pour communiquer dessus. Un vrai petit écrin en tissu italien pour l’homme chauve-souris ! 

Banksy x Olympics Games : on parle encore des JO, mais cette fois, c’est le street art suscité qui nous intéresse. Banksy, véritable pape de la bombe aérosol, c’est LA légende urbaine. Le mystère reste entier autour de lui, pourtant il ne faut jamais longtemps pour que ses œuvres d’art soient découvertes et adulées. La toile n’a pas tardé à faire un inventaire rapide de ces dernières réalisations. Comme toujours, Banksy ne semble pas être le seul, mais c’est bien le meilleur !

En bref, ne ratez pas la dernière campagne Lanvin, tout le monde en parle, la maison mythique a choisi des gens « normaux » pour sa campagne Automne/Hiver 2012. Ah, vous vous demandez encore ce que c’est des gens normaux ? Des gens qui n’ont pas entre 18 et 25 ans, des gens qui font potentiellement moins d’1m 85 et plus de 45kg, des gens qui ont une vie (mangent, boivent et rigolent même parfois), enfin des gens raisonnablement photoshopés. Des ovnis sur les grandes campagnes de mode donc et Lanvin fait le buzz ! Les images sont toujours signées Steven Mesel, on retrouve l’esthétique très léchée et les couleurs soigneusement agencées. Alors que les Etats Unis se réjouissent, la France critique : la maison n’aimerait plus les jeunes. Rien que ça !

On termine sur une note légère et confortable. Si vous en avez marre de travailler et que vous avez du mal à dormir, cédez pour le hoodiepillow, ce coussin dernière génération : une capuche intégrée vous permet d’être calfeutrée dans votre nuit d’été. Et si vous adorez lire au lit mais vous en avez marre d’avoir froid aux bras, vous devez aussi connaître la slanket. Look de hipster assuré.

Le bon point de la semaine #10

11 juil

par Aurore.

Les séries à ne pas manquer : les séries américaines, c’est un puits sans fond de bonheur. Chacune nous apportant toujours son lot de surprises et d’histoires inédites. Passionné par le Seigneur des Anneaux et Kameloot ? Regardez Games of Thrones ! Passionné de dérapages et de foirages en tous genres ? Laissez-vous séduire par Californication. Intriguées par les serial killer à la barbe parfaite ? Les filles, tournez-vous vers Dexter. Mais tout ça ce n’est pas bien récent, alors quelles sont les séries à ne pas manquer cet été ? La première saison vient de finir aux Etats-Unis mais il n’est pas trop tard pour vous mettre à « Girls ». C’est Jena Dunham qui écrit et joue le personnage principal. Produit par Judd Apatow (pape de l’humour américain), cette série raconte l’histoire de quatre VRAIES filles, oui new-yorkaises quand même, faut pas pousser non plus. Le ton y est étonnamment franc, et les plans assez explicites. Alors, on aime bien les voir galérer, mais comme elles sont devenues nos copines, on se réjouit quand elles trouvent quand même des solutions. La deuxième nouveauté, c’est the Newsroom (c’est le cas de le dire, ahah). Au cœur d’une chaine d’information du câble, le présentateur Will McAvoy doit envisager sa reconversion : après un discours trop honnête pour le public américain, il doit recomposer toute son équipe, c’est alors qu’il se retrouve à travailler avec son ex, la productrice Mackenzie McAle. Ils vont alors poser les bases d’un nouveau journal d’informations, pendant une heure, ils vont faire des reportages et des interviews permettant « d’informer les électeurs ». Sur fond de bons sentiments genre « on aime la paix mais on n’aime pas Sarah Palin et le pétrole », la série est bien ficelée, les plans laissent supposer que l’on observe les personnages à leur insu, genre caché derrière une plante. Le montage tient en haleine et les personnages sont bien écrits. Mais si vous voulez rester fidèles aux classiques, une information à noter : Breaking Bad reprend dimanche aux Etats-Unis. Un événement à part entière !

Survival by Muse : A moins que vous ne viviez dans un trou (très profond) depuis deux ans, vous savez que le 27 Juillet à 19h30, les Jeux Olympiques s’ouvriront à Londres. Et depuis quelques semaines, nous avons découvert la musique qui servira de toile de fond à cet événement. A chaque entrée des sportifs et aux remises de médailles, c’est « Survival » de Muse que l’on entendra résonner. Le son semble s’inspirer de Queen pour produire des accords grandiloquents qui reflétent la grandeur de l’événement, de ses participants et des combats qui y prennent place. Alors, le comité d’organisation a sauté sur l’occasion et a produit un clip retraçant des décennies de sport et d’exploits ! Survival figurera sur le prochain album du groupe, Second Law, qui sortira en septembre.

Bilbo le Hobbit (cliquez pour voir l’image en grand)

En bref, Jupiter sort un nouvel album et on craque déjà pour cette cover.

Pourquoi pas aller faire un tour à Minneapolis pour profiter du festival idéal : le festival des vidéos de chat !! Et on finit sur une bannière « magnifique » (ou kitchissime), annonçant la sortie de Bilbo le hobbit, on frémit (ou pas.)

Le bon point de la semaine #8

27 juin

par Aurore.

Play me I’m Yours : vous vous sentez une âme de virtuose mais vous n’avez jamais eu les moyens de vous offrir un Steinway ? Play me i’m yours est l’événement dont vous aviez besoin pour vous révéler. Ce projet international voit le jour en 2008 : plusieurs dizaines de pianos, redécorés par des artistes aussi talentueux que différents, élisent domicile aux quatre coins d’une grande ville du monde. Ils sont alors à disposition des passants qui peuvent s’y produire ou simplement les admirer. Pour l’été 2012, ce sont 40 instruments qui s’installent à Paris. Depuis le 22 Juin et jusqu’au 8 Juillet, les pianos sont tout à vous entre 9h 30 et 20h 30 chaque jour. Une plateforme participative est également mise en place afin que chacun puisse partager son expérience. Alors, il est temps de ressortir ses vieilles partitions et de profiter des longues journées (d’été).

La nouvelle Revue du Web : nous, geeks, connaissons bien la revue du web. Sorte de florilège de toute la richesse d’internet, cette revue hebdomadaire est signée lesinrocks.com. Mais depuis plusieurs longues semaines, son auteure avait déserté les ondes, à croire qu’il ne se passait plus rien sur le net. Grave erreur ! Internet étant un puit sans fond, un eldorado de la folie humaine, ou pire, la Revue du Web a été contrainte de refaire surface. Au moins pour nous aider à y voir plus clair. Toujours à la pointe de la modernité, la « RDW » passe sous format tumblr mais continuera toujours à nous dégoter les perles de la toile.

En bref, Nora Ephron, réalisatrice américaine, spécialiste en titre de la comédie romantique, nous a quitté hier. Quand Harry rencontre Sally et Nuit blanches à Seattle, c’était elle ! Pas du cinéma digne de ce nom aux yeux de tous, mais des grands classiques à leur manière quand même. Le magazine Vanity Fair a alors proposé à ses followers de twitter les, plus ou moins, grandes leçons de vie qu’ils avaient retenu au fil de ses films. Certaines réponses sont (inévitablement) un peu nunuche, mais après tout l’idée est plutôt innocente et j’en ai retenu une qui m’a bien plu.

"Si jamais une jeune fille lit ceci, à cet instant précis, elle devra se précipiter et enfiler un bikini, pour ne le quitter qu’à 34 ans" Bel esprit !

Passons à de la culture au sens noble du terme (j’en entends qui huent déjà au fond) le Centre du Costume de Scène et de Scénographie de Moulins a ouvert le 16 Juin une exposition explorant les nombreuses créations de Christian Lacroix pour les ballets de l’opéra de Paris. Des pièces qui méritent donc, au minimum, qu’on les signale. Enfin, pour les plus curieux, la dernière tendance du web semble être les « cielmon… » : je vous avais déjà parlé de notre cher « cielmonedl », mais le premier du nom semble être « cielmonmarais », et depuis de nombreux autres ont flori aux quatre coins de la toile. Chacun reprenant des gif pour les appliquer à des situations bien spécifiques. Enfin, la private joke est à la portée de tous !

Histoire de bé-Cannes

9 juin

par Baptiste.

Rideau ! Le 65ème Festival de Cannes a fermé ses portes. Cette année encore les robes, les talons aiguilles, les coiffures, les costards et les nœuds pap’ furent à l’honneur sur le Red Carpet ! Pardon ? Il s’agit d’un festival dédié au cinéma ?! Mille excuses, j’ai cru un instant que les films n’étaient qu’un prétexte à un défilé haute couture. Parlons donc de ces films et surtout du Palmarès de cette édition présidée par Nanni Moretti.

Si l’année précédente Robert De Niro avait récompensé des films venus de divers genres et surtout ouvert les portes de Cannes à plusieurs outsiders du cinéma (Tree of Life, Artist, Polisse, Drive…) et bien avec Moretti que Nanni. Le réalisateur italien a claqué la porte au nez de tous les spectateurs, en récompensant Haneke, Vinterberg, Matteo Garrone, Cristian Mungiu« Circolate non c’è niente da vedere ». Ces réalisateurs ne sont pas mauvais, mais ils appartiennent tous au cinéma indépendant (voir même « underground ») et très pompeux. On est dans la masturbation intellectuelle (à l’image du président du Jury) que seuls les critiques de Télérama, Nouvel Obs, Cahiers du Cinéma iront voir et aduleront.

Bref, j’ai trouvé cette édition bien fade. Un peu de folie n’aurait pas été de refus dans ce Palmarès : « Moonrise Kingdom », Schoenaert/Cotillard/Audiard, Resnais, Pattinson/Cronenberg, Garrett Hedlund (Sur la Route), Andrew Dominik (Cogan)… Les possibilités étaient nombreuses. Mais non !

Cette semaine, j’ai donc repris la route pour Cannes avec deux films qui présentent plusieurs similitudes. D’abord, ils sont tous deux adaptés de romans ; ensuite, dans les deux cas : sans voiture pas de films. En fait, il pourrait s’agir de Twilight 6 – Séparation, où Edward est enfin seul et mène une vie de golden boy solitaire pendant que Bella tente d’oublier son albinos d’ex.

Le premier, « Cosmopolis » de David Cronenberg (La Mouche, Les Promesses de l’Ombre) avec Robert Pattinson (De l’eau pour les éléphants), Juliette Binoche (Le patient Anglais), Mathieu Amalric (Tournée), Paul Giamatti (Shoot’em up). Adapté de DeLillo.

Le second, « Sur la Route » de Walter Salles (Carnet de Route) avec Sam Riley (Control), Garett Hedlund (Tron, l’héritage), Kristen Stewart (Runaways), Viggo Mortensen (Le Seigneur des Anneaux), Kirsten Dunst (Melancholia). Adapté du  roman culte de Jack Kerouac.

Synopsis :

- Cosmopolis

Embarqué dans sa limousine pour se faire couper les cheveux, à l’autre bout de la ville, Eric Parker assiste à la fin d’un monde. Le sien…

- Sur la Route

Sal (écrivain), Dean (ex-taulard) et sa fiancée, Marylou prennent la route à la recherche de liberté.

Oui, c’est court et concis… ce qui n’est pas le cas des films !

Verdict :

- Cosmopolis

J’attendais ce film événement avec impatience ! Événement, un film de Cronenberg l’est toujours mais à cela s’ajoute le challenge de Robert Pattinson : jouer un vrai grand rôle. De plus, la bande annonce, toute en tension ascendante, annonçait un film immédiatement culte et les critiques lues jusqu’à présent étaient très positives.

Côté positif : la mise en scène hypnotique de Cronenberg ; ensuite, Rob Pattinson très bon (beau gosse, froid, cruel… on reste toutefois dans le thème du vampire) ; puis, le respect total des dialogues du livre ; et enfin, la vision de fin du monde capitaliste représenté par son personnage principal, habitué à tout contrôler mais dont les événements le dépasseront et provoqueront sa chute.

Je ne relève qu’un aspect négatif à ce film : la surabondance de dialogues, récité sans émotions et sans vie, qui fait que le film semble s’étirer à l’infini. Car même si cela est intentionnel (voir conceptuel), pour la première fois l’idée de quitter la salle m’a traversé l’esprit.

Impression de déception immédiate donc à la sortie de la séance (les critiques en avaient-elles trop fait ?). Mais, le sentiment d’avoir assisté à une curieuse expérience de cinéma procure une étrange envie de revoir le film. La Cronenberg touch, sans doute…

- Sur la Route

Peu de choses à dire concernant la réalisation de Walter Salles, qui s’avère des plus classiques et sans grande originalité. A noter toutefois, la belle photographie du film (inutile mais je précise : la photographie est faite par un français). Côté acteurs, ils sont tous plutôt impliqués et justes, dont Garett Hedlund (dans le rôle de Dean Moriarty) qui parvient à se démarquer.

Le film peut sembler être un peu longuet, mais 2h20 pour faire le tour des USA en voiture : qui dit mieux ? Si le film ne se montre pas à la hauteur du livre (aussitôt vu, aussitôt oublié), on sort tout de même du film avec une impression de liberté (qui a dit : enfin sorti ?) et l’envie de lire les œuvres de la beat generation pour s’en inspirer et ainsi avoir à notre tour le désir de prendre la route.

Le bon point de la semaine #3

23 mai

par Aurore.

Le générique du Petit Journal : je ne vous apprends rien, la formule de Petit Journal a changé en Septembre dernier. Maintenant c’est une émission indépendante, calée au milieu du Grand Journal. Au début, tout le monde a critiqué « ah non mais c’est trop mou maintenant », mais je pense que ça y est, le Petit Journal a retrouvé son rythme de croisière.  Il se pourrait même qu’il échappe pour le coup au naufrage annoncé du Grand Journal. Et oui qu’est-ce que vous voulez, on ne se débarrasse pas comme ça du sexyssime (et poilant) Yann Barthès. Et c’est là que j’arrive à mon scoop. Un scoop qui vient de mon travail acharné pour vous servir de l’info chaude, et de mon observation accrue du monde qui nous entoure. Je vous met au défi, ce soir, vous allumez la tv à 20h05, vous attendez patiemment pendant la pub, genre vous partez vous faire une petite salade, vous revenez pour la seconde partie, et là, à 20h30 quand le programme se finit, vous vous concentrez.  Le générique de fin du Petit Journal c’est trois bandeaux qui s’enchainent sur le bas de l’écran. On remercie l’équipe, les marques qui ont prêté les beaux habits de Yann, Charlotte, etc. Mais au milieu, les blagues continuent (on ne s’arrête jamais de rigoler dans le monde merveilleux de la tv) : dans le deuxième écran, à la deuxième ligne, il ya TOUJOURS écrit nimporte quoi ! La rédaction fait passer ses messages perso « merci Bobby pour ton tee-shirt » « ok pour le resto à 21h » « ma maman c’est la plus belle, joyeux anniversaire ». Vérifiez, vous allez rigoler ! Promis.

(vous avez beau chercher, vous ne comprenez pas ? vous avez raison : la photo n’a rien à voir avec ce scoop, simple illustration du sujet)

Prometheus dans le métro : je ne pouvais pas ne pas vous en parler, c’est un film qui fait déjà sensation avant même d’être en salles, et puis ça concerne Paris, le métro. Nos vrais amours quoi ! Pour promouvoir le film (encore très confidentiel)(haha), une station de métro a été crée sur la ligne 9. C’est la station Saint Martin, fermée depuis 1993, qui est redécorée aux « couleurs » du film. Le métro ne s’y arrête pas, mais la Fox peut déjà être fière de son idée : ça a pas mal buzzé cette affaire !

En bref, Michael Fassbender a enfin récupéré sa couleur de cheveux naturelle (dans Prometheus, il se pare d’une coupe au bol couleur des blés) et cela pour notre plus grand bonheur, mesdames, alors ne ratez pas cette vidéo tirée du shooting de Mario Testino (la vidéo ici, cliquez, ne passez pas à côté, ça donne du baume au cœur !) pour GQ. Ensuite, difficile de passer à côté, mais je suis là pour m’assurer que vous êtes au courant de tout, donc je vous le redis si nécessaire : Donna Summer nous a quitté vendredi. Cette semaine j’ai aussi découvert un accessoire bien utile et un site qui l’est beaucoup moins (mauvaisgout.net, tout est dit !).

Source : Huffington Post, A long time ago, Cometeshop

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